2 ROIS 06 : 1 à 33 *** + 2 KINGS 06 : 1 to 33 + NOTES TO JOHN MACARTHUR

04/02/2017 05:43

2 ROIS  06 : 1 à 33 *** +
 

1 ¶  Les fils des prophètes dirent à Élisée : Voici, le lieu où nous sommes assis devant toi est trop étroit pour nous.

 

le lieu où nous sommes assis. Certains prennent le verbe « s’asseoir » (utilisé aussi au v. 2 et traduit « habitation ») dans le sens de « vivre ». Cela amène à conclure que les « fils des prophètes », ceux auxquels Élisée dispensait un enseignement particulier, vivaient en communauté. Cependant, le même verbe est utilisé pour David assis devant l’Éternel dans l’adoration (#2S 7:18) et pour les anciens assis devant Ézéchiel afin d’écouter ses conseils (#Ez 8:1 ; #Ez 14: 1). Il peut donc simplement s’agir d’une allusion au bâtiment dans lequel les jeunes gens étaient enseignés. Le nombre croissant de personnes désireuses de profiter de cet enseignement nécessitait des locaux plus grands.

 

2  Allons jusqu’au Jourdain ; nous prendrons là chacun une poutre, et nous nous y ferons un lieu d’habitation. Élisée répondit : Allez.

3  Et l’un d’eux dit : Consens à venir avec tes serviteurs. Il répondit: J’irai.

4  Il partit donc avec eux. Arrivés au Jourdain, ils coupèrent du bois.

 

Jourdain …  bois. Dans la vallée du Jourdain poussaient des arbres plutôt petits, tels que les saules, les tamaris et les acacias, qui produisaient du bois de charpente léger. La construction serait simple et humble.

 

5  Et comme l’un d’eux abattait une poutre, le fer tomba dans l’eau. Il s’écria : Ah ! mon seigneur, il était emprunté !

 

fer …  emprunté. Le fer était cher et relativement rare en Israël à cette époque, et cet apprenti prophète devait être très pauvre: la hache lui avait été prêtée, car il n’avait pas les moyens d’en acheter une. Il n’avait aucun moyen de rembourser le propriétaire.

 

6  L’homme de Dieu dit : Où est-il tombé ? Et il lui montra la place. Alors Élisée coupa un morceau de bois, le jeta à la même place, et fit surnager le fer.

 

fit surnager le fer. Élisée jeta un bâton dans le fleuve, à l’endroit où le fer de la hache était tombé, et le bâton ramena le fer à la surface, malgré son poids. Par ce miracle, l’Éternel montra, une fois de plus, qu’il prenait soin de celui qui lui était fidèle.

 

7  Puis il dit : Enlève-le ! Et il avança la main, et le prit.

8 ¶  Le roi de Syrie était en guerre avec Israël, et, dans un conseil qu’il tint avec ses serviteurs, il dit : Mon camp sera dans un tel lieu.

 

roi de Syrie. Ben-Hadad Ier ou, plus probablement, Ben-Hadad II (v. #2R 6:24).

en guerre. Le roi syrien avait probablement mené des raids (v. #2R 6:23) destinés à piller les villes d’Israël.

 

9  Mais l’homme de Dieu fit dire au roi d’Israël : Garde-toi de passer dans ce lieu, car les Syriens y descendent.

 

l’homme de Dieu. C’est-à-dire Élisée (v. #2R 6:12).

roi d’Israël. C’est-à-dire Joram.

Garde-toi de passer dans ce lieu. Grâce aux révélations surnaturelles qu’il recevait, Élisée pouvait informer continuellement Joram des villes israélites que le roi de Syrie prévoyait d’attaquer. Le roi prenait alors les précautions nécessaires et fortifiait la ville afin de déjouer les projets syriens.

 

10  Et le roi d’Israël envoya des gens, pour s’y tenir en observation, vers le lieu que lui avait mentionné et signalé l’homme de Dieu. Cela arriva non pas une fois ni deux fois.

11  Le roi de Syrie en eut le cœur agité ; il appela ses serviteurs, et leur dit : Ne voulez-vous pas me déclarer lequel de nous est pour le roi d’Israël ?

 

lequel de nous. Le roi syrien était persuadé qu’un membre de son entourage révélait ses plans à Israël.

 

12  L’un de ses serviteurs répondit : Personne ! ô roi mon seigneur ; mais Élisée, le prophète, qui est en Israël, rapporte au roi d’Israël les paroles que tu prononces dans ta chambre à coucher.

