JEAN 19: 1 À 42 + ***JOHN 19 : 1 à 42 + NOTES TO JOHN MACARTHUR

08/08/2015 06:28

JEAN 19: 1 À 42 + ***

 

1 ¶  Alors Pilate prit Jésus, et le fit battre de verges.

 

le fit battre de verges. Il semblerait que Pilate ait fait battre Jésus de verges pour essayer de le faire libérer (voir les vv. #Jn 19:4-6). Il espérait que les Juifs seraient apaisés par cet acte de complaisance de sa part et qu’en constatant la gravité des souffrances de Jésus, ils seraient saisis de compassion et lui demanderaient de le relâcher (voir #Lu 23:13-16). Les verges étaient un supplice horriblement cruel: la victime était attachée nue à un poteau et battue par plusieurs bourreaux, des soldats qui se relayaient pour frapper lorsqu’ils étaient épuisés. Pour ceux qui n’étaient pas citoyens romains, l’instrument de prédilection était une petite poignée en bois, à laquelle étaient fixés plusieurs fouets de cuir. Chacun d’eux se terminait par des morceaux d’os ou de métal. Le supplice des verges était si brutal qu’il était parfois fatal à la victime. Le corps était déchiré et lacéré d’une si horrible façon que muscles, veines et os étaient visibles à l’œil. Ce supplice avait lieu avant l’exécution pour affaiblir la victime ou la déshumaniser (#Esa 53:5). Il semblerait cependant que Pilate avait l’intention de susciter ainsi de la compassion pour Jésus.

2  Les soldats tressèrent une couronne d’épines qu’ils posèrent sur sa tête, et ils le revêtirent d’un manteau de pourpre ; puis, s’approchant de lui,

 

couronne d’épines. Cette « couronne » était faite de longues épines de palmier dattier, tressées pour ressembler à la couronne que portaient les rois orientaux. Ces longues épines s’enfonçaient profondément dans la tête de Jésus, ajoutant encore à sa douleur et à l’effusion de son sang.

manteau de pourpre. Couleur symbole de la royauté. Il s’agit probablement d’un manteau militaire jeté sur les épaules de Jésus, dans le but de se moquer de sa prétention à être le roi des Juifs.

 

3  ils disaient : Salut, roi des Juifs ! Et ils lui donnaient des soufflets.

4  Pilate sortit de nouveau, et dit aux Juifs : Voici, je vous l’amène dehors, afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun crime.

je ne trouve en lui aucun crime. Jean montre clairement que Jésus n’était coupable d’aucun péché, d’aucun crime, pour que sautent aux yeux l’injustice et la culpabilité des Juifs autant que des Romains, qui se chargèrent de l’exécution.

5  Jésus sortit donc, portant la couronne d’épines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit : Voici l’homme.

Voici l’homme. Pilate présente Jésus de façon spectaculaire, suite à la torture qu’il a subie. Il devait avoir les chairs enflées, meurtries, et être couvert de sang. En le présentant comme un malheureux battu et lamentable, le gouverneur romain espérait sans doute que le peuple choisirait de le relâcher. Les mots de Pilate sont sarcastiques, car il tente de faire comprendre aux autorités juives que Jésus n’a rien du dangereux criminel pour lequel ils le font passer.

6  Lorsque les principaux sacrificateurs et les huissiers le virent, ils s’écrièrent : Crucifie ! crucifie ! Pilate leur dit : Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ; car moi, je ne trouve point de crime en lui.

 

Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le. Les pronoms « vous » et « lui » ont une force emphatique qui trahit le dégoût et l’indignation que ressentait Pilate devant leur dureté vis-à-vis de Jésus.

7  Les Juifs lui répondirent : Nous avons une loi ; et, selon notre loi, il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu.

 

Nous avons une loi. Probable allusion à #Lé 24: 16: « Celui qui blasphémera le nom de l’Éternel sera puni de mort. » L’accusation de blasphème (#Jn 5:18 ; #Jn 8:58-59 ; #Jn 10:33, #Jn 10:36) était l’élément central du procès intenté contre Jésus devant Caïphe.

8  Quand Pilate entendit cette parole, sa frayeur augmenta.

 

sa frayeur augmenta. Beaucoup de dirigeants romains étaient profondément superstitieux. Alors que les Juifs interprétaient les prétentions de Jésus comme messianiques, les Gréco-Romains, en entendant ce titre de « Fils de Dieu », rangeaient Jésus dans la catégorie des « hommes divins » doués de pouvoirs surnaturels. Pilate a peur, car il vient de fouetter et torturer quelqu’un qui pourrait le frapper de malédiction ou de vengeance.

9  Il rentra dans le prétoire, et il dit à Jésus : D’où es-tu ? Mais Jésus ne lui donna point de réponse.

 

D’où es-tu? Il s’inquiète des origines de Jésus. Son esprit superstitieux le pousse à se demander à qui il a affaire.

10  Pilate lui dit : Est-ce à moi que tu ne parles pas ? Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te crucifier, et que j’ai le pouvoir de te relâcher ?

11  Jésus répondit : Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir, s’il ne t’avait été donné d’en haut. C’est pourquoi celui qui me livre à toi commet un plus grand péché.

