JEAN 1 : 1 À 24 *** + JOHN 1 : 1 À 24 *** + NOTES DE JOHN MACARTHUR

17/06/2015 16:40

JEAN 1 : 1 À 24 *** + 

 

1 ¶  Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.

Au commencement. Au contraire de #1Jn 1:1 (où Jean utilise une tournure similaire, « dès le commencement », pour désigner le point de départ du ministère de Jésus et de la prédication de l’Évangile), cette expression fait pendant à #Ge 1:1. Jean l’utilise dans un sens absolu, pour évoquer le commencement de l’univers matériel spatio-temporel.

était. Ce verbe souligne la préexistence éternelle de la Parole, c’est-à-dire Jésus-Christ. Avant que l’univers soit créé, la deuxième personne de la Trinité existait déjà: elle était de toute éternité (cf. #Jn 8:58). Ce verbe est utilisé en opposition avec le verbe « faire » du v. 3 qui, lui, signale un commencement temporel. Puisque le thème de Jean consiste à montrer que Jésus-Christ est le Dieu éternel, la deuxième personne de la Trinité, il n’a pas jugé bon d’inclure une généalogie, au contraire de Matthieu et Luc. Si l’on considère l’homme Jésus, il a évidemment une généalogie, mais si l’on considère le Dieu Jésus, il ne peut, par définition, en avoir.

la Parole. Jean a emprunté le terme « Parole » non seulement à l’A.T. mais aussi à la philosophie grecque, pour laquelle ce terme, totalement impersonnel, désignait le principe rationnel de la raison divine, l’esprit ou même la sagesse. Jean, quant à lui, lui donne le sens qu’il a dans l’A.T. et pour les chrétiens (p. ex. #Ge 1:3, où la parole de Dieu engendre l’univers; #Ps 33:6 ; #Ps 107:20 ; #Pr 8:27, où elle constitue l’expression toute-puissante de Dieu dans la création, sa sagesse, sa révélation et son salut), en désignant par lui une personne, c’est-à-dire Jésus-Christ. Il serait donc faux de prétendre que le seul arrière-plan culturel connu de Jean soit la philosophie grecque. L’utilisation par Jean de ce terme fait partie de sa stratégie pour atteindre non seulement les Juifs mais aussi les Grecs non sauvés: ce concept était familier aux deux groupes.

la Parole était avec Dieu. La Parole, la deuxième personne de la Trinité, était en intime communion avec Dieu le Père de toute éternité. Or, bien que jouissant des splendeurs du paradis et de l’éternité avec le Père (#Esa 6:1-13 ; cf. #Jn 12: 41 ; #Jn 17: 5), Jésus abandonna volontairement ses privilèges célestes pour prendre la forme d’un homme et se soumettre à la mort sur une croix.

était Dieu. La construction grecque souligne que la Parole possédait l’essence et les attributs de la divinité, c’est-à-dire que Jésus le Messie était, lui aussi, Dieu (cf. #Col 2:9). Même pendant son incarnation où il se dépouilla lui-même, il ne cessa jamais d’être Dieu mais prit sur lui la vraie nature humaine et donc un corps matériel; il s’abstint volontairement de se servir de façon indépendante de ses attributs divins.

1:1-18 Ces vv. constituent un prologue qui introduit bien des thèmes majeurs que Jean va traiter, surtout le thème principal: « Jésus est le Christ, le Fils de Dieu » (vv. #Jn 1:12-14, #Jn 1:18 ; cf. #Jn 20: 31). Plusieurs mots clés récurrents dans tout l’Évangile (p. ex. vie, lumière, témoignage et gloire) apparaissent ici. Le reste de cet Évangile développe le thème du prologue: comment Jésus, le Messie et le Fils de Dieu, la « Parole » éternelle de Dieu, s’est fait chair et a accompli son ministère parmi les hommes pour que tous ceux qui croient en lui soient sauvés. Bien que Jean ait écrit ce texte en employant le vocabulaire le plus simple du N.T., les vérités qui y sont contenues font partie des plus profondes. Dans ce prologue figurent six vérités de base sur Christ en tant que Fils de Dieu:

1° le Christ éternel (vv. #Jn 1:1-3);

2° le Christ incarné (vv. #Jn 1:4-5);

3° le précurseur de Christ (vv. #Jn 1:6-8);

4° le Christ ignoré (vv. #Jn 1:9-11);

5° le Christ tout-puissant (vv. #Jn 1:12-13);

6° le Christ glorieux (vv. #Jn 1:14-18).

2  Elle était au commencement avec Dieu.

3  Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle.

Toutes choses ont été faites par elle. Jésus-Christ fut l’agent de Dieu le Père, et il participa autant que ce dernier à la création de l’univers (#Col 1:16-17 ; #Hé 1:2).

