1 CORINTHIENS 14 : 01 À 40 *** + 1 C0RINTHIANS 14 : 01 to 40 + NOTES : JOHN MACARTHUR

16/12/2015 16:46

1 CORINTHIENS 14 : 01 À 40 *** +
 

1 ¶  Recherchez la charité. Aspirez aussi aux dons spirituels, mais surtout à celui de prophétie.

Recherchez l’amour. Cet ordre s’adresse à tous les croyants. L’Église de Corinthe aurait dû s’attacher à rechercher avec ardeur l’amour divin tel que décrit dans le ch. précédent, puisqu’un manque d’amour était à la base de tous ses problèmes spirituels.

Aspirez aussi aux dons spirituels. L’amour n’est pas un frein à la manifestation des dons. Paul avait recommandé de ne pas aspirer aux dons spectaculaires (#1Co 12:31) et de ne pas considérer tel don comme supérieur aux autres (#1Co 12:14-25). Dans le désir de se conformer à ses instructions, certains croyants auraient pu croire qu’il était préférable de mettre tous les dons de côté pour sauvegarder l’unité. Cependant, les dons spirituels sont souverainement distribués par Dieu à chaque croyant, et ils sont indispensables à l’édification de l’Église (#1Co 12:1-10). Dans ce contexte, aspirer aux dons, c’est désirer qu’ils soient utilisés au sein de la communauté avec fidélité et pour le service du Seigneur; il n’est nullement question d’ambitionner pour soi-même un don particulièrement prisé dont on est dépourvu. En tant qu’assemblée, les Corinthiens devaient désirer que tous les dons soient pleinement exprimés parmi eux. Le pluriel « vous » souligne l’aspiration de l’Église en tant qu’ensemble.

surtout …  prophétie. Ce don spirituel servait à l’édification de l’Église entière, contrairement aux langues (v. #1Co 14: 5).

 

2  En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c’est en esprit qu’il dit des mystères.

celui qui parle en langue. Le mot langue est au singulier dans le texte grec; cf. vv. #1Co 14: 4, #1Co 14:13-14, #1Co 14: 19, #1Co 14: 27), ce qui indique qu’il s’agit du don païen factice qui se manifestait par un semblant de discours chez une personne en extase. Comme ce genre d’expression est défini par sa qualité unique de non-langage, l’emploi du singulier s’impose. À l’opposé, il est possible de distinguer les langues véritables les unes des autres, c’est pourquoi Paul emploie un pluriel lorsqu’il les évoque (vv. #1Co 14: 6, #1Co 14: 18, #1Co 14:22-23, #1Co 14: 29). Les seules exceptions se trouvent aux vv. 13, 27-28, où il est question d’une seule personne qui parle une seule langue humaine véritable.

 

ne parle pas aux hommes, mais à Dieu. « À Dieu » peut être mieux rendu par « à un dieu ». Le texte grec n’emploie pas d’article défini ici (voir une traduction identique en #Ac 17: 23, « à un dieu inconnu »). Leur langage incompréhensible n’était rien d’autre qu’un culte rendu à des dieux païens. La Bible ne mentionne aucun exemple où un croyant aurait parlé à Dieu dans une langue autre qu’une langue humaine.

personne ne le comprend, et c’est en esprit qu’il dit des mystères. Les Corinthiens charnels qui proféraient des faux discours d’inspiration païenne ne se souciaient guère d’être compris, mais ils tenaient à se donner en spectacle. L’esprit par lequel ils s’exprimaient n’était pas le Saint-Esprit, mais leur propre esprit humain ou même un démon; les mystères qu’ils proclamaient concernaient les religions initiatiques païennes et étaient censés représenter une profondeur de la connaissance accessible seulement à un petit groupe privilégié d’initiés. Ces mystères ne ressemblaient en rien à ceux mentionnés dans l’Écriture (#Mt 13: 11 ; #Ep 3:9), qui sont des révélations divines de la vérité auparavant cachée

14:2-39 Bien que certaines traductions manquent de cohérence sur ce point, la distinction entre le singulier langue et le pluriel langues est essentielle à la compréhension de ce ch. Paul semble employer le singulier pour désigner le faux don, qui consistait à produire des sons inintelligibles, et réserver le pluriel au don véritable des langues étrangères. C’est probablement à cause de cette distinction que certaines traductions ajoutent le mot « inconnu » devant chaque forme au singulier (cf. vv. #1Co 14: 2, #1Co 14: 4, #1Co 14:13-14, #1Co 14: 19, #1Co 14: 27). L’interprétation qui résulte de cette distinction sera précisée dans chaque passage concerné. Paul aborde trois aspects principaux du parler en langues accordé par le Saint-Esprit, par opposition aux tendances charnelles et aux simulations extatiques de langage empruntées au paganisme:

1° sa position inférieure par rapport à la prophétie (vv. #1Co 14:1-19);

2° sa raison d’être en tant que signe pour les non-croyants, et non pour les croyants (vv. #1Co 14:20-25);

3° son mode d’expression systématique, limité et ordonné (vv. #1Co 14:26-40).

 

3  Celui qui prophétise, au contraire, parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console.

prophétise. Le vrai don de prophétie ou de prédication de la vérité forme un contraste saisissant avec la cacophonie qui voulait passer pour l’expression du don des langues. Il produit des fruits conformes à la volonté de Dieu pour l’Église: l’édification dans la vérité, l’encouragement à l’obéissance et le réconfort dans les difficultés. Les dons spirituels s’expriment toujours pour le bénéfice des autres, jamais pour soi-même.

 

4  Celui qui parle en langue s’édifie lui-même ; celui qui prophétise édifie l’Église.

en langue. À nouveau (comme au v. #1Co 14: 2), Paul emploie le singulier pour parler du baragouin païen et souligne avec sarcasme (cf. v. #1Co 14: 16 ; #1Co 4:8-10 pour un autre ex. de sarcasme) son caractère égoïste en tant qu’édification de soi-même. Remplis d’orgueil, certains croyants laissaient libre cours à l’expression de leur émotion qui, à son tour, gonflait leur ego et les faisait s’enorgueillir davantage.