 

La déclaration de Jésus souligne que même le mal le plus horrible n’échappe pas à la souveraineté de Dieu. Pilate ne contrôlait pas grand-chose, mais cela ne l’exonérait en rien de sa responsabilité morale quant à ses actes. Confronté à l’opposition et au mal, Jésus trouvait souvent sa consolation dans la certitude de la souveraineté de son Père (p. ex. #Jn 6:43-44,65 ; #Jn 10:18,28-29).

 

celui qui me livre à toi commet un plus grand péché. Allusion soit à Judas soit à Caïphe. Puisque Caïphe avait pris une part active dans le complot contre Jésus (#Jn 11:49-53) et présidait le sanhédrin, il pourrait bien être visé en priorité (#Jn 18: 30, #Jn 18: 35). Toutefois, le point crucial ne concerne pas tant l’identité de la personne que sa culpabilité: on avait fait comparaître Jésus devant Pilate avec une froide détermination, en passant outre les règlements, après avoir vu et entendu toutes les preuves irréfutables qu’il était effectivement le Messie et le Fils de Dieu. Pilate n’en avait pas bénéficié.

 

12  Dès ce moment, Pilate cherchait à le relâcher. Mais les Juifs criaient : Si tu le relâches, tu n’es pas ami de César. Quiconque se fait roi se déclare contre César.

 

tu n’es pas ami de César. Déclaration pleine d’ironie dans la bouche des Juifs, car leur propre haine vis-à-vis de Rome ne faisait pas d’eux non plus des amis de César. Ils savaient pertinemment que Pilate craignait César Tibère (empereur sous le règne duquel Jésus fut crucifié) car c’était un individu suspect qui appliquait ses châtiments avec une implacable cruauté. Pilate avait déjà déclenché des émeutes parmi les Juifs de la région, par ses initiatives malheureuses. Il se savait surveillé par Rome. Les Juifs l’intimidèrent en le menaçant, s’il n’exécutait pas Jésus, de nouveaux soulèvements qui lui coûteraient peut-être son poste.

 

13  Pilate, ayant entendu ces paroles, amena Jésus dehors ; et il s’assit sur le tribunal, au lieu appelé le Pavé, et en hébreu Gabbatha.

 

au tribunal. Pilate capitule sous la pression (v. #Jn 19: 12) et se prépare à rendre son verdict sur la base de l’accusation de départ: sédition contre Rome. Le « tribunal » était la place où siégeait le gouverneur lorsqu’il rendait son verdict. Son siège était placé à un endroit pavé de dalles, connu sous le nom de « Pavé ». L’ironie, c’est que Pilate prononça un jugement contre celui à qui le Père en personne avait remis tout jugement (#Jn 5:22) et qui rendrait plus tard un verdict de juste condamnation contre lui.

14  C’était la préparation de la Pâque, et environ la sixième heure. Pilate dit aux Juifs : Voici votre roi.

 

la préparation de la Pâque. Avec ce renvoi au jour précédant la Pâque, où la préparation battait son plein, Jean présente Jésus comme envoyé à son exécution au moment où les agneaux de la Pâque étaient égorgés.

 

environ la sixième heure. Jean compte ici les heures selon la méthode romaine, qui commence à minuit. Selon cette manière juive de compter, la crucifixion eut lieu à 9 heures du matin. Jean note qu’il était environ la sixième heure lorsque Pilate condamna Jésus à être crucifié (#Jn 19: 14). Comme Jean utilise apparemment la méthode romaine de compter les heures (en partant de minuit), la 6e heure de Jean devait correspondre à 6 heures du matin.

Voici votre roi. Pilate dit cela par moquerie: comment un malheureux aussi lamentable et maltraité peut-il représenter un roi pour eux? Cette moquerie se poursuivra avec le panneau cloué sur la croix (vv. #Jn 19:19-22).

 

15  Mais ils s’écrièrent : Ôte, ôte, crucifie-le ! Pilate leur dit : Crucifierai-je votre roi ? Les principaux sacrificateurs répondirent : Nous n’avons de roi que César.

16 ¶  Alors il le leur livra pour être crucifié. Ils prirent donc Jésus, et l’emmenèrent.

17  Jésus, portant sa croix, arriva au lieu du crâne, qui se nomme en hébreu Golgotha.

 

portant sa croix. Désigne la barre horizontale de la croix. Le condamné devait la porter sur ses épaules jusqu’au lieu de son exécution. Jésus parvint à la porter jusqu’à la porte de la ville, mais à cause de la brutalité des traitements qu’il avait subis, il fallut que quelqu’un d’autre la porte à sa place (Simon de Cyrène, #Mt 27:32 ; #Mr 15: 21 ; #Lu 23: 26).

 

Golgotha. Transcription du grec qui, à son tour, est une traduction du mot araméen signifiant « crâne ». Cet endroit devait sûrement son nom à son aspect. La localisation précise du site n’est pas certaine.