4  En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes.

1:4-5

vie …  lumière. Jean introduit ici les lecteurs aux oppositions récurrentes à travers son Évangile. « Vie » et « lumière » constituent des qualités de la Parole qui sont communes non seulement aux personnes de la Trinité mais aussi à ceux qui répondent au message de l’Évangile à propos de Jésus-Christ (#Jn 8:12 ; #Jn 9:5 ; #Jn 10:28 ; #Jn 11:25 ; #Jn 14: 6). Jean utilise 36 fois le mot « vie » dans son Évangile, beaucoup plus que les autres livres du N.T. Cela ne renvoie pas seulement dans un sens large à la vie temporelle et physique que le Fils, par son engagement en tant qu’agent de la création, a donnée au monde créé (v. #Jn 1:3), mais tout spécialement à la vie éternelle et spirituelle qui est communiquée gracieusement à ceux qui croient en lui (#Jn 3:15 ; #Jn 17: 3 ; #Ep 2:5). Dans les Écritures, « lumière » et « ténèbres » sont des symboles familiers. D’un point de vue intellectuel, la « lumière » évoque la vérité biblique, alors que les « ténèbres » renvoient à l’erreur et à la fausseté (cf. #Ps 119:105 ; #Pr 6:23). D’un point de vue moral, la « lumière » évoque la sainteté et la pureté (#1Jn 1:5) alors que les « ténèbres » évoquent le péché et les mauvaises actions (#Jn 3:19 ; #Jn 12:35, #Jn 12:46 ; #Ro 13:11-14 ; #1Th 5:4-7 ; #1Jn 1:6 ; #1Jn 2:8-11). « Ténèbres » a une signification spéciale quand ce terme a trait à Satan et à ses cohortes démoniaques qui règnent sur le monde présent, dans les ténèbres spirituelles (#1Jn 5:19). Il est en effet « le prince de la puissance de l’air », qui s’efforce de semer obscurité spirituelle et rébellion contre Dieu (#Ep 2:2). Jean emploie le mot « ténèbres » 14 fois (8 fois dans l’Évangile et 6 fois dans 1 Jn). Comme il n’existe que 17 occurrences de ce mot dans tout le N.T., c’est donc un terme qui lui est presque exclusif. Chez lui, « lumière » et « vie » ont un sens particulier en rapport avec le Seigneur Jésus-Christ, la Parole faite chair (v. #Jn 1:9 ; #Jn 9:5 ; #1Jn 1:5-7 ; #1Jn 5:12, #1Jn 5:20).

5 ¶  La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue.

reçue. Une meilleure traduction de ce terme dans ce contexte est « surmontée ». Les ténèbres ne peuvent vaincre ni conquérir la lumière. Tout comme il suffit d’un petit lumignon pour éclairer toute une pièce, les puissances de ténèbres peuvent être vaincues par le Fils, au moyen de sa mort sur la croix (cf. #Jn 19: 11a).

6  Il y eut un homme envoyé de Dieu : son nom était Jean.

envoyé de Dieu. Jean était le précurseur de Christ, et il devait donc témoigner de lui comme Messie et Fils de Dieu. Avec le ministère de Jean prirent fin les « 400 années de silence » entre la fin de l’A.T. et le début du N.T., au cours desquelles Dieu n’avait donné aucune révélation.

Jean. Le nom de « Jean », dans cet Évangile, désigne toujours Jean-Baptiste, jamais l’apôtre Jean. L’auteur le nomme « Jean » sans préciser « Baptiste », contrairement aux autres (#Mt 3:1 ; #Mr 6:14 ; #Lu 7:20). En outre, l’apôtre Jean (fils de Zébédée) n’est jamais directement désigné dans cet Évangile, même s’il était l’un des trois intimes de Jésus (#Mt 17: 1). Une telle discrétion tend fortement à prouver que l’apôtre Jean est bien l’auteur de l’Évangile qui porte son nom, et que ses lecteurs le savaient eux aussi. Pour plus de détails sur Jean-Baptiste, cf. #Mt 3:1-6 ; #Mr 1:2-6 ; #Lu 1:5-25, #Lu 1:57-80.

7  Il vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui.

témoin …  rendre témoignage. Ces termes reçoivent une attention particulière dans cet Évangile; cela reflète le langage juridique de l’A.T., où la vérité apparaissait sur la base du témoignage de plusieurs (#Jn 8:17-18 ; cf. #De 17: 6 ; #De 19: 15); Jean-Baptiste ne fut pas le seul à témoigner de Jésus comme Messie et comme Fils de Dieu (vv. #Jn 1:19 ; #Jn 3:27-30 ; #Jn 5:33-35), car il y eut aussi d’autres témoins:

1° la femme samaritaine (#Jn 4:29);

2° les œuvres de Jésus (#Jn 10:25);

3° le Père (#Jn 5:32-37);

4° l’A.T. (#Jn 5:39-40);

5° les foules (#Jn 12:17);

6° le Saint-Esprit (#Jn 15:26-27).

afin que tous croient par lui. « Lui » désigne non pas Christ mais Jean en tant que porteur du témoignage de Christ. Le but de son témoignage était de produire la foi en Jésus-Christ le Sauveur du monde.

8  Il n’était pas la lumière, mais il parut pour rendre témoignage à la lumière.

Il n’était pas la lumière. Alors que Jean-Baptiste était l’agent de la foi, Jésus-Christ en est l’objet. La personne et le ministère de Jean furent d’une importance cruciale (#Mt 11:11); il ne fut cependant que le prédécesseur qui annonça la venue du Messie. Bien des années après le ministère et la mort de Jean, certains n’avaient toujours pas compris que son ministère n’était que subordonné à celui de Jésus (#Ac 19:1-3).

9  Cette lumière était la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme.

la véritable lumière …  venant dans le monde. Souligne l’incarnation de Jésus-Christ (v. #Jn 1:14 ; #Jn 3:16). Les mots « venant dans le monde » peuvent être, mais c’est moins probable, rattachés grammaticalement à « tout homme » au lieu de « lumière », ce qui se traduirait « la véritable lumière qui éclaire tout homme venant dans le monde ».