13 ¶  Et le roi dit : Allez et voyez où il est, et je le ferai prendre. On vint lui dire : Voici, il est à Dothan.

 

le ferai prendre. Le roi syrien projetait de capturer Élisée, puisqu’il connaissait tous ses secrets (v. #2R 6:12), afin qu’il ne puisse plus informer le roi d’Israël, quoi qu’il sache.

Dothan. Ville située dans la région montagneuse de Manassé, à environ 16 km au nord de Samarie et 19 km au sud de Jizreel. Elle contrôlait un col primordial le long de la route principale qui reliait Damas à l’Égypte (cf. #Ge 37:17).

 

14  Il y envoya des chevaux, des chars et une forte troupe, qui arrivèrent de nuit et qui enveloppèrent la ville.

 

une forte troupe. Contrairement à ce qu’il avait fait lors des raids précédents, de petite envergure (vv. #2R 6:8, #2R 6:23), le roi de Syrie envoya cette fois-ci des troupes conséquentes, avec des chevaux et des chars, pour s’emparer d’Élisée. Arrivée à Dothan, l’armée encercla la ville.

 

15  Le serviteur de l’homme de Dieu se leva de bon matin et sortit ; et voici, une troupe entourait la ville, avec des chevaux et des chars. Et le serviteur dit à l’homme de Dieu : Ah ! mon seigneur, comment ferons-nous ?

16  Il répondit : Ne crains point, car ceux qui sont avec nous sont en plus grand nombre que ceux qui sont avec eux.

 

ceux qui sont avec nous. Élisée désignait ainsi l’armée céleste de Dieu (cf. #Jos 5:13-15 ; #2Ch 32:7-8 ; #Da 10:20 ; #Da 12:1).

 

17  Élisée pria, et dit : Éternel, ouvre ses yeux, pour qu’il voie. Et l’Éternel ouvrit les yeux du serviteur, qui vit la montagne pleine de chevaux et de chars de feu autour d’Élisée.

 

ouvre ses yeux. Élisée dut demander au Seigneur d’accorder à son serviteur la possibilité de voir le monde normalement invisible, et il put effectivement voir les armées célestes prêtes à combattre les Syriens (cf. #Ge 32:1-2).

 

18  Les Syriens descendirent vers Élisée. Il adressa alors cette prière à l’Éternel: Daigne frapper d’aveuglement cette nation ! Et l’Éternel les frappa d’aveuglement, selon la parole d’Élisée.

 

aveuglement. Le mot hébreu n’apparaît qu’ici et en #Ge 19: 11. Il semble se rapporter à un aveuglement provoqué par une lumière éclatante (« chars de feu », v. 17). Les deux emplois bibliques du terme impliquent un acte miraculeux, avec une présence angélique, et tous deux sont utilisés dans le contexte de la délivrance d’un danger.

 

19  Élisée leur dit : Ce n’est pas ici le chemin, et ce n’est pas ici la ville ; suivez-moi, et je vous conduirai vers l’homme que vous cherchez. Et il les conduisit à Samarie.

 

suivez-moi …  vers l’homme que vous cherchez. Puisqu’il se rendait lui-même à Samarie, Élisée ne mentait pas: il conduisit effectivement l’armée syrienne à l’endroit où elle le trouverait.

 

20  Lorsqu’ils furent entrés dans Samarie, Élisée dit : Éternel, ouvre les yeux de ces gens, pour qu’ils voient ! Et l’Éternel ouvrit leurs yeux, et ils virent qu’ils étaient au milieu de Samarie.

 

dans Samarie. Dieu livra une grande partie de l’armée syrienne aux mains du roi d’Israël, et ce sans aucune effusion de sang. Les Syriens furent forcés de constater qu’ils étaient entièrement cernés et prisonniers d’Israël.

 

21  Le roi d’Israël, en les voyant, dit à Élisée : Frapperai-je, frapperai-je, mon père ?

 

mon père. En utilisant cette expression, qui évoquait le respect présent dans une relation filiale, le roi d’Israël montrait qu’il reconnaissait l’autorité d’Élisée.

 

22  Tu ne frapperas point, répondit Élisée ; est-ce que tu frappes ceux que tu fais prisonniers avec ton épée et avec ton arc ? Donne-leur du pain et de l’eau, afin qu’ils mangent et boivent ; et qu’ils s’en aillent ensuite vers leur maître.