 

18  C’est là qu’il fut crucifié, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu.

 

il fut crucifié. On obligea Jésus à s’allonger par terre, et ses bras furent étendus et cloués sur la barre horizontale qu’il avait portée. On hissait ensuite cette barre, le supplicié accroché dessus, et on la fixait sur le poteau vertical. Les pieds étaient cloués sur le bas du poteau, et on clouait parfois dessous un bout de bois qui servait d’appui à la victime, non pour la soulager mais pour prolonger et augmenter son agonie. Nu et battu, Jésus aurait ainsi pu rester exposé à la brûlure du soleil pendant des heures, voire des jours. Pour respirer, le crucifié devait pousser sur les jambes et tirer sur les bras, ce qui provoquait des douleurs atroces. Des crampes musculaires torturaient le corps tout entier. Se laisser aller entraînait l’asphyxie, de sorte que la lutte pour la vie continuait.

 

deux autres. #Mt 27:38 et #Lu 23: 33 emploient au sujet de ces deux crucifiés le même mot que pour Barabbas: c’étaient des guérilleros.

 

19 ¶  Pilate fit une inscription, qu’il plaça sur la croix, et qui était ainsi conçue : Jésus de Nazareth, roi des Juifs.

 

19:19-22

fit une inscription. Il était de coutume, lors de ces exécutions, de placer une tablette ou un petit panneau autour du cou du condamné tandis qu’il se dirigeait vers le lieu de son exécution. Le panneau était ensuite cloué sur la croix (voir #Mt 27:37 ; #Mr 15: 26 ; #Lu 23: 38). Pilate se servit de cette occasion pour se venger  en se moquant d’eux - des Juifs qui l’avaient menacé pour le forcer à prononcer cette condamnation.

 

20  Beaucoup de Juifs lurent cette inscription, parce que le lieu où Jésus fut crucifié était près de la ville : elle était en hébreu, en grec et en latin.

21  Les principaux sacrificateurs des Juifs dirent à Pilate : N’écris pas : Roi des Juifs. Mais écris qu’il a dit: Je suis roi des Juifs.

22  Pilate répondit : Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit.

23  Les soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique, qui était sans couture, d’un seul tissu depuis le haut jusqu’en bas.

 

ses vêtements …  aussi sa tunique. Traditionnellement, les vêtements du condamné devenaient la propriété des bourreaux. La répartition de ces dépouilles suggère que le groupe chargé de l’exécution se composait de quatre soldats (cf. #Ac 12:4). La tunique se portait serrée au corps. Le pluriel « vêtements » renvoie à d’autres habits, probablement les sandales, la ceinture et le couvre-chef.

 

24  (19-23) Et ils dirent entre eux: (19-24) Ne la déchirons pas, mais tirons au sort à qui elle sera. Cela arriva afin que s’accomplît cette parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes vêtements, Et ils ont tiré au sort ma tunique. Voilà ce que firent les soldats.

 

Jean cite #Ps 22: 19. Dans le psaume, harcelé par la détresse et les moqueries que lui infligent ses adversaires, David utilise, pour faire sentir la profondeur de son affliction, l’image du partage des vêtements de la victime entre les bourreaux. Curieusement, il décrit ainsi une forme d’exécution qu’il ne peut avoir vue de ses yeux, car elle n’existait pas de son temps. Ce passage prophétise donc par typologie la venue de Jésus, l’héritier de David, sur le trône messianique (voir #Mt 27:46 ; #Mr 15: 34).

 

25  Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala.

 

Bien que le nombre exact des femmes présentes effectivement au pied de la croix soit controversé, Jean parle probablement de quatre et non pas de trois femmes: deux qu’il désigne nommément et deux autres auxquelles il fait allusion sans les nommer:

1° « sa mère » (Marie);

2° « la sœur de sa mère » (probablement Salomé #Mr 15: 40, la sœur de Marie et la mère de Jacques et Jean, fils de Zébédée #Mt 27:56-57 ; #Mr 15: 40);

3° « Marie, femme de Cléopas » (mère de Jacques le mineur et de Joseph, #Mt 27:56);

4° Marie de Magdala (village sur la rive ouest de la mer de Galilée, à 3 à 5 km au nord de Tibériade). Cette Marie joue un rôle de premier plan dans le récit de la résurrection (voir #Jn 20:1-18 ; cf. #Lu 8:2-3 où Jésus la libère de sept démons).

 

26  Jésus, voyant sa mère, et auprès d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : Femme, voilà ton fils.

 

le disciple qu’il aimait. Allusion à Jean. Étant l’aîné, et donc le gagne-pain de la famille avant de commencer son ministère, Jésus ne confia pas cette responsabilité à ses frères, car ils n’approuvaient pas son œuvre et ne croyaient pas en lui (#Jn 7:3-5); ils n’étaient probablement même pas présents à ce moment-là (ne serait-ce que du fait que leur maison se trouvait à Capernaüm, voir #Jn 2:12).

 

27  Puis il dit au disciple : Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui.

28  Après cela, Jésus, qui savait que tout était déjà consommé, dit, afin que l’Écriture fût accomplie: J’ai soif.

29  Il y avait là un vase plein de vinaigre. Les soldats en remplirent une éponge, et, l’ayant fixée à une branche d’hysope, ils l’approchèrent de sa bouche.