édifie l’Église. Quel que soit leur genre, le ministère qui leur est lié ou encore la manifestation particulière qu’ils prennent, tous les dons spirituels proviennent du Saint-Esprit. Ils ont pour fonction de le faire connaître, de le faire comprendre et de le manifester dans l’Église et dans le monde, en étant une source de bénédiction spirituelle pour tous ceux qui bénéficient de leur exercice.

 

5  Je désire que vous parliez tous en langues, mais encore plus que vous prophétisiez. Celui qui prophétise est plus grand que celui qui parle en langues, à moins que ce dernier n’interprète, pour que l’Église en reçoive de l’édification.

parliez tous en langues …  prophétisiez. Dans ce passage, le pluriel « langues » apparaît puisqu’il s’agit du vrai don des langues. De toute évidence, Paul n’exprimait pas son désir réel, même concernant le vrai don, étant donné que l’idée même était inconcevable et contraire au principe de l’octroi souverain des dons par Dieu (#1Co 12:11, #1Co 12:30). Il émet ici tout simplement l’idée que, s’ils tenaient tellement à réclamer les dons qu’ils ne possédaient pas, ils devaient au moins rechercher celui qui était le plus durable et le plus précieux pour l’Église. Les langues sont utiles à l’Église seulement lorsqu’elles sont interprétées (le mot grec habituel pour « traduction »). Dieu a fait accompagner le don des langues par celui de l’interprétation, afin que le signe puisse servir aussi à édifier les croyants. Le don des langues ne devait jamais être exercé sans traduction (v. #1Co 14: 28), afin que l’Église puisse être édifiée lorsqu’il se manifestait.

 

6 ¶  Et maintenant, frères, de quelle utilité vous serais-je, si je venais à vous parlant en langues, et si je ne vous parlais pas par révélation, ou par connaissance, ou par prophétie, ou par doctrine ?

de quelle utilité vous serais-je …  en parlant en langues? Même un apôtre, s’il parlait en langues, n’apportait aucun bénéfice spirituel à une assemblée, à moins qu’une interprétation ne clarifie son discours. Celle-ci lui permettait de prêcher et d’enseigner la révélation et la connaissance d’une manière compréhensible. Ce don ne pouvait pas être employé à des fins personnelles, pour plusieurs raisons:

1° il était un signe pour les non-croyants (v. #1Co 14: 22);

2° il devait être interprété pour revêtir un sens, même pour l’orateur (v. #1Co 14: 2);

3° il devait être une source d’édification pour l’Église (v. #1Co 14: 6).

 

7  Si les objets inanimés qui rendent un son, comme une flûte ou une harpe, ne rendent pas des sons distincts, comment reconnaîtra-t-on ce qui est joué sur la flûte ou sur la harpe ?

14:7-9 Paul illustre ici sa pensée sur l’inutilité du don, même authentique, si aucune traduction ne l’accompagne pour que l’Église puisse en bénéficier. Si même les instruments inanimés sont censés produire des sons qui forment un sens, à combien plus forte raison la parole humaine doit-elle être porteuse de sens, en particulier lorsqu’elle a pour fonction d’exprimer les pensées de Dieu.

 

8  Et si la trompette rend un son confus, qui se préparera au combat ?

9  De même vous, si par la langue vous ne donnez pas une parole distincte, comment saura-t-on ce que vous dites ? Car vous parlerez en l’air.

10  Quelque nombreuses que puissent être dans le monde les diverses langues, il n’en est aucune qui ne soit une langue intelligible ;

14:10-11 Paul souligne un principe évident: la fonction de toute langue est de communiquer, et non d’impressionner ou de semer la confusion, comme c’était le cas avec le don falsifié chez les Corinthiens. L’intérêt des langues était clair dès leur toute première apparition: chacun pouvait entendre les apôtres parler dans sa propre langue (#Ac 2:6 ; cf. v. #1Co 14: 8). Ce passage prouve, sans aucune ambiguïté, que le vrai don des langues n’a jamais été un charabia inintelligible, mais simplement une langue humaine qui devait être traduite (v. #1Co 14: 13).

 

11  si donc je ne connais pas le sens de la langue, je serai un barbare pour celui qui parle, et celui qui parle sera un barbare pour moi.

12  De même vous, puisque vous aspirez aux dons spirituels, que ce soit pour l’édification de l’Église que vous cherchiez à en posséder abondamment.

Paul reprend le thème de l’édification, qui est l’élément central commun à tous les dons (#1Co 12:7).

 

13  C’est pourquoi, que celui qui parle en langue prie pour avoir le don d’interpréter.

14  Car si je prie en langue, mon esprit est en prière, mais mon intelligence demeure stérile.

14:14-17 Sur le même ton sarcastique (cf. v. #1Co 14: 16 ; #1Co 4:8-10), Paul continue de parler du don falsifié, c’est pourquoi il emploie le mot « langue » au singulier. Il formule une supposition, afin d’illustrer la folie et l’inutilité de s’exprimer à l’aide de bruits extatiques. L’orateur lui-même ne pouvait pas comprendre ce qu’il disait. Quelle utilité y a-t-il de prier ou de louer Dieu sans comprendre un mot de ce que l’on dit? Personne ne pourrait dire « Amen » à de telles absurdités.

 

15 ¶  Que faire donc ? Je prierai par l’esprit, mais je prierai aussi avec l’intelligence ; je chanterai par l’esprit, mais je chanterai aussi avec l’intelligence.

16  Autrement, si tu rends grâces par l’esprit, comment celui qui est dans les rangs de l’homme du peuple répondra-t-il Amen ! à ton action de grâces, puisqu’il ne sait pas ce que tu dis ?

simples auditeurs. Le mot grec désignait les personnes ignorantes ou non éduquées.