 

Tu ne frapperas point. Avec toute l’autorité dont il jouissait par délégation divine, Élisée interdit l’exécution des prisonniers. Il était rare et cruel de mettre, de sang-froid, des prisonniers de guerre à mort, et c’était encore plus inapproprié du fait qu’ils avaient été capturés grâce à la puissance miraculeuse de Dieu. Un comportement généreux des Israélites rendrait témoignage à la bonté de Dieu et pouvait, en outre, prévenir de futures attaques syriennes. Il s’agissait d’une victoire morale (v. #2R 6:23).

 

23  Le roi d’Israël leur fit servir un grand repas, et ils mangèrent et burent ; puis il les renvoya, et ils s’en allèrent vers leur maître. Et les troupes des Syriens ne revinrent plus sur le territoire d’Israël.

 

un grand repas. Dans le Proche-Orient ancien, la prise en commun d’un repas pouvait signifier la conclusion d’une alliance entre les deux parties (cf. #Lé 7:15-18).

 

24 ¶  Après cela, Ben-Hadad, roi de Syrie, ayant rassemblé toute son armée, monta et assiégea Samarie.

 

Ben-Hadad. Ce même Ben-Hadad avait déjà assiégé Samarie (#1R 20: 1) suite à un acte de bonté stupide et mal placé d’Achab (#1R 20: 42).

toute son armée. Contrairement à la tactique employée lors des raids de petite envergure (vv. #2R 6:8, #2R 6:23) et lors de l’envoi de troupes pour capturer Élisée (v. #2R 6:14), Ben-Hadad rassembla, cette fois-ci, son armée tout entière et marcha sur la capitale pour l’assiéger.

 

25  Il y eut une grande famine dans Samarie ; et ils la serrèrent tellement qu’une tête d’âne valait quatre-vingts sicles d’argent, et le quart d’un kab de fiente de pigeon cinq sicles d’argent.

 

une tête d’âne …  quatre-vingts sicles d’argent. Le siège provoqua une famine terrible qui affecta toute la ville, au point qu’on acceptait de payer un prix exorbitant pour avoir une partie peu intéressante d’un animal impur (#Lé 11:2-7 ; #De 14:4-8).

fiente de pigeon. Il s’agissait soit d’un surnom pour certains pois ou racines, soit de crottes, utilisées comme combustible ou nourriture en situation de crise.

 

26  Et comme le roi passait sur la muraille, une femme lui cria : Sauve-moi, ô roi, mon seigneur !

 

Sauve-moi, ô roi. Cette femme demanda au roi Joram de rendre un verdict dans sa dispute avec une autre femme

 

27  Il répondit : Si l’Éternel ne te sauve pas, avec quoi te sauverais-je ? avec le produit de l’aire ou du pressoir ?

28  Et le roi lui dit : Qu’as-tu ? Elle répondit : Cette femme-là m’a dit : Donne ton fils ! nous le mangerons aujourd’hui, et demain nous mangerons mon fils.

 

6:28-29

Donne ton fils! nous le mangerons. Les malédictions liées à l’alliance mosaïque avaient annoncé cette sorte de cannibalisme païen, en particulier en cas d’apostasie (#Lé 26:29 ; #De 28:52-57). La manière dont la femme présenta son cas, sans témoigner la moindre émotion, ajoutait encore à l’horreur de son récit.

 

29  Nous avons fait cuire mon fils, et nous l’avons mangé. Et le jour suivant, je lui ai dit : Donne ton fils, et nous le mangerons. Mais elle a caché son fils.

30  Lorsque le roi entendit les paroles de cette femme, il déchira ses vêtements, en passant sur la muraille ; et le peuple vit qu’il avait en dedans un sac sur son corps.

 

déchira ses vêtements. Signe de souffrance et de deuil

sac sur son corps. Un vêtement grossier, fait de peau de chèvre, porté en signe de deuil (cf. #Ge 37:34) ou de repentance. Le roi ne s’humiliait pas réellement pour ses péchés ni pour ceux de la nation, sinon il n’aurait pas menacé Élisée de mort.

 

31  Le roi dit : Que Dieu me punisse dans toute sa rigueur, si la tête d’Élisée, fils de Schaphath, reste aujourd’hui sur lui !