éclaire tout homme. A travers la puissance souveraine de Dieu, tout homme reçoit assez de lumière pour être tenu pour responsable. Dieu a planté sa connaissance en tout homme, au travers d’une révélation générale dans la création et dans chaque conscience. Cette révélation offerte à tous ne produit cependant pas le salut: soit elle conduit à recevoir toute la lumière de Jésus-Christ, soit elle a pour conséquence la condamnation de ceux qui rejettent une telle « lumière ». La venue de Jésus-Christ était l’accomplissement et l’incarnation de la lumière que Dieu avait placée dans le cœur de chaque homme.

le monde. Le sens de base du mot grec est « ornement », « parure » (cf. #1Pi 3:3). Le N.T. l’utilise au total 185 fois, et Jean avait une prédilection pour ce mot puisqu’il l’utilise à lui seul 78 fois dans son Évangile, 24 fois dans ses épîtres et 3 fois dans l’Apocalypse. Il lui donne plusieurs nuances:

1° l’univers physique créé par Dieu (v. #Jn 1:9 ; cf. #Jn 21:24-25);

2° l’humanité en général (#Jn 3:16 ; #Jn 6:33, #Jn 6:51 ; #Jn 12: 19);

3° le système invisible du mal dominé par Satan et tout ce qu’il offre pour s’opposer à Dieu, sa Parole et son peuple (#Jn 3:19 ; #Jn 4:42 ; #Jn 7:7 ; #Jn 14: 17, #Jn 14: 22, #Jn 14: 27, #Jn 14: 30 ; #Jn 15:18-19 ; #Jn 16: 8, #Jn 16: 20, #Jn 16: 33 ; #Jn 17: 6, #Jn 17: 9, #Jn 17: 14 ; cf. #1Co 1:21 ; #2P 1:4 ; #1Jn 5:19).

Ce dernier concept est le nouvel emploi qui est, de façon significative, fait de ce mot dans le N.T. et qui prédomine chez Jean. Ainsi, la plupart des fois où Jean utilise ce terme, c’est dans un sens résolument négatif.

10  Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne l’a point connue.

11  Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue.

les siens …  les siens. La première acception de « les siens » renvoie probablement au monde de l’humanité en général, alors que la deuxième suggère la nation juive. Le monde appartient à la Parole puisqu’elle en est créatrice, mais il ne l’a pas reconnue, du fait de son aveuglement spirituel (cf. aussi le v. 10). Jean utilisa la deuxième occurrence de ce mot dans son sens plus étroit pour désigner la filiation biologique de Jésus, donc les Juifs. Alors qu’ils possédaient les Écritures qui attestaient de son existence et de sa venue, ils se sont obstinés à le rejeter (#Esa 65:2-3 ; #Jér 7:25-26). Ce thème du rejet par les Juifs du Messie promis reçoit une attention toute particulière de la part de Jean dans son Évangile (#Jn 12:37-41).

12  Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu,

à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient. La seconde expression précise le sens de la première. Recevoir celui qui est la Parole de Dieu signifie accepter pour vrai ce qu’il affirme sur lui-même, croire en lui et donc lui prêter allégeance.

son nom. Dénote le caractère de la personne elle-même.

donné. Ce terme souligne que le don du salut est exclusivement un effet de la grâce de Dieu (cf. #Ep 2:8-10).

le pouvoir. Ceux qui reçoivent Jésus, la Parole, reçoivent l’autorité pleine et entière pour se prétendre les « enfants de Dieu ».

1:12-13 Ces vv. font contraste avec les vv. #Jn 1:10-11. Jean adoucit l’amertume que provoque la notion de rejet du Messie en mentionnant un reste de croyants. Cela annonce la structure du reste du livre, puisque les douze premiers ch. focalisent sur le rejet de Christ, tandis que les ch. #Jn 13:1-21:2 se concentrent sur ceux qui l’ont reçu.

13  (1-12) lesquels sont nés, (1-13) non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.

de Dieu. Le côté divin du salut: au final, ce n’est pas la volonté de l’homme qui produit le salut, mais celle de Dieu (cf. #Jn 3:6-8 ; #Tit 3:5 ; #1Jn 2:29).

14  Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père.

la Parole a été faite chair. Alors que Christ, en tant que Dieu, n’a pas été créé et demeure éternel, le verbe « a été faite » souligne le processus par lequel il a endossé la nature humaine (cf. #Hé 1:1-3 ; #Hé 2:14-18). Cette vérité est très clairement la plus importante, car elle indique que l’infini a accepté de devenir fini; l’Éternel s’est conformé au temps; l’invisible est devenu visible; celui qui est surnaturel s’est abaissé au naturel. Dans son incarnation, en revanche, la Parole n’a jamais cessé d’être Dieu mais elle a été faite Dieu dans une chair humaine, c’est-à-dire que sa divinité n’a pas été amoindrie en prenant forme humaine (#1Ti 3:16).

a habité. Signifie « édifier un temple » ou « habiter dans une tente ». Ce terme renvoie au tabernacle de l’A.T. où Dieu rencontra Israël avant la construction du temple (#Ex 25:8). On l’appelait « tente d’assignation » (#Ex 33:7 ; « tente du témoignage » LXX), et le Seigneur y parla à Moïse face à face, comme un homme à un ami » (#Ex 33:11). Dans le N.T., par contre, Dieu choisit d’habiter parmi les hommes de façon beaucoup plus personnelle, en devenant l’un d’eux. Dans l’A.T., une fois le tabernacle terminé, la présence de Dieu remplit toute la structure (#Ex 40:34 ; cf. #1R 8:10). Quand la Parole devint chair, la glorieuse présence de la divinité fut incarnée en elle (cf. #Col 2:9).