 

Ce breuvage ne doit pas être confondu avec le « vin mêlé de fiel » qu’on lui offrit sur le chemin de la croix (#Mt 27:34) et qui était destiné à apaiser un peu ses souffrances. On lui fit boire cela pour prolonger sa vie et ainsi faire durer la torture et la douleur encore plus longtemps (cf. #Mr 15: 36). Le vin était le gros rouge bon marché que buvaient les soldats. L’emploi de ce mot rappelle le #Ps 69:22, où le même mot apparaît dans la LXX. L’hysope est une petite plante, idéale pour les aspersions (voir #Ex 12:22).

 

30  Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l’esprit.

 

Tout est accompli. Le verbe suggère l’idée d’accomplir une tâche et, dans un contexte religieux, de remplir ses obligations religieuses (voir #Jn 17: 4). Toute l’œuvre de la rédemption était désormais accomplie. Le mot grec traduit ici par « tout est accompli » apparaît dans des papyri que l’on a retrouvés; il s’agit de reçus relatifs au paiement de taxes, et il y signifie « entièrement payé » (voir #Col 3:13-14).

 

il rendit l’esprit. Expression qui signale que Jésus a remis son esprit à Dieu par un acte volontaire. Personne ne lui a pris la vie, car c’est lui qui l’a abandonnée pour nous volontairement et de bonne grâce (voir #Jn 10:17-18).

 

31 ¶  Dans la crainte que les corps ne restassent sur la croix pendant le sabbat, car c’était la préparation, et ce jour de sabbat était un grand jour, — les Juifs demandèrent à Pilate qu’on rompît les jambes aux crucifiés, et qu’on les enlevât.

 

la préparation. Cela désigne le vendredi, jour qui précédait ou « préparait » le jour du sabbat.

 

ne restent sur la croix pendant le sabbat. Les Romains avaient coutume d’attendre que les crucifiés meurent sur la croix (cela pouvait prendre plusieurs jours) et de les y laisser pourrir pour que les vautours déchiquettent leur corps. La loi mosaïque, pour sa part, précisait que toute personne pendue au bois (le plus souvent après l’exécution proprement dite) ne devait pas rester là jusqu’au lendemain (#De 21:22-23). De tels suppliciés se trouvaient sous la malédiction divine, et les laisser ainsi exposés à la vue de tous risquait de profaner le pays.

 

qu’on rompe les jambes aux crucifiés. Lorsque, pour une raison quelconque, les Romains voulaient abréger les souffrances d’un crucifié, ils lui brisaient les jambes avec un maillet en fer. Cet acte entraînait un nouveau traumatisme et une nouvelle effusion de sang, mais cela empêchait au moins le crucifié de pousser sur ses jambes pour continuer de respirer. La victime avait alors tôt fait de mourir asphyxiée.

 

32  Les soldats vinrent donc, et ils rompirent les jambes au premier, puis à l’autre qui avait été crucifié avec lui.

33  S’étant approchés de Jésus, et le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes ;

34  mais un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il sortit du sang et de l’eau.

 

Lorsque le soldat perça avec sa lance le côté de Jésus, l’arme s’enfonça profondément, si l’on en juge par le jaillissement soudain de sang et d’eau. Elle perça soit le cœur de Jésus, soit la cavité en bas de la poitrine. Quoi qu’il en soit, Jean mentionne le jaillissement de sang et d’eau pour souligner qu’il ne pouvait subsister l’ombre d’un doute quant à la mort de Jésus.

 

35  Celui qui l’a vu en a rendu témoignage, et son témoignage est vrai ; et il sait qu’il dit vrai, afin que vous croyiez aussi.

 

Celui qui l’a vu. C’est-à-dire l’apôtre Jean, qui fut témoin de tous ces événements (v. #Jn 19: 26 ; #Jn 13: 23 ; #Jn 20: 2 ; #Jn 21: 7, #Jn 21: 20 ; cf. #1Jn 1:1-4).

 

36  Ces choses sont arrivées, afin que l’Écriture fût accomplie : Aucun de ses os ne sera brisé.

 

19:36-37 Jean cite #Ex 12:46 ou #No 9:12, où il est spécifié qu’aucun des os de l’agneau tué à la Pâque ne doit être brisé. Puisque le N.T. dépeint Jésus comme l’Agneau de la Pâque qui enlève le péché du monde (#Jn 1:29 ; cf. #1Co 5:7 ; #1Pi 1:19), ces vv. ont une signification typologiquement prophétique. La citation du v. 37 provient de #Za 12:10, qui indique que Dieu lui-même fut percé lorsque son représentant, le berger (#Za 13: 7 ; cf. #Za 11:4, #Za 11:8-9, #Za 11:15-17), le fut. L’angoisse et la contrition des Juifs dans le passage de Za du fait des blessures infligées au berger de Dieu est typologiquement prophétique du temps de la venue du Fils de Dieu, le Messie, où Israël portera le deuil pour avoir rejeté et tué son roi (cf. #Ap 1:7).