 

la tête d’Élisée. Il peut y avoir eu plusieurs raisons à cette menace de mort proférée par le roi contre Élisée:

1° il considérait le siège comme l’œuvre de l’Éternel (v. #2R 6:33), et il supposait donc qu’étant son représentant, le prophète, avec qui les rois d’Israël étaient en conflit, était aussi impliqué;

2° il se rappelait qu’Elie avait pu mettre fin à une famine (#1R 18:41-46);

3° il pensait que la clémence d’Élisée envers l’armée syrienne (v. #2R 6:22) avait, d’une manière ou d’une autre, provoqué ce siège;

4° il estimait que, jouissant d’une puissance miraculeuse, le prophète aurait dû mettre fin à la famine.

Mais le plus probable, c’est que Joram avait espéré que le port de signes de deuil, peut-être conseillé par le prophète en tant qu’acte de repentance sincère (ce qui n’était pas le cas, déboucherait sur la fin du siège. Comme tel n’avait pas été le cas, il cherchait à tuer Élisée.

 

32  Or Élisée était assis dans sa maison, et les anciens étaient assis auprès de lui. Le roi envoya quelqu’un devant lui. Mais avant que le messager soit arrivé, Élisée dit aux anciens : Voyez-vous que ce fils d’assassin envoie quelqu’un pour m’ôter la tête ? Écoutez ! quand le messager viendra, fermez la porte, et repoussez-le avec la porte : le bruit des pas de son maître ne se fait-il pas entendre derrière lui ?

 

les anciens étaient assis auprès de lui. Les anciens étaient les dirigeants de Samarie, et leur rassemblement indiquait l’estime dont jouissait Élisée auprès des hauts responsables de la société.

fils d’assassin. Cette expression peut avoir deux significations:

1° Achab, le père de Joram, était un meurtrier (#1R 21:1-16);

2° Joram lui-même avait le caractère d’un assassin.

 

33  Il leur parlait encore, et déjà le messager était descendu vers lui, et disait : Voici, ce mal vient de l’Éternel ; qu’ai-je à espérer encore de l’Éternel ?

 

qu’ai-je à espérer encore de l’Éternel? Joram considérait, à juste titre, l’Éternel comme l’instigateur de ce siège et de cette famine, mais il déclara n’avoir aucun espoir de le voir renverser la situation.

                          

2 KINGS  06 : 1 to 33 + NOTES TO JOHN MACARTHUR

 

1 ¶ And the sons of the prophets said unto Elisha, Behold, the place where we sit before thee is too narrow for us.

 

The place where we are sitting. Some take the verb "to sit" (also used in v. 2 and translated "habitation") in the sense of "to live". This leads to the conclusion that the "sons of the prophets", to whom Elisha gave a particular teaching, lived in community. However, the same verb is used for David sitting before the Lord in worship (# 2S 7:18) and for the elders sitting before Ezekiel to listen to his counsel (#Ez 8: 1; #Ez 14: 1 ). It may therefore simply be an allusion to the building in which the young people were taught. The growing number of people wishing to take advantage of this education required larger premises.

 

2 Let us go as far as the Jordan; We will each take a beam there, and we shall make it a place of habitation. And Elisha said, Go.

3 And one of them said, Consent to come with thy servants. And he said, I will go.

4 So he went with them. When they reached the Jordan they cut wood.

 

Jourdain ... wood. In the valley of the Jordan, trees were rather small, such as willows, tamarisks and acacias, which produced light lumber. The construction would be simple and humble.

 

5 And as one of them shot down a beam, the iron fell into the water. He exclaimed, "Ah! My lord, he was borrowed!

 

Iron ... borrowed. Iron was expensive and relatively rare in Israel at that time, and this apprentice prophet must have been very poor: the ax had been lent to him, for he could not afford to buy one. He had no means of reimbursing the landlord.

 

6 The man of God said, Where did he fall? And he showed her the place. Then Elisha cut off a piece of wood, threw it in the same place, and made the iron float.

 

Caused the iron to float. Elisha threw a stick into the river, where the iron of the ax had fallen, and the stick brought the iron to the surface, in spite of its weight. By this miracle, the Lord showed once more that he took care of him who was faithful to him.

 

7 And he said, Take him away. And he put forth his hand, and took it.

8 ¶ The king of Syria was at war with Israel, and in a council which he kept with his servants, he said, My camp shall be in such a place.

 

King of Syria. Ben-Hadad Ier or, more likely, Ben-Hadad II (v. # 2R 6:24).

in war. The Syrian king had probably conducted raids (see # 2R 6:23) to plunder the cities of Israel.