pleine de grâce et de vérité. Jean avait probablement #Ex 33:1-34:2 à l’esprit. A cette occasion, Moïse demanda à Dieu de lui manifester sa gloire. Le Seigneur répondit à Moïse qu’il ferait passer devant ses yeux toute sa « bonté », et quand il passa devant lui, il se présenta comme un Dieu plein de compassion, de miséricorde, de patience, de bonté et de fidélité (#Ex 33:18-19 ; #Ex 34:5-7). Ces attributs de la gloire de Dieu soulignent sa bonté, en particulier en rapport avec le salut. Jésus, en tant que « l’Éternel » de l’A.T. (#Jn 8:58: je suis), manifesta les mêmes attributs divins quand il établit son tabernacle parmi les hommes à l’époque du N.T. (#Col 2:9).

et nous avons contemplé sa gloire. Sa divinité fut certes voilée en prenant forme humaine, mais les Évangiles révèlent, comme par des éclairs, des aperçus de sa divine majesté. Les disciples eurent un aperçu de sa divinité sur la montagne de la transfiguration (#Mt 17:1-8). La référence à la gloire de Christ, cependant, n’était pas seulement visible mais aussi spirituelle: ils le virent faire la preuve de ses attributs divins ou des caractéristiques de Dieu (grâce, bonté, miséricorde, sagesse, vérité, etc.; cf. #Ex 33:18-23).

gloire comme …  du Père. Jésus était le Fils unique de Dieu, et il démontra la même gloire que son Père. Par essence, ils ont la même nature (cf. #Jn 5:17-30 ; #Jn 8:19 ; #Jn 10:30). L’expression « Fils unique » est une traduction peu exacte, car ce mot ne dérive pas du verbe « engendrer » mais évoque plutôt l’idée qu’il était « le seul bien-aimé du Père ». Cela signifie, par conséquent, que sa particularité consistait dans le fait qu’il était aimé comme nul autre. Par ces paroles, Jean souligne le caractère privilégié de la relation entre le Père et le Fils au sein de la Trinité (cf. #Jn 3:16, #Jn 3:18 ; #1Jn 4:9). Cela n’a rien à voir avec son origine mais avec son unique prééminence; ce terme fut p. ex. utilisé à propos d’Isaac (#Hé 11:17), qui était le second fils d’Abraham (Ismaël étant l’aîné; cf. #Ge 16: 15 avec #Ge 21:2-3).

15 ¶  Jean lui a rendu témoignage, et s’est écrié : C’est celui dont j’ai dit : Celui qui vient après moi m’a précédé, car il était avant moi.

Le témoignage de Jean-Baptiste corrobore la déclaration de l’apôtre Jean qui affirme que la Parole incarnée est éternelle (cf. v. #Jn 1:14).

16  Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce ;

grâce pour grâce. Expression qui souligne la surabondance de la grâce qui fut démontrée par Dieu envers les hommes, surtout au bénéfice des croyants (#Ep 1:5-8 ; #Ep 2:7).

17  car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ.

1:17-18 En corroborant la vérité du v. 14, ces vv. établissent un contraste pour conclure le prologue. La loi, donnée par Moïse, ne fut pas une démonstration de la grâce de Dieu mais de ses exigences de sainteté. Dieu l’a conçue dans le seul but de faire la démonstration de l’injustice de l’homme pour qu’il ressente le besoin d’un Sauveur, Jésus-Christ (#Ro 3:19-20 ; #Ga 3:10-14, #Ga 3:21-26). En outre, elle a révélé seulement une partie de la vérité, et sa raison d’être était essentiellement préparatoire. La réalité, la vérité pleine et entière en direction de laquelle pointait la loi, n’est venue que dans la personne de Jésus-Christ.

18  Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître.

qui est dans le sein du Père. Terme qui dénote l’intimité mutuelle, l’amour et la connaissance qui existent dans la Trinité (voir #Jn 13: 23 ; #Lu 16:22-23).

a fait connaître. Les théologiens utilisent le terme « exégèse », dérivé de ce verbe grec, pour désigner une explication. Jean voulait dire que tout ce que Jésus est et fait explique ce que Dieu est et ce qu’il fait (#Jn 14:8-10).

19 ¶  Voici le témoignage de Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des sacrificateurs et des Lévites, pour lui demander : Toi, qui es-tu ?

Jean. Jean, issu d’une famille de sacrificateurs, appartenait à la tribu des Lévites (#Lu 1:5). Il commença son ministère dans la vallée du Jourdain quand il eut environ 29 ou 30 ans et proclama avec courage qu’il était indispensable de se repentir pour préparer la venue du Messie. C’était le cousin de Jésus, et il lui servit de précurseur prophétique (#Mt 3:3 ; #Lu 1:5-25, #Lu 1:36).

les Juifs …  de Jérusalem. Allusion probable au sanhédrin, l’institution la plus importante qui gouvernait les Juifs. Cette autorité était contrôlée par la famille du souverain sacrificateur, et ses envoyés étaient naturellement des sacrificateurs et des Lévites, plus intéressés par le ministère de Jean, aussi bien par son message que par le baptême qu’il proposait.

1:19-37 Par ces vv., Jean présenta le premier des nombreux témoignages qui attestent que Jésus est bien le Messie et le Fils de Dieu, renforçant ainsi son thème principal (#Jn 20:30-31). Le témoignage de Jean-Baptiste fut donné à trois dates différentes à trois groupes distincts (cf. vv. #Jn 1:29, #Jn 1:35-36). Chaque fois, il parla de Christ de façon différente et souligna des aspects différents à son propos. Les événements cités dans ces vv. eurent lieu en 26 ou 27 apr. J.-C., quelques mois à peine après le baptême de Jésus par Jean (cf. #Mt 3:13-17 ; #Lu 3:21-22).