 

17  Tu rends, il est vrai, d’excellentes actions de grâces, mais l’autre n’est pas édifié.

18  Je rends grâces à Dieu de ce que je parle en langue plus que vous tous ;

je parle en langue plus que vous. Certains manuscrits grecs mettent ici « langues », au pluriel Paul souligne qu’en écrivant ces lignes il ne condamne aucunement l’utilisation du don authentique des langues. On ne peut pas l’accuser d’être jaloux parce qu’il ne posséderait pas ce don. En cet endroit de son discours, il cesse de parler en termes hypothétiques à propos de l’imitation du parler en langues. En réalité, il avait plus souvent l’occasion d’utiliser le don authentique que toute l’assemblée (même s’il n’est pas précisé dans quelles circonstances). Il savait ce qu’était le don authentique et en faisait un usage conforme à son but. Il est cependant intéressant de remarquer que le N.T. ne mentionne aucune situation où il l’a exercé. L’apôtre ne signale pas non plus, dans ses propres écrits, de cas précis d’une manifestation particulière de ce don par un chrétien quelconque.

 

19  mais, dans l’Église, j’aime mieux dire cinq paroles avec mon intelligence, afin d’instruire aussi les autres, que dix mille paroles en langue.

instruire aussi les autres. Il s’agit ici du principe général qui résume sa pensée: ce qui compte, c’est d’enseigner les autres, avec le discernement et l’intelligence nécessaires.

 

20  Frères, ne soyez pas des enfants sous le rapport du jugement ; mais pour la malice, soyez enfants, et, à l’égard du jugement, soyez des hommes faits.

des enfants …  des hommes faits. La plupart des membres de l’Église de Corinthe se trouvaient dans un état spirituel tout à l’opposé de l’attitude que Paul leur recommandait d’adopter: ils avaient profondément pénétré les voies du mal, mais ils manquaient lamentablement de sagesse. Pourtant, il leur fallait faire preuve de maturité dans le jugement pour comprendre la véritable nature et le rôle du don des langues, qui exerçait une fascination puissante sur la chair à cause de son caractère spectaculaire et merveilleux. Paul demandait à ses lecteurs de mettre de côté les émotions et les expériences vécues, ainsi que les désirs de la chair et l’orgueil, et de s’engager dans une réflexion sérieuse sur le rôle des langues.

14:20-25 Ce passage capital aborde la raison d’être du don des langues. Paul enseigne clairement qu’il ne peut en aucun cas s’agir d’une expérience commune à tous les croyants, puisque ce don, comme tous les autres, est dispensé souverainement par Dieu (#1Co 12:11); il n’est pas non plus lié au baptême dans le Saint-Esprit, que tous les croyants reçoivent (#1Co 12:13). Loin d’être la marque d’une spiritualité supérieure, il est un don de moindre valeur (v. #1Co 14: 5). Pour toutes ces raisons et à cause de la corruption du don originel par les Corinthiens, l’apôtre décrit les règles à respecter pour que ce don se manifeste d’une manière appropriée et limitée à son rôle de signe.

 

21 ¶  Il est écrit dans la loi : C’est par des hommes d’une autre langue Et par des lèvres d’étrangers Que je parlerai à ce peuple, Et ils ne m’écouteront pas même ainsi, dit le Seigneur.

Il est écrit. Dans une citation libre d’#Esa 28:11-12, Paul explique que le Seigneur avait prédit, longtemps à l’avance, qu’un jour il utiliserait des étrangers parlant des langues inconnues en tant que signes pour son peuple rebelle, mais qu’ils ne l’écouteraient même pas ainsi. Cette « autre langue » était la manifestation du don des langues, donné uniquement comme signe pour Israël rebelle. Ce signe comprenait la malédiction, la bénédiction et l’autorité. Afin de mettre en évidence la malédiction, Paul cite l’avertissement adressé par Esaïe à Juda au sujet du jugement exercé par l’Assyrie, les chefs rejetaient ses paroles parce qu’elles leur paraissaient trop simples, mais le prophète annonçait que le temps viendrait où le peuple entendrait l’assyrien, une langue qu’il ne comprendrait pas et qui serait un signe de jugement. D’une manière semblable, Jérémie annonça la destruction de Juda par les Babyloniens (cf. #Jér 5:15). Lorsque les apôtres ont parlé diverses langues à la Pentecôte (#Ac 2:3-12), les Juifs auraient dû reconnaître que le jugement prophétisé et historiquement accompli par les Assyriens, puis par les Babyloniens, allait bientôt s’abattre de nouveau sur eux à cause de leur rejet de Christ. Il inclurait la destruction de Jérusalem (en 70 apr. J.-C.), comme en 586 av. J.-C. sous la domination de Babylone.

 

22  Par conséquent, les langues sont un signe, non pour les croyants, mais pour les non-croyants ; la prophétie, au contraire, est un signe, non pour les non-croyants, mais pour les croyants.

un signe …  pour les non-croyants. Paul poursuit son explication en indiquant clairement que les langues sont données à cause des non-croyants. En d’autres termes, ce don ne sert à rien dans une assemblée composée uniquement de croyants. Une fois qu’il a accompli sa fonction  prononcer un jugement ou une malédiction sur Israël - et que l’événement annoncé s’est produit, ce signe a disparu en même temps que sa raison d’être. En tant que signe de bénédiction, il annonçait la naissance d’une nouvelle nation composée de Juifs et de païens (#Ga 3:28), formée par Dieu pour rendre Israël jaloux et l’amener un jour à la repentance (cf. #Ro 11:11-12, #Ro 11:25-27). À cause de cette fonction, il a été repris lorsque les païens se sont joints à l’Église (#Ac 10:44-46). Il conférait en outre de l’autorité à ceux qui prêchaient le jugement aussi bien que la bénédiction (#2Co 12:12), y compris Paul (v. #1Co 14: 18).

la prophétie …  pour les croyants. À l’opposé, le don de prophétie ne profite qu’aux croyants, qui peuvent, grâce à leur nouvelle nature et à la présence du Saint-Esprit, comprendre la vérité spirituelle (cf. #1Co 2:14 ; #1Jn 2:20, #1Jn 2:27).

 

23  Si donc, dans une assemblée de l’Église entière, tous parlent en langues, et qu’il survienne des hommes du peuple ou des non-croyants, ne diront-ils pas que vous êtes fous ?