 

9 But the man of God sent to the king of Israel, saying, Beware lest you go into this place: for the Syrians go down there.

 

The man of God. That is, Elisha (v. # 2R 6:12).

King of Israel. That is, Joram.

Beware of passing into this place. Thanks to the supernatural revelations he received, Elisha could constantly inform Joram of the Israelite cities that the king of Syria was planning to attack. The king then took the necessary precautions and fortified the city in order to thwart the Syrian projects.

 

10 And the king of Israel sent men to observe it, to the place which the man of God had spoken to him, and pointed out. This happened not once or twice.

11 The king of Syria had a troubled heart; He called his servants, and said unto them, Wilt thou not declare to me which of us is for the king of Israel?

 

which of us. The Syrian king was persuaded that a member of his entourage revealed his plans to Israel.

 

12 And one of his servants said, Nobody! O king my lord; But Elisha the prophet who is in Israel, tells the king of Israel what you say in your bedchamber.

13 And the king said, Go and see where he is, and I will take him. And they said to him, Behold, he is at Dothan.

 

Will take it. The Syrian king was planning to capture Elisha, since he knew all his secrets (see # 2R 6:12), so that he could no longer inform the king of Israel, whatever he knew.

Dothan. Town located in the mountainous region of Manassé, about 16 km north of Samaria and 19 km south of Jizreel. It controlled a primordial pass along the main road linking Damascus to Egypt (see #Ge 37:17).

 

14 And he sent there horses, and chariots, and a great troop, which came by night, and encompassed the city.

 

A strong troop. Contrary to what he had done in previous small-scale raids (vv. # 2R 6: 8, # 2R 6:23), the king of Syria sent consecutive troops, with horses and Chariots, to capture Elisha. Arrived at Dothan, the army encircled the city.

 

15 And the servant of the man of God arose early and went out; And, behold, a company surrounded the city, with horses and chariots. And the servant said unto the man of God, Ah! My lord, how shall we do?

16 And he said, Fear not: for they that are with us are more in number than they that are with them.

Those who are with us. Elisha thus designated the heavenly host of God (cf. JOS 5: 13-15, # 2Ch 32: 7-8, #Da 10:20, #De 12: 1).

 

17 And Elisha prayed, and said, O LORD, open his eyes, that he may see. And the LORD opened the eyes of the servant, and saw the mountain full of horses and chariots of fire round about Elisha.

 

Opens his eyes. Elisha had to ask the Lord to grant his servant the possibility of seeing the normally invisible world, and he could actually see the heavenly armies ready to fight the Syrians (see # 32: 1-2).

 

18 The Syrians went down to Elisha. He then addressed this prayer to the Lord: "Deign to strike this nation with blindness! And the LORD smote them with blindness, according to the word of Elisha.

 

blindly. The Hebrew word appears only here and in Genesis 19:11. It seems to refer to a blindness provoked by a bright light ("chariots of fire", v. 17). The two biblical uses of the term involve a miraculous act, with an angelic presence, and both are used in the context of the delivery of a danger.

 

19 And Elisha said unto them, This is not the way, and this is not the city; Follow me, and I will lead you to the man you seek. And he brought them to Samaria.

 

Follow me ... to the man you are looking for. Since he was going himself to Samaria, Elisha did not lie: he actually led the Syrian army to the place where she would find him.

 

20 And when they were come into Samaria, Elisha said, O LORD, open the eyes of these men, that they may see. And the LORD opened their eyes, and saw that they were in the midst of Samaria.

 

In Samaria. God delivered a large part of the Syrian army into the hands of the king of Israel without any bloodshed. The Syrians were forced to admit that they were completely surrounded and captured by Israel.

 

21 And when the king of Israel saw them, he said to Elisha, Shall I smite my father?

 

my father. Using this expression, which evoked respect in a filial relationship, the King of Israel showed that he recognized the authority of Elisha.

 

22 Thou shalt not smite, replied Elisha; Do you strike those whom you make prisoners with your sword and with your bow? Give them bread and water, that they may eat and drink; And then go to their master.

 

Thou shalt not strike. With all the authority he enjoyed by divine delegation, Elisha forbade the execution of the prisoners. It was rare and cruel to put cold-blooded prisoners of war to death, and it was even more inappropriate because they had been captured by the miraculous power of God. A generous behavior of the Israelites would bear witness to the goodness of God and could, in addition, prevent future Syrian attacks. It was a moral victory (v. # 2R 6:23).