20  Il déclara, et ne le nia point, il déclara qu’il n’était pas le Christ.

qu’il n’était pas le Christ. Certains pensaient que Jean était le Messie (#Lu 3:15-17).

Christ. Ce terme est l’équivalent grec de l’hébreux qui signifie « Messie ».

21  Et ils lui demandèrent : Quoi donc ? es-tu Elie ? Et il dit : Je ne le suis point. Es-tu le prophète ? Et il répondit : Non.

Quoi donc? Es-tu Elie? #Mal 4:5 promettait le retour du prophète Elie avant que le Messie n’établisse son royaume sur terre. Si Jean était le précurseur du Messie, était-il, lui, Elie? demandèrent-ils. L’ange qui annonça la naissance de Jean avait dit que Jean viendrait avant Jésus « avec l’esprit et la puissance d’Elie » (#Lu 1:17), indiquant ainsi qu’un autre qu’Elie, au sens littéralement, pourrait venir accomplir la prophétie. Dieu envoya Jean qui était comme Elie, c’est-à-dire qu’il avait le même type de ministère, la même puissance et une personnalité semblable à lui (#2R 1:8 ; cf. #Mt 3:4). S’ils avaient accepté de recevoir Jésus comme leur Messie, Jean aurait réalisé cette prophétie.

Es-tu le prophète? Renvoi à #De 18:15-18, qui annonçait la venue d’un grand prophète comme Moïse, qui lui ferait office de voix. Du temps de Jean, certains interprétaient cette prophétie comme faisant allusion à un autre prédécesseur du Messie, et le N.T. (#Ac 3:22-23 ; #Ac 7:37) applique ce passage à Jésus.

22  Ils lui dirent alors : Qui es-tu ? afin que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu de toi-même ?

23  Moi, dit-il, je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit Esaïe, le prophète.

Jean cite et applique #Esa 40:3 à lui-même (cf. #Mt 3:3 ; #Mr 1:3 ; #Lu 3:4). Dans le contexte original d’#Esa 40:3, le prophète entend une voix qui l’appelle à préparer un sentier. Cet appel était une image prophétique qui annonçait le retour final en gloire d’Israël vers son Dieu. Israël quitterait ses ténèbres spirituelles et son aliénation au travers de la rédemption spirituelle accomplie par le Messie (cf. #Ro 11:25-27). En toute humilité, Jean se comparait à une voix plutôt qu’à une personne, forçant ainsi l’attention à se concentrer sur Christ seul (cf. #Lu 17: 10).

24  Ceux qui avaient été envoyés étaient des pharisiens.

 

 

JOHN 1 : 1 À 24  *** + NOTES DE JOHN MACARTHUR

 

1 ¶ In the beginning was the Word, and the Word was with God, and the Word was God.

At the beginning. Unlike # 1 Jn 1: 1 (where John uses a similar twist, "from the beginning", to designate the starting point of Jesus' ministry and preaching of the Gospel), this expression is the counterpart #Ge 1 1. Jean used in an absolute sense, to evoke the beginning of the space-time material universe.

was. This verb emphasizes the eternal pre-existence of the Word, that is to say Jesus Christ. Before the universe was created, the second person of the Trinity existed: it was from eternity (cf. #Jn 8:58). This verb is used in opposition to the verb "do" v. 3 which itself indicates a temporal beginning. Since the theme of John is to show that Jesus Christ is the eternal God, the second person of the Trinity, he did not see fit to include a genealogy, unlike Matthew and Luke. Considering the man Jesus, he obviously has a genealogy, but considering the God Jesus, it can not by definition be.

the speech. John borrowed the term "Word" not only to the AT but also to Greek philosophy, for which the term, totally impersonal, designated the rational principle of the divine reason, spirit or even wisdom. Jean, meanwhile, gives it the meaning it has in the OT and for Christians (eg #Ge 1: 3, where God's word creates the universe #PS 33:.. 6; #PS 107: 20; #Pr 8:27, where it constitutes the expression all -puissante of God in creation, wisdom, revelation and salvation), by appointing him a person, that is to say Jesus Christ. It would therefore be wrong to claim that the only cultural background is known of John Greek philosophy. The use of this term by Jean is part of its strategy to achieve not only the Jews but also the unsaved Greeks this concept was familiar to both.

the Word was with God. The Word, the Second Person of the Trinity, was in intimate fellowship with God the Father from eternity. However, while enjoying the splendor of paradise and eternity with the Father (#Esa 6: 1-13; cf. #Jn 12: 41; #Jn 17: 5), Jesus willingly left his heavenly privileges to take as a man and submit to death on a cross.

was God. Greek building emphasizes that the Word possessed the essence and attributes of divinity, that is to say that Jesus was the Messiah, too, God (cf. #Col 2: 9). Even during his incarnation where he emptied himself, he never ceased to be God, but took upon himself the true human nature and therefore a material body; he voluntarily refrained from using independently of His divine attributes.

1: 1-18 These vv. constitute a prologue that introduces many of the major themes that John will process, especially the main theme: "Jesus is the Christ, the Son of God" (vv #Jn. 1: 12-14, #Jn 1:18; cf. # Jn 20: 31). Several recurring keywords in the entire Gospel (p. Ex. Life, light, testimony and glory) appear here. The rest of this Gospel develops the theme of the prologue how Jesus the Messiah and Son of God, the "Word" eternal God became flesh and fulfilled his ministry among men so that all those who believe in he may be saved. Although John wrote this text using the simplest vocabulary of the NT, the truths contained therein are among the deepest. In this prologue are six basic truths about Christ as the Son of God:

1. Christ eternal (vv #Jn. 1: 1-3);

2. the incarnate Christ (vv #Jn. 1: 4-5);

3 the forerunner of Christ (vv #Jn 1: 6-8.)