Si donc …  tous parlent en langues. Comme Paul l’explique en détail plus loin (vv. #1Co 14:27-28), lorsque le don des langues l’emportait sur les autres et qu’il était exercé d’une manière anarchique au sein de l’Église  même auprès de non-croyants et dans le contexte historique approprié - il débouchait sur un désordre qui jetait le discrédit et le déshonneur sur l’Évangile.

vous êtes fous. Le mot grec désigne un état de frénésie incontrôlable. Lorsque le don authentique s’est manifesté en #Ac 2, aucune folie ne l’accompagnait, et chacun a pu comprendre les paroles dans sa propre langue (v. #1Co 14: 11). A Corinthe, le chaos régnait.

 

24  Mais si tous prophétisent, et qu’il survienne quelque non-croyant ou un homme du peuple, il est convaincu par tous, il est jugé par tous,

14:24-25

Mais si tous prophétisent. C’est-à-dire s’ils proclament publiquement la Parole de Dieu. « Tous » ne signifie pas qu’il faille parler tous à la fois (cf. v. #1Co 14: 31) mais renvoie plutôt à une situation hypothétique où les Corinthiens, au lieu de créer une cacophonie de langues, se mettraient tous à prêcher la Parole. Leur prédication aurait un effet puissant sur les non-croyants, l’Évangile serait honoré et des âmes se convertiraient et adoreraient Dieu.

 

25  les secrets de son cœur sont dévoilés, de telle sorte que, tombant sur sa face, il adorera Dieu, et publiera que Dieu est réellement au milieu de vous.

26 ¶  Que faire donc, frères ? Lorsque vous vous assemblez, les uns ou les autres parmi vous ont-ils un cantique, une instruction, une révélation, une langue, une interprétation, que tout se fasse pour l’édification.

les uns ou les autres parmi vous. Il semble que le chaos et le désordre étaient les seuls maîtres de cette assemblée (v. #1Co 14: 33). L’absence de mention d’anciens ou de responsables est significative. Les prophètes eux-mêmes manquaient de maîtrise d’eux-mêmes (cf. vv. #1Co 14: 29, #1Co 14: 32, #1Co 14: 37). Chacun apportait sa contribution à son gré, quand et comment il le voulait.

un cantique. La lecture ou le chant d’un psaume de l’A.T.

une instruction. Il s’agit probablement d’une doctrine ou d’un sujet d’un intérêt particulier (v. #1Co 14: 33).

une révélation. Une parole provenant de Dieu, qu’elle soit fausse ou authentique.

une langue. Au singulier, il est ici question du don falsifié.

une interprétation. Il est ici question de l’interprétation du message donné en langue.

pour l’édification. C’est la manière de Paul de parler de la fin du règne du chaos. L’édification était le but recherché (cf. vv. #1Co 14:3-5, #1Co 14: 12, #1Co 14: 17, #1Co 14: 26, #1Co 14: 31), mais le chaos dans l’assemblée des Corinthiens ne permettait pas de l’atteindre (cf. #Ro 15:2-3 ; #1Th 5:11).

14:26-40 Dans cette dernière partie consacrée aux langues, Paul met l’accent sur leur usage limité et ordonné au sein de l’Église. Même si l’on admet l’existence de ce don aujourd’hui encore, la difficulté de suivre les instructions claires de ces vv. est, elle aussi, toujours d’actualité.

 

27  En est-il qui parlent en langue, que deux ou trois au plus parlent, chacun à son tour, et que quelqu’un interprète ;

14:27-28 Ces vv. contiennent des instructions pour l’exercice du don: prise de parole

1° par deux ou trois personnes seulement, à l’occasion d’un culte;

2° à tour de rôle, un à la fois;

3° seulement en présence d’un interprète.

Si ces conditions n’étaient pas remplies, le croyant devait méditer et prier en silence.

 

28  s’il n’y a point d’interprète, qu’on se taise dans l’Église, et qu’on parle à soi-même et à Dieu.

29  Pour ce qui est des prophètes, que deux ou trois parlent, et que les autres jugent ;

14:29-31 Étant donné que les épîtres pastorales de Paul (1 et 2 Ti; Tit) ne mentionnent pas de prophètes, il semble clair que cette fonction unique a cessé d’être exercée dans l’Église avant même la fin de l’ère apostolique. Cependant, au moment où Paul écrivait aux Corinthiens, les prophètes jouaient encore un rôle central dans cette Église (cf. #Ac 13:1). Dans ce passage, il donne quatre recommandations pour leur prédication:

1° seulement deux ou trois pouvaient parler;

2° les autres prophètes devaient juger de leurs paroles;

3° si Dieu donnait une révélation à quelqu’un pendant qu’un prophète parlait, celui-ci devait s’incliner devant celui qui avait reçu le message de Dieu;

4° les prophètes devaient parler à tour de rôle.

 

30  et si un autre qui est assis a une révélation, que le premier se taise.

31  Car vous pouvez tous prophétiser successivement, afin que tous soient instruits et que tous soient exhortés.

32  Les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes ;

Les prophètes ne devaient pas seulement se juger les uns les autres avec discernement, mais encore se maîtriser eux-mêmes. Dieu ne désire pas que les croyants perdent le contrôle de leur esprit. Ceux qui recevaient et proclamaient la vérité devaient à tout prix avoir l’esprit lucide. Contrairement aux procédés d’origine démoniaque, la communication de la Parole de Dieu aux hommes ne s’accompagne d’aucune bizarrerie, extase, transe ni activité débridée.

 

33  car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. Comme dans toutes les Églises des saints,

désordre. Ce v. fournit la clé du ch. dans son ensemble. L’attitude de l’Église qui offre un culte doit refléter la nature et le caractère de Dieu, qui est un Dieu de paix et d’harmonie, d’ordre et de clarté, et non de conflit et de confusion (cf. #Ro 15: 33 ; #2Th 3:16 ; #Hé 13: 20).

Comme dans …  saints. Certains rattachent ces mots au début du v. 33, mais cela paraît moins adéquat. Il est préférable de comprendre qu’il s’agit d’introduire le v. 34 comme un principe universel, applicable dans toutes les Églises.