 

23 And the king of Israel gave them a great meal, and they ate and drank; Then he sent them away, and they went to their master. And the troops of the Syrians no longer returned to the territory of Israel.

 

a big meal. In the ancient Near East, the sharing of a meal could mean the conclusion of an alliance between the two parties (cf # Lev 7: 15-18).

 

24 ¶ After this, Ben-Hadad, king of Syria, having gathered all his army, went up and besieged Samaria.

 

Ben-Hadad. This same Ben-Hadad had already besieged Samaria (# 1R 20: 1) after an act of the stupid and misplaced goodness of Ahab (# 1R 20:42).

His whole army. Unlike the tactics used in small-scale raids (vv # 2R 6: 8, # 2R 6:23) and when sending troops to capture Elisha (see # 2R 6:14), Ben-Hadad This time gathered his whole army and marched on the capital to besiege it.

 

25 There was a great famine in Samaria; And they pressed her so much that a donkey's head was worth eighty shekels of silver, and a quarter of a kab of pigeon's dung five shekels of silver.

 

A donkey's head ... eighty shekels of silver. The siege provoked a terrible famine which affected the whole city, to the extent that it was agreed to pay an exorbitant price for having an unattractive part of an unclean animal (# 11: 2-7; ).

Pigeon droppings. It was either a nickname for certain peas or roots, or droppings, used as fuel or food in a crisis situation.

 

26 And as the king passed over the wall, a woman cried unto him, Save me, O king, my lord.

 

Save me, O king. This woman asked King Joram to give a verdict in his dispute with another woman

 

27 He said, "If the LORD will not save you, how will I save you?" With the product of the area or the press?

28 And the king said unto him, What hast thou? And she said, This woman said unto me, Give thy son. We will eat it today, and tomorrow we will eat my son.

6: 28-29

Give your son! We shall eat it. The curses associated with the Mosaic covenant had announced this sort of pagan cannibalism, especially in the case of apostasy (# Le 26:29; #De 28: 52-57). The manner in which the woman presented her case, without showing the slightest emotion, added to the horror of her narrative.

 

29 We cooked my son, and we ate it. And the next day I said unto him, Give thy son, and we shall eat him. But she hid her son.

30 When the king heard the words of this woman, he tore his garments as he passed over the wall; And the people saw that he had a sack over his body.

 

Tore his clothes. Sign of Suffering and Mourning

Bag on his body. A coarse garment made of goatskin, worn as a sign of mourning (cf. Genesis 37:34) or of repentance. The king did not really humble himself for his sins or for those of the nation, otherwise he would not have threatened Elisha with death.

 

31 And the king said, May God punish me with all his severity, if the head of Elisha the son of Shaphat is on him today.

 

The head of Elisha. There may have been several reasons for this threat of death uttered by the king against Elisha:

(1) he regarded the siege as the work of the Lord (v. # 2R 6:33), and he therefore assumed that, as his representative, the prophet, with whom the kings of Israel were in conflict, was also involved;

(2) he remembered that Elijah had been able to put an end to a famine (# 1R 18: 41-46);

(3) he thought that the clemency of Elisha towards the Syrian army (v. # 2R 6:22) had, in one way or another, provoked this siege;

(4) he believed that, enjoying a miraculous power, the prophet should have put an end to the famine.

But most likely it was that Joram had hoped that the wearing of signs of mourning, perhaps advised by the prophet as a sincere act of repentance (which was not the case, would lead to the end of As this had not been the case, he sought to kill Elisha.

 

32 And Elisha sat in his house, and the elders sat by him. The king sent some one before him. But before the messenger came, Elisha said to the elders, "Do you see that this murderer's son is sending someone to take my head off?" Listen! When the messenger comes, close the door, and push him back with the door: is not the sound of his master's footsteps behind him?

 

The elders were seated beside him. The elders were the rulers of Samaria, and their gathering indicated the esteem which Elisha enjoyed among the highest officials of society.

Son of assassin. This expression can have two meanings:

1 Ahab, the father of Joram, was a murderer (# 1R 21: 1-16);

2. Joram himself had the character of a murderer.

 

33 And he spake unto them, and already the messenger came down unto him, and said, Behold, this evil comes from the LORD; What have I to hope from the LORD?

 

What have I to hope from the LORD? Joram rightly regarded the Lord as the instigator of this siege and famine, but declared that he had no hope of seeing it reversed.

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