4. Christ ignored (#Jn vv. 1: 9-11);

5. Christ Almighty (vv #Jn. 1: 12-13);

6 ° the glorious Christ (vv #Jn 1: 14-18.).

2 The same was in the beginning with God.

3 All things were made through Him, and nothing that has been done has been done without it.

All things were made by him. Jesus Christ was the agent of God the Father, and he took it as far as the creation of the universe (#Col 1: 16-17; # Heb 1: 2).

4 In him was life; and the life was the light of men.

1: 4-5

... life light. Here John introduces readers to recurrent oppositions throughout his Gospel. "Life" and "light" are the Word of qualities that are common not only to persons of the Trinity but also to those who respond to the gospel message about Jesus Christ (#Jn 8:12; #Jn 9: 5; 10:28 #Jn; #Jn 11:25; #Jn 14: 6). John uses 36 times the word "life" in his Gospel, much more than the other books of the NT This not only refers broadly to the temporal and physical life that the Son, for its commitment as the agent establishment, has given to the world created: but especially to eternal and spiritual life which is graciously communicated to those who believe in him (3:15 #Jn; #Jn 17 (v #Jn 1 3.): 3; # Eph 2: 5). In the scriptures "light" and "darkness" are familiar symbols. From an intellectual point of view, the "light" evokes biblical truth while "darkness" refer to error and falsehood (see #PS 119: 105; #Pr 6:23). From a moral point of view, the "light" refers to the holiness and purity (# 1 Jn 1: 5) while "darkness" evoke sin and evil deeds (#Jn 3:19; 12:35 #Jn , #Jn 24:46; #Ro 13: 11-14; 1 Thessalonians # 5: 4-7; # 1 John 1: 6; # 1 Jn 2: 8-11). "Darkness" has a special meaning when the term refers to Satan and his demonic cohorts who rule the world now in spiritual darkness (1 John 5:19 #). It is indeed "the prince of the power of the air", which tries to sow spiritual darkness and rebellion against God (#EP 2: 2). John uses the word "darkness" 14 times (8 times in the Gospel and 6 times in 1 John). As there are only 17 occurrences of the word throughout the NT, so it is a term that is almost exclusive. For him, "light" and "life" have a special meaning in connection with the Lord Jesus Christ, the Word made flesh (v #Jn 1: 9; #Jn 9. 5; # 1 Jn 1: 5-7; # 1 John 5:12, 1 John 5:20 #).

¶ 5 The light shines in the darkness, and the darkness did not comprehend it.

received. A better translation of this term in this context is "overcome." Darkness can not overcome or conquer light. As just a small candle to illuminate an entire room, the dark powers can be defeated by the Son, through his death on the cross (cf. #Jn 19: 11a).

6 There was a man sent from God, whose name was John.

sent from God. John was the forerunner of Christ, and he had to bear witness to him as Messiah and Son of God. With John's ministry came to an end the "400 years of silence" between the end of the AT and the beginning of the NT, in which God had given no revelation.

John. The name "John" in this Gospel always refers to John the Baptist, not the apostle John. The author calls the "Jean" without specifying "Baptist", unlike other (#Mt 3: 1; 6:14 #Mr; #Lu 7:20). In addition, the apostle John (son of Zebedee) is never directly named in this Gospel, even if it was one of three intimate of Jesus (#Mt 17: 1). Such discretion strongly tends to prove that the apostle John was the author of the Gospel that bears his name, and his readers knew it too. For more information on John the Baptist, cf. #Mt 3: 1-6; #Mr 1: 2-6; #Lu 1: 5-25, #Lu 1: 57-80.

7 He came for a witness, to bear witness of the Light, that all might believe through him.

... witness to testify. These terms are given special attention in this Gospel; this reflects the legal language of the OT, when the truth appeared based on the testimony of several (#Jn 8: 17-18; cf. # of 17: 6; # of 19: 15); John the Baptist was not the only witness of Jesus as Messiah and Son of God (vv #Jn 1:19; #Jn. 3: 27-30; #Jn 5: 33-35), because there was also other witnesses:

1. the Samaritan woman (#Jn 4:29);

2. the works of Jesus (#Jn 10:25);

3. Father (#Jn 5: 32-37);

4. the A.T. (#Jn 5: 39-40);

5. crowds (#Jn 24:17);

6 ° the Holy Spirit (#Jn 15: 26-27).

so that all might believe through him. "Him" refers not Christ but Jean as a carrier of the testimony of Christ. The purpose of his testimony was to produce faith in Jesus Christ the Savior of the world.

8 He was not the light, but came to bear witness to the light.

He was not the light. While John the Baptist was the agent of the faith, Jesus Christ is the object. The person and ministry of John were crucial (#Mt 11:11); It was however the predecessor who announced the coming of the Messiah. Many years after the ministry and the death of John, some still did not understand that his ministry was only subordinate to that of Jesus (#AC 19: 1-3).