 

34 ¶  que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d’y parler ; mais qu’elles soient soumises, selon que le dit aussi la loi.

les femmes se taisent dans les assemblées. Ce principe me paraît universel et applicable sans aucune restriction géographique ni culturelle. Si le contexte immédiat de ce v. concerne la prophétie, il inclut plus largement les langues, qui sont le thème général du ch. La Parole de Dieu définit clairement, à mon avis, la position des femmes au sein de l’Église: leur rôle n’est pas de diriger, mais plutôt de demeurer dans la soumission. Ce n’est probablement pas une coïncidence si de nombreuses assemblées prônant le parler en langues et le don d’opérer guérisons et miracles permettent aussi aux femmes de diriger le culte, de prêcher et d’enseigner. Elles peuvent, certes, être des enseignantes capables, mais elles n’ont pas à « parler » dans les Églises. C’est même « malséant » pour elles. Apparemment, certaines femmes perturbaient le culte, déjà bien chaotique, en posant des questions en public.

 

35  Si elles veulent s’instruire sur quelque chose, qu’elles interrogent leurs maris à la maison ; car il est malséant à une femme de parler dans l’Église.

36 ¶  Est-ce de chez vous que la parole de Dieu est sortie ? ou est-ce à vous seuls qu’elle est parvenue ?

de chez vous que la parole de Dieu est sortie? Le message apporté par Paul de la part de Dieu est mis sur le même plan que l’A.T. (#Mr 7:13). C’était le message enseigné par les apôtres (#Ac 4:31 ; #Ac 6:2), prêché par Pierre aux non-Juifs (#Ac 11:1) et communiqué par Paul au cours de ses trois voyages missionnaires (le premier, #Ac 13: 5, #Ac 13: 7, #Ac 13: 44, #Ac 13:48-49 ; le deuxième, #Ac 16: 32 ; #Ac 17: 13 ; #Ac 18: 11 ; le troisième, #Ac 19: 10). Cf. #Col 1:25.

14:36-37 Paul savait que les Corinthiens allaient réagir face à toutes ces règles destinées à mettre fin au laisser-aller dans leurs cultes; les personnes mentionnées pouvaient s’opposer à ses paroles. L’apôtre anticipe cette opposition et lance un défi à ceux qui se croiraient au-dessus de ses paroles  et par conséquent au-dessus de l’Écriture - et qui voudraient passer outre ou les interpréter de manière à ce qu’elles confirment leurs idées préconçues: un vrai prophète ou une personne possédant le véritable don des langues se soumettrait sans peine aux principes que Dieu avait révélés par lui.

 

37  Si quelqu’un croit être prophète ou inspiré, qu’il reconnaisse que ce que je vous écris est un commandement du Seigneur.

38  Et si quelqu’un l’ignore, qu’il l’ignore.

ignore. Celui qui ne reconnaît pas l’autorité de l’enseignement de Paul ne peut être reconnu comme un serviteur légitime qui a reçu un véritable don de Dieu.

 

39  Ainsi donc, frères, aspirez au don de prophétie, et n’empêchez pas de parler en langues.

n’empêchez pas …  langues. Le don légitime des langues était limité dans son objectif et dans le temps, mais tant qu’il opérait dans l’Église primitive, son exercice ne devait pas être entravé. La prophétie était le don le plus précieux, en raison de sa capacité à édifier, exhorter et réconforter dans la vérité (v. #1Co 14: 3).

 

40  Mais que tout se fasse avec bienséance et avec ordre.

Ce v. fournit la clé du chapitre dans son ensemble. L’attitude de l’Église qui offre un culte doit refléter la nature et le caractère de Dieu, qui est un Dieu de paix et d’harmonie, d’ordre et de clarté, et non de conflit et de confusion (cf. #Ro 15: 33 ; #2Th 3:16 ; #Hé 13: 20).

 

 

1 C0RINTHIANS 14 : 01 to 40 + NOTES : JOHN MACARTHUR

 

¶ 1 after love. Also desire spiritual gifts, especially that you may prophesy.

Search love. This order is for all believers. The Corinthian church should seek to earnestly seek the divine love as described in Ch. precedent, since a lack of love was the basis of all spiritual problems.

Desire spiritual gifts. Love is not an obstacle to the manifestation of the gifts. Paul had recommended not aspire to spectacular gifts (1 Cor 12:31 #) and not to consider such a gift as superior to others (# 1 Corinthians 12: 14-25). In the desire to comply with his instructions, some believers might have thought it best to put the gifts aside to safeguard unity. However, spiritual gifts are distributed sovereignly by God to every believer, and they are essential to building the Church (# 1 Corinthians 12: 1-10). In this context, aspirate donations, it is desired that they are used within the community and with fidelity to the Lord's service; there is no question of ambition for himself a particularly popular gift which we are unprepared. As an assembly, the Corinthians were to be desired that all donations are fully expressed among them. The plural "you" underlines the aspiration of the Church as a whole.

... especially prophecy. This spiritual gift was used for building the entire Church, unlike languages ​​(v # 1 Cor. 14: 5).

 

2 For he who speaks in a tongue does not speak to men but to God, for no one understands him, and in the spirit he speaketh mysteries.

one who speaks in tongues. Language the word is singular in the Greek text; cf. vv. # 1 Corinthians 14: 4, # 1 Corinthians 14: 13-14, # 1 Corinthians 14: 19, # 1 Cor 14: 27), indicating that it is the pagan fictitious gift was manifested in a semblance of speech in a person in ecstasy. As such term is defined by its unique quality of non-language, the singular is required. In contrast, it is possible to distinguish the true language of each other, which is why Paul uses the plural when talking about them (vv # 1 Cor. 14: 6, # 1 Corinthians 14: 18, # 1 Corinthians 14: 22-23, # 1 Cor 14: 29). The only exceptions are found in vv. 13: 27-28, which speaks of a single person who speaks only true human language.

does not speak to men but to God. "To God" can be better rendered "a god." The Greek text does not use the definite article here (see the same translation #AC 17: 23, "to an unknown god"). Their incomprehensible language was nothing but a worship of pagan gods. The Bible does not mention any example where a believer would have talked to God in a language other than human language.