 

37  Et ailleurs l’Écriture dit encore : Ils verront celui qu’ils ont percé.

38 ¶  Après cela, Joseph d’Arimathée, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate la permission de prendre le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Il vint donc, et prit le corps de Jésus.

 

Joseph d’Arimathée. Cet homme est cité dans les quatre Évangiles, et seulement en rapport avec la mise au tombeau de Jésus. Les synoptiques rapportent qu’il était membre du sanhédrin (#Mr 15: 43), qu’il était riche (#Mt 27:57) et qu’il avait soif du royaume de Dieu (#Lu 23: 51). Jean parle en termes négatifs des disciples non déclarés de Christ (voir #Jn 12:42-43), mais puisque Joseph risqua sa réputation, voire sa vie, en demandant officiellement le corps de Jésus, il le présente sous un jour plus favorable.

 

39  Nicodème, qui auparavant était allé de nuit vers Jésus, vint aussi, apportant un mélange d’environ cent livres de myrrhe et d’aloès.

 

environ cent livres. Ce mélange d’épices pesait environ 30 kg. La myrrhe était une résine caoutchouteuse très odorante, et les Juifs en faisaient une poudre qu’ils mélangeaient avec de l’aloès, poudre extraite du bois de santal aromatique. Les Juifs n’embaumaient pas les corps mais utilisaient cette méthode qui leur était spécifique pour couvrir les odeurs de putréfaction.

 

40  Ils prirent donc le corps de Jésus, et l’enveloppèrent de bandes, avec les aromates, comme c’est la coutume d’ensevelir chez les Juifs.

 

de bandes, avec les aromates. Les épices étaient probablement déposées sur toute la longueur des pièces de lin dont le corps de Jésus fut alors enveloppé. On plaçait aussi des épices dessous, et peut-être autour. La résine, collante, permettait au tissu d’adhérer.

 

41  Or, il y avait un jardin dans le lieu où Jésus avait été crucifié, et dans le jardin un sépulcre neuf, où personne encore n’avait été mis.

 

19:41-42

jardin …  sépulcre neuf. Seul Jean rapporte que le tombeau se trouvait près de l’endroit où Jésus fut crucifié. Puisque le sabbat, jour où devait cesser tout travail, était imminent (dès 6 heures, au coucher du soleil), cette proximité tombait à point. Jean ne mentionne pas le fait que Joseph d’Arimathée roula une pierre devant l’entrée du tombeau et que Marie, la mère de Josés, et Marie de Magdala, virent où le corps de Jésus avait été déposé (#Mr 15: 47).

 

42  Ce fut là qu’ils déposèrent Jésus, à cause de la préparation des Juifs, parce que le sépulcre était proche.

 

 

JOHN 19 : 1 à 42 + NOTES TO JOHN MACARTHUR

 

1 ¶ Then Pilate took Jesus and scourged him.

 

the scourged. It seems that Pilate had Jesus beaten with rods to try to free him (see vv #Jn. 19: 4-6). He hoped that the Jews would be appeased by this act of kindness on his part and that, in finding the severity of the suffering of Jesus, they would be seized with compassion and ask him to release it (see #Lu 23: 13-16). The yards were a horribly cruel punishment: the victim was tied naked to a pole and beaten by several torturers, soldiers took turns hitting when they were exhausted. For those who were not Roman citizens, the favorite instrument was a small wooden handle, to which were attached several whips of leather. Each ended with pieces of bone or metal. The torture yards was so brutal that sometimes it was fatal to the victim. The body was torn and lacerated a horrible way muscles, veins and bones were visible to the eye. This punishment was before the execution to weaken the victim or dehumanize (#Esa 53: 5). It seems, however, that Pilate had intended to provoke and compassion for Jesus.

 

2 And the soldiers platted a crown of thorns put it on his head, and arrayed him in a purple robe; then, approaching him,

 

crown of thorns. This "crown" was made of long date palm thorns woven to resemble the crown worn by the Eastern kings. These long spines sank deeply into Jesus' head, adding to her pain and the shedding of his blood.

purple robe. Color symbol of royalty. This is probably a military cloak thrown over the shoulders of Jesus, in order to make fun of its claim to be the king of the Jews.

 

3 They said, Hi, King of the Jews! And they gave him blows.

4 Pilate therefore went forth again, and saith unto them, Behold, I bring him forth to you, that you may know that I find no fault in him.

 

I find no fault in him. John clearly shows that Jesus was not guilty of any sin, no crime, for obvious injustice and the guilt of the Jews as much as the Romans, who took charge of the execution.

 

5 Then came Jesus forth, wearing the crown of thorns and the purple robe. Pilate said to them: Behold the Man.

 

Here is the man. Pilate presents Jesus dramatically, due to the torture he suffered. He must have swollen flesh, bruised, and be covered in blood. By presenting it as an unfortunate and lamentable defeated, the Roman governor probably hoped that the people would choose to release it. Pilate's words are sarcastic as it attempts to explain to the Jewish authorities that Jesus did nothing dangerous criminal for which they do pass.

 

6 When the chief priests and the officers saw him, they cried out, Crucify him! Crucify! Pilate said unto them, Take him yourselves and crucify him; for I find no fault in him.