9 The light was the true Light which, coming into the world, enlightens every man.

... the true light coming into the world. Stresses the incarnation of Jesus Christ (v #Jn 1:14;. #Jn 3:16). The words "coming into the world" can be, but it is less likely, grammatically linked to "every man" instead of "light," which would mean "the true light that enlightens every man coming into the world."

enlightens every man. Through the sovereign power of God, every man receives enough light to be held responsible. God has planted in every human knowledge, through a general revelation in creation and in every conscience. This revelation open to all, however, not produced the salvation: it leads to either receive all the light of Christ, or it results in the conviction of those who reject such "light." The coming of Jesus Christ was the fulfillment and the embodiment of the light that God had placed in the heart of every man.

the world. The basic meaning of the Greek word is "ornament", "adornment" (cf. 1 Pet # 3: 3). The NT uses a total of 185 times, and Jean had a predilection for the word since he alone uses 78 times in his Gospel, 24 times in his epistles and 3 times in the Apocalypse. He gives her several shades:

1. the physical universe created by God (v #Jn. 1: 9; cf. #Jn 21: 24-25);

2. humanity in general (#Jn 3:16 #Jn 6:33, 6:51 #Jn; #Jn 12: 19);

3. invisible system of evil dominated by Satan and all it offers to oppose God, His Word and His people (3:19 #Jn; #Jn 4:42; #Jn 7: 7; #Jn 14: 17 #Jn 14: 22 #Jn 14: 27 #Jn 14: 30; #Jn 15: 18-19; #Jn 16: 8, #Jn 16: 20 #Jn 16: 33; #Jn 17: 6, #Jn 17: 9, #Jn 17: 14; cf. 1 Cor 1:21 #; # 2P 1: 4; 1 John 5:19 #).

This last concept is the new job that is significantly made this word in the NT and that predominates in John. Thus, most of the times John uses this term, it is in a decidedly negative direction.

10 He was in the world, and the world was made through him, the world did not know Him.

11 He came unto His own, and His own did not receive Him.

... his own. The first meaning of "his own" probably refers to the world of mankind in general, while the second suggests the Jewish nation. The world belongs to the Word as it is creative, but it has not recognized because of its spiritual blindness (see also v. 10). John used the second occurrence of the word in its narrower sense to mean the biological parentage of Jesus, so the Jews. So they possessed the Scriptures which testified of his existence and of his coming, they have persisted in rejecting (#Esa 65: 2-3; Jer # 7: 25-26). This theme of the rejection by the Jews of the promised Messiah receives special attention from John in his Gospel (#Jn 12: 37-41).

12 But to all who received him, to those who believed in his name, he gave power to become children of God,

to all who received him, to those who believe. The second expression specifies the meaning of the first. Receive one who is the Word of God means to accept as true what he says about himself, believe in him and so allegiance to him.

her name. Denotes the character of the person itself.

given. This term emphasizes that the gift of salvation is exclusively a result of the grace of God (cf. #EP 2: 8-10).

the power. Those who receive Jesus, the Word, receive the full authority to claim to be the "children of God."

1: 12-13 These verses. contrast with vv. #Jn 1: 10-11. Jean softens the bitterness that causes the rejection of the Messiah concept by mentioning the remains of believers. This announcement of the rest of the book structure, since the first twelve c. focus on the rejection of Christ, while c. #Jn 13: 1-21: 2 focus on those who have received it.

13 (1-12) who were born, (1-13) not of blood, nor of the will of the flesh nor of the will of man, but of God.

of God. The divine side of salvation in the end it is not the will of man which produces salvation, but God (cf. #Jn 3: 6-8; #Tit 3: 5; # 1 Jn 2: 29).

14 And the Word became flesh and dwelt among us, full of grace and truth; and we beheld his glory, the glory as of the only begotten of the Father.

the Word was made flesh. While Christ, as God, was not created and remains eternal, the verb "was made" emphasizes the process by which it has assumed human nature (see # 1 Hey: 1-3; Heb # 2: 14-18). This truth is clearly the most important, as it indicates that the infinite has agreed to become finite; Jehovah has complied with the time; the invisible became visible; one that is supernatural humbled natural. In his incarnation, however, the word has never ceased to be God, but it was made God in human flesh, that is to say that his divinity was not lessened by taking human form ( # 1 Tim 3:16).

lived. Means "build a temple" or "living in a tent." This term refers to the tabernacle of the A.T. where God met Israel before the construction of the temple (#Ex 25: 8). It was called "tent of meeting" (#Ex 33: 7; "tent of testimony" LXX), and the Lord spoke to Moses there face to face, as a man to a friend "(33:11 #Ex) . In the NT, for against, God chooses to dwell among men much more personal way, becoming one of them. In the OT after completion of the tabernacle of God's presence fills the whole structure (#Ex 40:34; cf. 8:10 # 1R). When the Word became flesh, the glory of the deity was embodied in it (cf. #Col 2: 9).

full of grace and truth. John probably had #Ex 33: 1-34: 2 in mind. On this occasion, Moses asked God to show him his glory. The Lord said to Moses that he would pass before his eyes all his "goodness", and when he passed before him, he presented himself as a God full of compassion, mercy, patience, kindness and faithfulness (#Ex 33: 18-19; #Ex 34: 5-7). These attributes of the glory of God emphasized his goodness, especially in relation to salvation. Jesus, as "the Lord" in the OT (#Jn 8:58: I am), showed the same divine attributes when he establishes his dwelling among men in the days of NT (#Col 2: 9).

and we beheld his glory. His divinity was veiled certainly taking human form, but the Gospels show, like lightning, glimpses of his divine majesty. The disciples had a glimpse of his divinity on the Mount of Transfiguration (#Mt 17: 1-8). The reference to the glory of Christ, however, was not only visible but also spiritual: they saw him demonstrate his divine attributes or characteristics of God (grace, kindness, mercy, wisdom, truth, etc .; cf. . #Ex 33: 18-23).

glory as of the Father .... Jesus was the only begotten Son of God, and he showed the same glory as his Father. In essence, they have the same nature (cf. #Jn 5: 17-30; 8:19 #Jn; #Jn 10:30). The term "only begotten Son" is an inexact translation for this word is not derived from the verb "lead" but rather evokes the idea that he was "the only beloved of the Father." This means, therefore, that its peculiarity consisted in the fact that he was loved like no other. With these words, Jean underlines the privileged nature of the relationship between the Father and the Son in the Trinity (cf. #Jn 3:16 #Jn 3:18; 1 Jn # 4: 9). It has nothing to do with its origin but with his unique preeminence; this term was p. ex. used about Isaac (# Heb 11:17), who was the second son of Abraham (Ishmael being the eldest; cf. #Ge 16: 15 with #Ge 21: 2-3).