nobody understands, and in spirit he speaketh mysteries. Carnal Corinthians who uttered false pagan inspiration speech did not care to be understood, but they wanted to put on a show. The spirit by which they spoke was not the Holy Spirit, but their own human mind or even a demon; they proclaimed the mysteries concerned the pagan religions and initiatory were supposed to represent a depth of knowledge accessible only to a small privileged group of insiders. These mysteries were nothing like those mentioned in Scripture (#Mt 13: 11; #EP 3: 9), which are divine revelations of truth previously hidden

14: 2-39 Although some translations inconsistent on this point, the distinction between singular and plural language languages ​​is essential to the understanding of this c. Paul seems to use the singular to mean the false gift, which was to produce unintelligible sounds, and reserve the plural true gift to foreign languages. This is probably because of this distinction that some translations add the word "unknown" in front of each singular form (cf. vv # 1 Cor. 14: 2, # 1 Corinthians 14: 4, # 1 Corinthians 14: 13-14, 1 Cor # 14: 19 # 1 Cor 14: 27). The interpretation resulting from this distinction will be specified in each relevant passage. Paul addresses three main aspects of speaking in tongues given by the Holy Spirit, as opposed to the carnal tendencies and ecstatic simulations language borrowed from paganism:

1 ° its lower position relative to the prophecy (vv # 1 Cor. 14: 1-19);

2. its purpose as a sign for unbelievers, not for believers (vv # 1 Cor. 14: 20-25);

3 ° its mode of systematic expression, limited and orderly (vv # 1 Cor. 14: 26-40).

 

3 The one who prophesies speaks to men to edification, and exhortation, and comfort.

prophesies. The true gift of prophecy or preaching the truth forms a stark contrast to the cacophony that would pass for the expression of the gift of tongues. It produces fruit consistent with the will of God for the Church building in truth, encouraging obedience and comfort in difficulties. Spiritual gifts are always expressed for the benefit of others, never for himself.

 

4 He who speaks in a tongue edifies himself; he who prophesies edifies the church.

in language. Again (. V # as in 1 Corinthians 14: 2), Paul uses the singular to talk about the pagan gibberish and emphasizes sarcastically (cf. v # 1 Cor. 14: 16; # 1 Corinthians 4: 8-10 for another example. sarcasm) his selfish character as qu'édification oneself. Full of pride, some believers left free rein to their expression of emotion, in turn, inflated ego and pride made them more.

builds the Church. Whatever their gender, their ministry is linked or the particular event they take, all spiritual gifts come from the Holy Spirit. Their function is to make it known to the understanding and manifest in the Church and in the world, being a spiritual blessing to all who benefit from their exercise.

 

5 I wish you all spoke in tongues, but even more to prophesy. He who prophesies is greater than he who speaks in tongues, unless he interpret, that the church may receive edifying.

speak in tongues ... prophesy. In this passage, the plural "language" appears as this is the true gift of tongues. Obviously, Paul did not express his real desire, even for the real gift, because the very idea was unthinkable and contrary to the principle of the sovereign granting donations by God (1 Cor 12:11 #, # 1Co 12:30). It issues here simply the idea that if they held to demand the gifts so they did not have, they should at least find one that was more durable and more valuable to the Church. Languages ​​are useful to the church only when interpreted (the usual Greek word for "translation"). God gave the gift of tongues accompanied by that of interpretation, so that the sign can also be used to edify believers. The gift of tongues was never to be exercised without translation (v # 1 Cor. 14: 28), so that the church may be built when manifested.

 

6 ¶ And now, brethren, what shall I profit you if I come to you speaking in tongues, and if I was not speaking to you by revelation, or by knowledge, or by prophesying, or by doctrine?

of what use you ... I'd be speaking in tongues? Even an apostle, though speaking in tongues, did not provide any spiritual benefit at a meeting, unless an interpretation clarifies his speech. This allowed him to preach and teach the revelation and knowledge in an understandable way. This gift could not be used for personal purposes, for several reasons:

1 it was a sign for the unbelievers (v # 1 Corinthians 14: 22.)

2. it should be interpreted to coat a sense, even for the speaker (see # 1 Corinthians 14: 2.);

3. it must have been a source of edification for the Church (v # 1 Cor. 14: 6).

 

7 Even things without life giving sound, whether pipe or harp, except they give a distinction in the sounds, how shall it be known what is piped or harped?

14: 7-9 Paul illustrates his thinking here on the futility of giving, authentic even if no translation accompanies so that the Church can benefit. If even inanimate instruments are expected to produce sounds that form a sense, how much more human speech should it be meaningful, especially when it serves to express the thoughts of God.

 

8 For if the trumpet give an uncertain sound, who shall prepare himself to the battle?

9 Similarly you, if the language you do not give a distinct speech, how will anyone know what you say? As you speak into the air.

10 However numerous may be the world's various languages, there is none which is not intelligible language;

14: 10-11 Paul emphasizes a clear principle: the function of any language is to communicate, not to impress or confuse, as was the case with the gift falsified in Corinthians. Interest languages ​​was clear from their very first appearance: everyone could hear the apostles speaking in his own language (#AC 2: 6; cf. 1 Cor v #. 14: 8). This passage proves unambiguously that the true gift of tongues was never an unintelligible gibberish, but simply a human language that had to be translated (v # 1 Cor. 14: 13).

 

11 If then I do not know the meaning of the language, I will be a foreigner to the speaker, and the speaker will be a foreigner to me.

12 So also you, since you are zealous for spiritual gifts, either for the edification of the church that you seek to possess plenty.

Paul takes up the theme of the building, which is the central element common to all donations (# 1 Corinthians 12: 7).

 

13 Therefore let him who speaks in a tongue pray that he may interpret.

14 For if I pray in a tongue, my spirit prays, but my understanding is unfruitful.

14: 14-17 On the same sarcastic tone (see verse # 1 Cor. 14: 16; 1 Cor # 4: 8-10), Paul continues to talk about the falsified donation, which is why he uses the word "language" in singular. It makes a guess to illustrate the folly and futility to speak with ecstatic noises. He himself could not understand what he said. What use is there to pray or praise God without understanding a word of what you said? No one could say "Amen" to such nonsense.