 

Take him yourselves and crucify him. The pronouns "you" and "him" are emphatic force that betrays disgust and indignation felt before Pilate them vis-à-vis hardness of Jesus.

 

7 The Jews answered him, We have a law, and by our law he ought to die, because he made himself the Son of God.

 

We have a law. Probable allusion to Lev # 24: 16: "He who blasphemes the name of the LORD shall die. "The blasphemy charge (#Jn 5:18; #Jn 8: 58-59; 10:33 #Jn, #Jn 10:36) was the focus of the trial against Jesus before Caiaphas.

 

8 When Pilate therefore heard that saying, he was more afraid.

 

her more afraid. Many Roman rulers were deeply superstitious. While the Jews interpreted Jesus' messianic pretensions as the Greco-Romans, hearing the title "Son of God," Jesus ranged in the category of "divine men" endowed with supernatural powers. Pilate was afraid because he just whipping and torturing someone who could hit the curse or vengeance.

 

9 He went back into the courtroom, and said to Jesus, Whence art thou? But Jesus gave him no answer.

 

Where are you from? He worries about the origins of Jesus. His superstitious mind led him to wonder who he is dealing with.

 

10 Pilate said to him, Is it me you do not speak? Knowest thou not that I have power to crucify thee, and I have power to release thee?

11 Jesus answered, You would have no power over me, unless it were given thee from above. Therefore he that delivered me unto thee hath the greater sin.

 

Jesus' statement points out that even the most terrible evil does not escape God's sovereignty. Pilate did not control much, but that did nothing absolved of moral responsibility for his actions. Faced with the opposition and evil, Jesus often found consolation in the certainty of the sovereignty of his Father (eg #Jn 6: 43 to 44.65; #Jn 10:.. 18.28 to 29).

 

he that delivered me unto thee hath the greater sin. Referring either Judas or Caiaphas. Since Caiaphas had taken an active part in the plot against Jesus (#Jn 11: 49-53) and chaired the council, it could well be referred priority (#Jn 18: 30 #Jn 18: 35). However, the crucial point is not so much the identity of the person guilty: they had to appear before Pilate Jesus with cold determination, overriding rules, having seen and heard all the irrefutable evidence that he was indeed the Messiah and the Son of God. Pilate had not benefited.

 

12 From this time Pilate sought to release him. But the Jews cried, If thou release this man, thou art not Caesar's friend. Whoever makes himself a king speaketh against Caesar.

 

thou art not Caesar's friend. Full statement of irony in the mouth of the Jews, because their own hatred vis-à-vis Rome was not either of them friends of Caesar. They knew that Pilate feared Tiberius Caesar (emperor in whose reign Jesus was crucified) as it was a suspicious individual who applied his punishment with relentless cruelty. Pilate had already sparked riots among the Jews of the region, its unfortunate initiatives. He knew he was watched by Rome. The Jews intimidated and threatened him if he did not carry Jesus, new uprisings that may cost him his job.

 

13 Pilate therefore heard that saying, he brought Jesus forth, and he sat on the judgment seat at a place called the Pavement, in Hebrew Gabbatha.

 

in court. Pilate capitulated under pressure (#Jn v. 19: 12) and is preparing to give its verdict on the basis of the initial accusation of sedition against Rome. The "court" was the place where the governor sat when rendered his verdict. His seat was placed in a paved area slabs, known as a "Pad". The irony is that Pilate delivered a judgment against him to whom the Father in person had committed all judgment (#Jn 5:22) which later would make a fair verdict of guilty against him.

14 It was the preparation of the passover, and about the sixth hour. Pilate said to the Jews: Behold your king.

 

the preparation of the Passover. With this reference to the day preceding the Passover, where the preparation was in full swing, John presents Jesus as sent to scripts when the Passover lambs were slaughtered.

 

about the sixth hour. Jean account within the hours according to the Roman method, which begins at midnight. According to the Jewish method of counting, the crucifixion took place at 9 am. John notes that it was about noon when Pilate condemned Jesus to be crucified (#Jn 19: 14). As John apparently uses the Roman method of counting hours (starting from midnight), the 6th time Jean had to match 6am.

Here is your king. Pilate said this mockery: how can an unfortunate and lamentable abused represent a king for them? This mockery will continue with the sign nailed to the cross (vv #Jn. 19: 19-22).

 

15 But they cried out, Away with, removes, crucify him! Pilate said to them, Shall I crucify your king? The chief priests answered, We have no king but Caesar.

16 ¶ Then he delivered him to be crucified. They took Jesus, and led him away.

17 And he bearing his cross, to the place of a skull, which is called in Hebrew Golgotha.

 

carrying his cross. Means the horizontal bar of the cross. The condemned was to carry on his shoulders to the place of execution. Jesus came to bring to the door of the city, but because of the brutality of his treatment, it was necessary that someone else the door for him (Simon of Cyrene, #Mt 27 : 32; #Mr 15: 21; #Lu 23: 26).

 

Golgotha. Greek transcription which in turn is a translation of the Aramaic word for "skull." This place probably owes its name to its appearance. The precise location of the site is uncertain.

