38 LE PHARISIEN ET LE PUBLICAIN

24/12/2014 14:28

LES PARABOLES DE JÉSUS

 

C

 

LUC 18 : 9 à 14

9 ¶  Il dit encore cette parabole, en vue de certaines personnes se persuadant qu’elles étaient justes, et ne faisant aucun cas des autres:

10  Deux hommes montèrent au temple pour prier ; l’un était pharisien, et l’autre publicain.

11  Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain ;

12  je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus.

13  Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur.

14  Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé.

NOTES DE JOHN MACARTHUR

18: 9

Cette parabole est riche en vérités concernant la doctrine de la justification par la foi. Elle illustre parfaitement le moyen par lequel un pécheur, dénué de toute justice personnelle, peut être instantanément déclaré juste aux yeux de Dieu: un acte de repentance par la foi. Cette parabole s’adresse aux pharisiens, puisqu’ils mettaient leur confiance dans leur propre justice (vv. #Lu 18:10-11). Celui qui croit être juste par lui-même entretient une espérance vaine qui aboutit à la damnation (cf. #Ro 10:3 ; #Ph 3:9) parce que la justice humaine  y compris celle du pharisien le plus scrupuleux - est inférieure à la norme divine (#Mt 5:48). L’Écriture enseigne invariablement que les pécheurs sont justifiés lorsque la justice parfaite de Dieu leur est imputée par la foi (cf. #Ge 15: 6 ; #Ro 4:4-5 ; #2Co 5:21 ; #Ph 3:4-9). Ce n’est que sur cette base que le salut peut être accordé au publicain (comme à n’importe qui d’autre).

18: 12

jeûne deux fois par semaine. Plus que n’importe quelle instruction biblique ne le demande. Jésus jeûna au moins à une occasion (#Mt 4:2), mais il le fit en privé, conformément à ses propres instructions (cf. #Mt 6:16-18). La loi prescrivait un jeûne le jour des expiations (#Lé 16:29-31 ; #Lé 23: 27), mais tous les autres jeûnes étaient volontaires et accomplis pour des raisons particulières telles que la pénitence et la prière fervente. Le fait que les pharisiens soulevèrent cette question démontre qu’ils considéraient le jeûne comme une pratique publique permettant l’étalage de leur spiritualité. Pourtant, une critique du jeûne hypocrite se trouvait déjà dans l’A.T. (#Esa 58:3-6).

En faisant la louange de ses propres œuvres, le pharisien montre qu’il fonde toute son espérance sur la conviction de ne pas être aussi mauvais que certains. La pensée de son indignité ne l’effleure même pas, et il n’éprouve pas le moindre sentiment de péché. Cf. vv. #Lu 18:18-21 ; #Mt 19:17-20.  

18: 13 L’humilité du publicain transparaît dans son attitude et dans tout son comportement. Lorsque cet homme est confronté à la réalité de son péché, sa seule réaction est un humble abaissement et la repentance. Son attitude tranche avec celle du pharisien sur pratiquement tous les points.

 

O Dieu, sois apaisé. Il n’a d’autre espérance que la compassion de Dieu. C’est précisément à une telle prise de conscience que la loi de Dieu veut amener chaque pécheur (cf. #Ro 3:19-20 ; #Ro 7:13 ; #Ga 3:22-24).

18: 14

justifié. Déclaré juste devant Dieu par le moyen d’une justice qui lui est imputée.

 

AUTRES NOTES

À ces enseignements, succède une parole où nous voyons quelle est la vraie base de la foi qui sauve, et en même temps ce que doit être la prière, le Seigneur ayant dit tout à l’heure qu’il faut prier sans cesse. Quand on veut s’estimer juste, on ne saurait manquer de tenir les autres en médiocre estime, moyen facile de se grandir à ses propres yeux ; en revanche, quand on méprise les autres, c’est une preuve qu’on se juge favorablement soi-même, car celui qui voit son propre péché, est tout au moins indulgent envers ses frères pécheurs. Or, avec de telles dispositions, on est fort loin de la foi et du salut : témoin, le pharisien de la parabole ! Il semble avoir de la piété, car il rend grâces à Dieu ; mais par le fait, il se croit juste devant lui. Parce qu’il n’a pas commis de crimes, parce qu’il est, à plusieurs égards, supérieur à un péager, païen de naissance peut-être, et en tout cas repoussé d’Israël ; parce qu’il accomplit, avec une grande régularité, certains devoirs extérieurs de la dévotion, il ne doute pas que Dieu ne lui soit favorable. Mais, dit le Seigneur, cet homme qui s’élève sera abaissé.