 

15 ¶ What then? I will pray with the spirit, and I will pray with the mind; I will sing with the spirit, but I also sing with the understanding.

16 Otherwise, if you bless with the spirit, how shall he that in the ranks of the common man he say Amen to your thanksgiving, since he does not know what you say?

Simple listeners. The Greek word meant ignorant or uneducated people.

 

17 Can you believe it's true, of thanks well, but the other is not edified.

18 I thank God that I speak in tongues more than you all;

I speak in tongues more than you. Some Greek manuscripts put here "languages", plural Paul emphasizes that in writing these lines it does not condemn the use of the genuine gift of tongues. One can not accuse him of being jealous because he does not possess this gift. By this point in his speech, he stops talking in hypothetical terms about the imitation of speaking in tongues. In reality, he had more opportunities to use the authentic gift that all the congregation (although it is not clear under what circumstances). He knew what the authentic gift and made use consistent with its purpose. It is interesting to note that the NT does not mention any situation in which he exercised. The apostle does not point out, in his own writings, specific cases of a particular manifestation of this gift by any Christian.

 

19 but in the church I would rather speak five words with my mind, to instruct others, than ten thousand words in a tongue.

teach others also. This is the general principle that summarizes his thought: what matters is to teach others, with the necessary discernment and intelligence.

 

20 Brothers, do not be children in your thinking; but in malice be children, and in respect of the judgment, be men.

children ... grown men. Most Corinth Church members were in a spiritual state just the opposite of the attitude that Paul advised them to adopt: they had deeply penetrated the ways of evil, but woefully lacking in wisdom. Yet they had to be mature in judgment to understand the true nature and role of the gift of tongues, which exerted a powerful fascination on the flesh because of its spectacular and wonderful character. Paul asked his readers to put aside the emotions and experiences, and the desires of the flesh and pride, and to engage in serious reflection on the role of languages.

14: 20-25 This key passage discusses the purpose of the gift of tongues. Paul clearly teaches that it can in no case be an experience common to all believers, because this gift, like all others, is sovereignly given by God (1 Cor 12:11 #); it is not related to the baptism in the Holy Spirit, which all believers receive (1 Cor 12:13 #). Far from being the mark of a superior spirituality, it is a lower value of the gift (v # 1 Cor. 14: 5). For all these reasons and because of the corruption of the original donation by the Corinthians, the apostle describes the rules for this gift is manifested in an appropriate and limited role so his sign.

 

¶ 21 It is written in the law, By men of other tongues and other lips will I speak unto this people; and they do not even listen to me, saith the Lord.

It is written. In a free quote from Esa # 28: 11-12, Paul says that the Lord had predicted, in advance, that one day he would use foreign speaking unknown languages ​​as signs for his rebellious people, but they do not even listen well. This "other language" was the manifestation of the gift of tongues given only as rebellious sign for Israel. This sign contained the curse, blessing and authority. To highlight the curse, Paul quotes Isaiah's warning to Judah concerning the judgment exercised by Assyria, heads because they rejected his words seemed to them too simple, but the prophet announced that the time would come when the people hear the Assyrian, a language he does not understand and which would be a sign of judgment. In a similar way, Jeremiah announced the destruction of Judah by the Babylonians (cf. Jer 5:15 #). When the apostles spoke different languages ​​at Pentecost (#AC 2: 3-12), the Jews should have recognized that the prophesied judgment and historically accomplished by the Assyrians and the Babylonians, would soon befall them again because of their rejection of Christ. It would include the destruction of Jerusalem (in 70 A.D.), as in 586 BC. AD under the rule of Babylon.

 

22 Therefore, tongues are a sign, not for believers, but for unbelievers; prophecy, however, is a sign, not for unbelievers but for believers.

... a sign for unbelievers. Paul goes on to explain clearly indicating that languages ​​are given because of non-believers. In other words, this gift is useless in an assembly consists only of believers. Once it has completed its function pronounce a judgment or a curse on Israel - and announced that the event occurred, that sign has disappeared along its purpose. As a sign of blessing, he announced the birth of a new nation of Jews and Gentiles (#Ga 3:28), formed by God to make Israel jealous and bring him one day to repentance (see # Ro 11: 11-12, #Ro 11: 25-27). Because of this feature, it was resumed when the pagans joined the church (#AC 10: 44-46). He also gave authority to those who preached the judgment as well as the blessing (# 2Co 12:12), including Paul (1 Cor 14 # v. 18).

prophecy ... for believers. In contrast, the gift of prophecy only benefits the believers, which can, thanks to their new nature and presence of the Holy Spirit, to understand spiritual truth (cf. 1 Cor 2:14 #; # 1 Jn 2: 20, # 1 Jn 2:27).

 

23 If then, in an entire church congregation, and all speak with tongues, and there come in men unlearned, or unbelievers, will they not say that you are mad?

If so ... all speak with tongues. As Paul explains in detail later (vv # 1 Cor. 14: 27-28), when the gift of tongues outweighed the others and it was exercised in an anarchic within the Church itself from non-believers and in the appropriate historical context - he uncorked a disorder which cast discredit and disgrace on the gospel.

you are crazy. The Greek word means a state of uncontrollable frenzy. When the authentic gift manifested in #AC 2, no madness accompanied him, and everyone was able to understand the words in their own language (see # 1 Cor. 14: 11). In Corinth, chaos reigned.

 

24 But if all prophesy, and there come in one unbelieving or unlearned, he is convinced by all, he is judged by all,

14: 24-25

But if all prophesy. That is to say if they publicly proclaim the Word of God. "Everyone" does not mean talking all at once (see verse # 1 Cor. 14: 31), but rather refers to a hypothetical situation where the Corinthians, instead of creating a cacophony of languages, would start at all preach the Word. Their preaching would have a powerful effect on the non-believers, the gospel would be honored and souls would be converted and worship God.

 

25 the secrets of his heart made manifest; and so falling down on his face he will worship God, declaring that God is among you.