 

18 There he was crucified and with him two others, one on each side, and Jesus in the middle.

 

he was crucified. Jesus is forced to lie on the ground, and his arms were stretched and nailed on the horizontal bar he had worn. Then hoisted the bar, hung on the tortured, and is fixed on the vertical post. The feet were nailed to the bottom of the pole, and sometimes we nailed beneath a piece of wood that served as support for the victim not to relieve it but to extend and increase his agony. Naked and beaten, and Jesus would have remained exposed to the burning sun for hours, even days. To breathe, the crucified had to push on the legs and shoot the arms, causing excruciating pain. Muscle cramps tortured the whole body. Indulge led asphyxiation, so the fight for life continued.

 

two others. #Mt #Lu 27:38 and 23: 33 employ about these two crucified the same word for Barabbas: they were guerrillas.

 

19 ¶ And Pilate wrote a title, and put on the cross, and there was written: Jesus of Nazareth, King of the Jews.

 

19: 19-22

wrote a title. It was customary at these executions, to place a tablet or a small panel condemned around the neck as he walked to the place of execution. The panel was then nailed to the cross (see #Mt 27:37; #Mr 15: 26; #Lu 23: 38). Pilate made use of this opportunity to take revenge by making fun of them - Jews who had threatened to force it to pronounce the sentence.

 

20 Many of the Jews read this inscription, because the place where Jesus was crucified was nigh to the city: and it was written in Hebrew, Greek and Latin.

21 The chief priests of the Jews said to Pilate, Write not, King of the Jews. But that he said, I am King of the Jews.

22 Pilate answered, What I have written I have written.

23 When the soldiers had crucified Jesus, took his garments, and made four parts, one for each soldier. And also his coat was without seam, woven from the top throughout.

 

his clothes ... also his tunic. Traditionally, the clothes became the property of the convicted torturers. The distribution of these remains suggest that the group responsible for the implementation consisted of four soldiers (cf. #AC 12: 4). The tunic was tight to the body. The plural "clothes" refers to other dresses, probably sandals, belt and hat.

 

24 (19-23) And they said to one another (19-24) Instead of tearing it, but cast lots for which it will be. This was to be fulfilled the words of Scripture: They divided my garments, and they cast lots for my clothing. This is what the soldiers did.

 

John quotes #PS 22: 19. In the psalm, distress and harassed by the taunts that inflict his opponents, David used to feel the depth of his affliction, image sharing clothes of the victim between the executioners . Curiously, he described an embodiment it can not have sight of his eyes, because it did not exist in his time. This passage therefore prophesy typology the coming of Jesus, the heir of David, the Messianic throne (see #Mt 27:46; #Mr 15: 34).

 

25 Near the cross of Jesus stood his mother and his mother's sister, Mary the wife of Cleophas, and Mary Magdalene.

 

Although the exact number of women actually present at the foot of the cross is controversial, probably Jean speaks of four, not three women: two that specifically designates and two others which he alludes without naming them:

1. "mother" (Mary);

2. "the sister of his mother" (probably Salome #Mr 15: 40, the sister of Mary the mother of Jacques and John, son of Zebedee #Mt 27: 56-57; #Mr 15: 40);

3. "Mary the wife of Cleophas" (mother of the minor Jacques and Joseph #Mt 27:56);

4. Mary Magdalene (village on the west bank of the Sea of ​​Galilee, at 3-5 km north of Tiberias). This Marie plays a leading role in the story of the resurrection (see #Jn 20: 1-18; cf. #Lu 8: 2-3 where Jesus frees seven demons).

 

26 Jesus saw his mother, and the disciple whom he loved, says to his mother: Woman, behold thy son.

 

the disciple he loved. Allusion to John. Being the eldest, and thus the livelihood of the family before beginning his ministry, Jesus was not entrusted this responsibility to his brothers, as they did not approve of his work and did not believe in him (#Jn 7: 3 -5); they were probably not even present at that time (not least as the fact that their home was in Capernaum, see #Jn 2:12).

 

27 Then he said to the disciple, Behold thy mother. And from that hour the disciple took her to his.

28 After this, Jesus knowing that all was now finished, said, that the scripture might be fulfilled, I thirst.

29 There was a vessel full of vinegar. The soldiers filled a sponge, and having attached to a branch of hyssop, they put it up to his mouth.

 

This drink should not be confused with the "wine mingled with gall" that offered him the way of the cross (#Mt 27:34) and was intended to appease a little suffering. They made him drink it to extend its life and thus to prolong the torture and pain even longer (see #Mr 15: 36). The wine was cheap wholesale red as the soldiers drank. The use of this word reminds #PS 69:22, where the same word appears in the LXX. Hyssop is a small plant, ideal for spraying (see #Ex 12:22).

 

30 When Jesus had received the vinegar, he said, It is finished. And he bowed his head, he gave up his spirit.

 

It is finished. The verb suggests an idea to do a task in a religious context, to fulfill his religious obligations (see #Jn 17: 4). All the work of redemption was now accomplished. The Greek word here translated "It is finished" appears in the papyri that have been found; it is received on the payment of taxes, and he means "paid in full" (see #Col 3: 13-14).