Admirez au contraire le péager. Tandis que le pharisien a fait sa prière debout et le front haut, il se tient humblement à l’écart, il n’ose pas lever les yeux au ciel, il se frappe la poitrine et il dit : « O Dieu ! Sois apaisé envers moi, pécheur ! » Il ne voit que Dieu et sa propre misère ; tout le reste s’efface à ses yeux. S’il a fait quelque bien, il ne s’en souvient pas davantage ; quant à s’excuser, il n’y songe nullement. Il est pécheur ; il le sent, il l’avoue : Dieu a le droit d’être irrité contre lui, et il le supplie de lui pardonner. En un mot il s’abaisse. C’est pourquoi il sera élevé ! « Celui-ci, dit Jésus, descendit en sa maison justifié plutôt que l’autre. » Comme c’est une parabole, le Seigneur ne la prolonge pas au-delà de ce qu’il fallait pour son dessein, qui était de montrer à ses auditeurs, que l’humble sentiment de sa misère est la vraie base de la foi qui sauve. Mais, si l’on voulait convertir la parabole en histoire véritable et la compléter, on le pourrait aisément, selon l’esprit de l’Évangile, en disant : « Ainsi humilié, le péager rencontra Jésus qui se fit connaître à lui comme le Christ, le Sauveur du monde. Il crut, et le Seigneur lui dit : Tes péchés te sont pardonnés ; ta foi t’a sauvé ! Va-t’en en paix. »

 

AUTRES NOTES

Cette parabole est destinée à ceux qui sont convaincus d’être vertueux, et qui, de ce fait, méprisent les autres. Dieu regarde avec quelle disposition de cœur et dans quel dessein, nous nous approchons de Lui, quand nous venons Le célébrer à l’église.

Les propos de ce pharisien montrent qu’il n’avait confiance qu’en lui-même et qu’il pensait être un modèle de droiture. Nous pouvons supposer qu’il était dénué de tout péché gravissime ou scandaleux : c’était un homme de bien, un personnage vraiment recommandable … 

En fait, on pourrait penser que ceux qui ne possèdent pas les « qualités » de ce pharisien soient misérables, étant bien loin d’être accepté par Dieu : ne serait-ce pas logique ? Ce personnage s’est rendu au temple pour prier ; cependant, il était imbu de lui-même, convaincu de sa bonté : il ne pensait pas avoir besoin de demander à Dieu Sa faveur ni Sa Grâce pour lui-même. Prenons garde de ne pas présenter de dévotions orgueilleuses au Seigneur, en ayant tendance à dédaigner notre prochain.

Le publicain, quant à lui, s’adressait à Dieu en toute humilité, il se repentait de son péché et désirait entrer en communion avec le Seigneur. Sa prière était courte, mais orientée en ce sens : « Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur ».

Béni soit Dieu ! Nous disposons en effet dans ce texte de cette courte prière, très certainement exaucée ; nous pouvons être certains que celui qui a prié ainsi est retourné dans sa maison, justifié par Dieu ; il en sera de même pour nous, si nous prions, comme cet homme, au Nom de Jésus-Christ.

Ce publicain se considérait comme pécheur par nature, coupable devant Dieu. Il ne pouvait compter sur rien, si ce n’est sur la Miséricorde divine : il s’est appuyé uniquement sur cette vérité. La Gloire de Dieu résiste à l’orgueilleux, tout en faisant grâce à celui de condition humble. La justification vient de Dieu, en Christ : c’est donc le « condamné », et non le « soi-disant candide » qui est justifié devant Dieu !

AUTRES NOTES

La parabole suivante est destinée à ceux qui se persuadent d’être justes et qui méprisent les autres. En annonçant qu’un des deux hommes était un pharisien, le Seigneur ne laissait planer aucun doute sur la catégorie des personnes visées. Le pharisien, tout en adoptant la forme de la prière, ne parlait pas en réalité à Dieu. Il était plutôt en train d’énumérer ses mérites moraux et les réalisations de sa vie religieuse. Au lieu de se mesurer à l’échelle de la perfection de Dieu et de découvrir combien il était pécheur, il se comparait aux autres et s’enorgueillissait d’être meilleur. La fréquente répétition du pronom personnel je montre à quel point il était présomptueux

Quel contraste avec le publicain ! Debout devant Dieu, il était écrasé par le sentiment de son indignité et courbé jusqu’au sol. Il n’osait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine en implorant la miséricorde de Dieu : O Dieu, sois apaisé envers moi, un (littér. « le ») pécheur ! Il ne se considérait pas comme un pécheur parmi d’autres, mais comme le pécheur indigne de toute faveur divine.

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