15 ¶ John bare witness of him, and cried, This was he of whom I said: He who comes after me has surpassed me because he was before me.

The testimony of John the Baptist corroborates the statement of the Apostle John says that the incarnate Word is eternal (cf. v. #Jn 1:14).

16 And we have all received from his fullness, and grace for grace;

grace for grace. Expression that underlines the superabundance of grace which was demonstrated by God to men, especially for the benefit of believers (#EP 1: 5-8; #EP 2: 7).

17 For the law was given through Moses; grace and truth came through Jesus Christ.

1: 17-18 in corroborate the truth of v. 14, these vv. establish a contrast to conclude the prologue. The law given by Moses, was not a demonstration of God's grace but his holiness requirements. God designed for the sole purpose of demonstrating the human injustice he feels the need for a Savior, Jesus Christ (#Ro 3: 19-20; 3:10 #Ga -14, #Ga 3: 21-26). In addition, it revealed only part of the truth, and its purpose was essentially preparatory. The reality, the whole truth towards which the law pointed, only came in the person of Jesus Christ.

18 No one has ever seen God; the only Son, who is in the bosom of the Father is the one who has made him known.

who is in the bosom of the Father. Term that denotes mutual intimacy, love and knowledge that exist in the Trinity (see #Jn 13: 23; #Lu 16: 22-23).

made known. Theologians use the term "exegesis", derived from the Greek verb to denote an explanation. John meant that everything Jesus said and did what God is and what he does (#Jn 14: 8-10).

¶ 19 Here is the testimony of John, when the Jews sent from Jerusalem priests and Levites to ask him, Who art thou?

John. Jean, from a family of priests belonged to the tribe of the Levites (#Lu 1: 5). He began his ministry in the Jordan valley when he was about 29 or 30 years with courage and proclaimed that it was essential to repent in preparation for the coming of the Messiah. He was the cousin of Jesus, and he became his prophetic precursor (#Mt 3: 3; #Lu 1: 5-25, 1:36 #Lu).

... the Jews of Jerusalem. Probable allusion to the council, the most important institution that governed the Jews. This authority was controlled by the family of the high priest, and his messengers were naturally priests and Levites, more interested in John's ministry, both in its message through baptism he proposed.

. 1: 19-37 For these verses, John presented the first of many testimonials that attest that Jesus is the Messiah and the Son of God, reinforcing its main theme (#Jn 20: 30-31). The testimony of John the Baptist was given three different dates in three different groups (see verses 1:29 #Jn, #Jn. 1: 35-36). Whenever he spoke of Christ differently and emphasized different aspects about him. The events mentioned in these verses. took place in 26 or 27 AD. BC, just months after the baptism of Jesus by John (cf. #Mt 3: 13-17; #Lu 3: 21-22).

20 He declared, and did not deny, he declared that he was not the Christ.

he was not the Christ. Some thought John was the Messiah (#Lu 3: 15-17).

Christ. This term is the Greek equivalent of the Hebrew meaning "Messiah."

21 And they asked him, What then? Are you Elijah? And he said, I am not. Art thou the prophet? And he answered, No.

What? Are you Elijah? #Mal 4: 5 promised the return of the prophet Elijah before the Messiah establishes his kingdom on earth. If John was the forerunner of the Messiah, was he, he, Elijah? they asked. The angel who announced the birth of John had said that John would come before Jesus "in the spirit and power of Elijah" (#Lu 1:17), indicating that another Elijah, in the sense literally, could come fulfill the prophecy. God sent John was like Elijah, that is to say, he had the same type of ministry, the same power and similar personality to it (# 2R 1: 8; cf. #Mt 3: 4). If they had agreed to receive Jesus as their Messiah, John would have realized this prophecy.

Art thou the prophet? Reference to # of 18: 15-18, which announced the coming of a great prophet like Moses, who would act as his voice. John's time, some interpreted this prophecy as referring to another predecessor of the Messiah, and the NT (#AC 3: 22-23; 7:37 #AC) applies this passage to Jesus.

22 They said to him: Who art thou? that we may give an answer to those who sent us. What sayest thou of thyself?

23 I, he said, I am the voice of one crying in the wilderness: Make straight the way of the Lord, as said Isaiah the prophet.

John quotes and applies #Esa 40: 3 to himself (cf. #Mt 3: 3; #Mr 1: 3; #Lu 3: 4). In the original context of Esa # 40: 3, the prophet hears a voice calls him to prepare a path. This call was a prophetic picture announcing the final return in glory of Israel to her God. Israel would leave its spiritual darkness and alienation through the spiritual redemption accomplished by the Messiah (cf. #Ro 11: 25-27). In all humility, Jean compared himself to a voice rather than a person, forcing the attention to focus on Christ alone (cf. #Lu 17: 10).

24 Those who were sent were of the Pharisees.

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APOCALYPSE OR REVELATION 1: 1 à 20

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