 

he gave up his spirit. Expression that indicates that Jesus gave his spirit to God by a voluntary act. Nobody took his life, for it is he who abandoned us voluntarily and willingly (see #Jn 10: 17-18).

 

31 ¶ In the fear that the bodies should not remain upon the cross on the sabbath, as it was the preparation, that sabbath day was an high day - the Jews asked Pilate that their legs should break crucified, and they taken away.

 

the preparation. This means the Friday, the day that preceded or "preparing" the Sabbath.

 

do not remain on the cross on the Sabbath. The Romans were in the habit of waiting for dying crucified on the cross (this could take several days) and leave them there to rot for the vultures shred their bodies. The Mosaic law, for its part, stated that anyone hanging on the wood (usually after the actual execution) was not to remain there overnight (# of 21: 22-23). Such executed were under the curse of God, and let the well exposed to the sight of all might desecrate the country.

 

they break their legs crucified. When, for whatever reason, the Romans wanted to shorten the suffering of a crucified, they broke his legs with an iron mallet. This act resulted in a new trauma and further bloodshed, but at least it prevented the crucified to push his legs to continue to breathe. The victim was then quick to die asphyxiated.

 

32 The soldiers therefore came and broke the legs of the first, and of the other which was crucified with him.

33 when they came to Jesus, and saw dead already, they brake not his legs:

34 But one of the soldiers pierced his side with a spear, and immediately there came out blood and water.

 

When the soldier pierced with a lance the side of Jesus, the weapon sank deep, if we judge by the sudden outpouring of blood and water. It is pierced the heart of Jesus, or the cavity at the bottom of the chest. Anyway, John mentions the blood spurted water to emphasize that there could exist a shadow of a doubt about the death of Jesus.

 

35 And he that saw it bare record, and his testimony is true; and he knoweth that he saith true, that ye might believe.

 

He who has seen it. That is to say, the apostle John, who witnessed all these events (#Jn v. 19: 26; #Jn 13: 23; #Jn 20: 2; #Jn 21: 7, 21 #Jn: 20; cf. 1 Jn # 1: 1-4).

 

36 These things were done, that the scripture might be fulfilled, A bone of him shall be broken.

 

19: 36-37 cites Jean #Ex #No 12:46 or 9:12, where it is specified that none of the bones of the Passover lamb killed must not be broken. Since the NT portrays Jesus as the Passover Lamb who takes away the sin of the world (#Jn 1:29; cf. 1 Cor # 5: 7; 1 Peter 1:19 #), these vv. typologically have prophetic significance. Quote of v. 37 comes from #Za 12:10, which indicates that God himself was pierced when its representative, the shepherd (#Za 13: 7; cf. #Za 11: 4, #Za 11: 8-9, 11 #Za : 15-17), was. The anguish and contrition of Jews in the passage Za because of injuries to shepherd God is typologically prophetic time of the coming of the Son of God, the Messiah, which Israel will mourn for having rejected and killed his king (see #Ap 1: 7).

 

37 And again another scripture saith, They shall look on him whom they pierced.

38 ¶ And after this Joseph of Arimathea, being a disciple of Jesus, but secretly for fear of the Jews, asked Pilate that he might take the body of Jesus. And Pilate gave him. So he came and took the body of Jesus.

 

Joseph of Arimathea. This man is mentioned in all four Gospels, and only in connection with the burial of Jesus. Synoptic report that it was a member of the Sanhedrin (#Mr 15: 43), he was rich (#Mt 27:57) and he was thirsty of God's kingdom (#Lu 23: 51). John speaks in negative terms undeclared disciples of Christ (see #Jn 12: 42-43), but since Joseph risked his reputation and even his life, formally requesting the body of Jesus, he presents it in a more favorable light.

 

39 Nicodemus, who at first came to Jesus by night, also came bringing a mixture of about a hundred pounds of myrrh and aloes.

 

about a hundred pounds. This blend of spices weighed about 30 kg. Myrrh was a rubbery resin very fragrant, and the Jews were in a powder which they mixed with aloe powder extracted from aromatic sandalwood. The Jews did not embalmed the body, but used this method was to cover their specific odor of putrefaction.

 

40 They took the body of Jesus and bound it in linen cloths with the spices, as is the burial custom of the Jews.

 

strips with the spices. The spices were probably deposited on the entire length of linen rooms including the body of Jesus was then wrapped. Also placed under spices, and perhaps around. The resin, sticky, allowing the fabric to join.

 

41 Now there was a garden in the place where Jesus was crucified, and in the garden a new sepulcher, wherein was never man yet laid.

 

19: 41-42

garden ... new tomb. Only John records that the tomb was near the place where Jesus was crucified. Because the Sabbath day was to stop all work, was imminent (from 6 pm to sunset), this proximity was timely. John does not mention the fact that Joseph of Arimathea rolled a stone before the entrance of the tomb and Mary the mother of Joses, and Mary Magdalene, saw where Jesus' body was laid (#Mr 15: 47) .

 

42 It was there they laid Jesus, because of the preparation of the Jews, because the tomb was near.

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