26 ¶ What then, brethren? When you assemble, one or the other of you have they a psalm, an instruction, a revelation, a tongue or an interpretation, that all things be done for edification.

one or the other of you. It seems that the chaos and disorder were the sole masters of the meeting (see # 1 Cor. 14: 33). The lack of mention of elders or leaders is significant. The prophets themselves were lacking control of themselves (cf. vv # 1 Cor. 14: 29, # 1 Corinthians 14: 32, # 1 Cor 14: 37). Each brought its contribution in its discretion, how and when he wanted to.

a hymn. Reading or singing of a psalm of A.T.

an instruction. It is probably a doctrine or a subject of particular interest (see # 1 Cor. 14: 33).

a revelation. A word from God, whether false or genuine.

a tongue. The singular question here of falsified donation.

interpretation. This is about the interpretation of the message given language.

for edification. This is the way Paul talk about the end of the reign of chaos. The building was the goal (cf. vv # 1 Cor. 14: 3-5, # 1 Corinthians 14: 12, # 1 Corinthians 14: 17, # 1 Corinthians 14: 26, # 1 Cor 14: 31), but in chaos 'meeting Corinthians did not allow to reach (see #Ro 15: 2-3; 1 Thessalonians 5:11 #).

14: 26-40 In this last section on languages, Paul emphasizes their limited use and ordained within the Church. Even if we admit the existence of this gift even today, the difficulty to follow the clear instructions of these vv. is, too, still topical.

 

27 Is it speaking in a tongue, two or at the most three, each in turn, and let one interpret;

14: 27-28 These verses. contain instructions for the exercise of the gift: speaking

1 by two or three people on the occasion of a cult;

2 in turn, one at a time;

3. only in the presence of an interpreter.

If these conditions were not met, the believer should meditate and pray in silence.

 

28 if there is no interpreter, let him keep silent in the church and speak to himself and to God.

29 As for the prophets, two or three speak, and let the others judge

14: 29-31 Since the Pastoral Epistles of Paul (Ti 1 and 2; Tit) do not mention prophets, it seems clear that this unique feature has ceased to be exercised in the Church before the end of Apostolic era. However, when Paul wrote to the Corinthians, the prophets were still playing a central role in that Church (cf. #AC 13: 1). In this passage, it gives four recommendations for their preaching:

1 only two or three could speak;

2 ° the other prophets were to judge their words;

3. if God gave a revelation to someone for a prophet spoke, it was to bow to the one who had received the message of God;

4. prophets had to speak in turn.

 

30 and if to another sitting was a revelation, that the first be silent.

31 For you can all prophesy one by one, that all may learn and all be encouraged.

32 The spirits of prophets are subject to prophets;

The prophets were not only judging one another with care, but still control themselves. God does not desire that believers lose control of their mind. Those who received and were proclaimed the truth at any cost have the clear mind. Unlike the demonic processes, communication of the Word of God to men not accompanied by any quirk, ecstasy, trance or unbridled activity.

 

33 For God is not a God of disorder but of peace. As in all churches of the saints,

disorder. This v. provides the key c. in general. The attitude of the Church offers worship should reflect the nature and character of God who is a God of peace and harmony, order and clarity, and not of conflict and confusion (see # Ro 15: 33; # 2 Thess 3:16; Heb # 13: 20).

As in ... saints. Some relate the words at the beginning of v. 33, but it seems less appropriate. It is best to understand this is to introduce v. 34 as a universal principle applicable in all churches.

 

¶ 34 women keep silence in the churches: for it is not permitted unto them to speak; but they are subject, as also saith the law.

women keep silence in the churches. This principle seems universal and applicable without any geographical or cultural restrictions. If the immediate context of this verse. concerns prophecy, it includes wider languages, which are the general theme of ch. The Word of God clearly defines, in my opinion, the position of women within the Church: their role is not to lead, but to remain in the submission. It is probably no coincidence that many meetings advocating speaking in tongues and the gift of miracles and healings operate also allow women to lead worship, preach and teach. They can certainly be capable teachers, but they do not have to "talk" in the churches. It is even "unseemly" for them. Apparently some women disrupted worship, already chaotic, asking questions in public.

 

35 And if they will learn any thing, let them ask their husbands at home; for it is shameful for a woman to speak in church.

36 ¶ Is it from you that the word of God out? or is it to you only that it reached?

to you the word of God out? The message brought by Paul from God is on the same plane as the AT (#Mr 7:13). That was the message taught by the apostles (4:31 #AC; #AC 6: 2), Peter preached to the Gentiles (#AC 11: 1) and communicated by Paul during his three missionary journeys (the First, #AC 13: 5, #AC 13: 7, #AC 13: 44 #AC 13: 48-49; the second, #AC 16: 32; #AC 17: 13; #AC 18: 11; Third, #AC 19: 10). See #Col 1:25.

14: 36-37 Paul knew that the Corinthians would react to all these rules to end the sloppiness in their worship; the persons mentioned could object to his words. The apostle anticipates this objection and issued a challenge to those who believe above his words and therefore above Scripture - and who would ignore or interpret them so that they confirm their ideas Preconceived: a true prophet or a person with the true gift of tongues would submit easily to the principles that God had revealed through him.

 

37 If anyone thinks to be a prophet or spiritual, let him acknowledge that what I write to you are the commandments of the Lord.

38 And if any man be ignorant, let him be ignorant.

ignores. Whoever does not recognize the authority of Paul's teaching can not be recognized as a legitimate servant who has been a true gift from God.

 

39 Therefore, brethren, desire earnestly to prophesy, and do not forbid speaking in tongues.

... do not forbid languages. The legitimate gift of tongues was limited in purpose and in time, but as long as it operated in the early Church, its exercise must not be impeded. The prophecy was the most precious gift because of its ability to edify, exhort and comfort in the truth (v # 1 Cor. 14: 3).

 

40 Let all things be done decently and in order.

This v. provides the key to the whole chapter.. The attitude of the Church offers worship should reflect the nature and character of God who is a God of peace and harmony, order and clarity, and not of conflict and confusion (see # Ro 15: 33; # 2 Thess 3:16; Heb # 13: 20).

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