JOUR 49 DE 130 : NOUVEAU TESTAMENT

30/09/2018 00:26

JOUR 49 DE 130 : NOUVEAU TESTAMENT

 

ACTES 8 ET 9

 

ACTES 8 * 1 à 40
 

1 ¶  Saul avait approuvé le meurtre d’Etienne. Il y eut, ce jour-là, une grande persécution contre l’Église de Jérusalem ; et tous, excepté les apôtres, se dispersèrent dans les contrées de la Judée et de la Samarie.

approuvé. La haine meurtrière que Paul vouait aux croyants trouve son expression ici dans son attitude à l’égard d’Etienne (#1Ti 1:13-15).

excepté les apôtres. Ils restèrent à Jérusalem à cause de leur consécration à Christ, pour entourer ceux qui étaient restés dans la ville et pour continuer à évangéliser la région (cf. #Ac 9:26-27).

se dispersèrent. Conduite par un Juif nommé Saul de Tarse, la persécution dispersa les membres de l’Église de Jérusalem et ouvrit la voie à la première campagne missionnaire de l’Église. Ils n’eurent cependant pas tous à fuir, car la persécution porta principalement contre les Hellénistes, certainement à cause des origines d’Etienne (cf. #Ac 11:19-20).

 

2  Des hommes pieux ensevelirent Etienne, et le pleurèrent à grand bruit.

hommes pieux. Probablement des Juifs pieux (cf. #Ac 2:5 ; #Lu 2:25) qui protestèrent ainsi publiquement contre la mise à mort d’Etienne.

 

3  Saul, de son côté, ravageait l’Église ; pénétrant dans les maisons, il en arrachait hommes et femmes, et les faisait jeter en prison.

ravageait l’Église. Le verbe « ravager », dans les écrits extrabibliques, se rapportait à l’action de détruire une ville ou de déchirer, en parlant d’un animal sauvage.

 

4 ¶  Ceux qui avaient été dispersés allaient de lieu en lieu, annonçant la bonne nouvelle de la parole.

allaient de lieu en lieu. Le verbe grec est fréquemment employé dans les Actes en rapport avec les efforts missionnaires (v. #Ac 8:40 ; #Ac 9:32 ; #Ac 13:6 ; #Ac 14:24 ; #Ac 15:3, #Ac 15:41 ; #Ac 16:6 ; #Ac 18:23 ; #Ac 19:1, #Ac 19:21 ; #Ac 20:2).

 

5  Philippe, étant descendu dans la ville de Samarie, y prêcha le Christ.

Philippe. Cf. #Ac 6:5. C’est le premier missionnaire cité dans l’Écriture et le premier à recevoir le titre d’« évangéliste » (#Ac 21:8).

la ville de Samarie. L’ancienne capitale du royaume du nord, tombé aux mains des Assyriens en 722 av. J.-C., après une période d’idolâtrie et de rébellion envers Dieu qui dura plus de 200 ans. Après avoir déplacé de nombreux habitants de la région dans d’autres pays, les Assyriens y firent venir des non-Juifs. Le peuple qui résulta du mélange entre les Juifs et les païens fut connu sous le nom de Samaritains.

 

6  Les foules tout entières étaient attentives à ce que disait Philippe, lorsqu’elles apprirent et virent les miracles qu’il faisait.

7  Car des esprits impurs sortirent de plusieurs démoniaques, en poussant de grands cris, et beaucoup de paralytiques et de boiteux furent guéris.

esprits impurs. Cf. #Mt 10:1 ; #Mt 12:43-45 ; #Mr 1:23-27 ; #Mr 5:1-13 ; #Mr 6:7 ; #Mr 9:25 ; #Lu 4:36 ; #Lu 8:29 ; #Lu 9:42. C’étaient des démons, des anges déchus (#Ap 12:3), désignés ainsi à cause de leur méchanceté. Ils demeurent fréquemment dans les non-croyants, en particulier ceux qui laissent libre cours à leur nature mauvaise.

 

8  Et il y eut une grande joie dans cette ville.

9  Il y avait auparavant dans la ville un homme nommé Simon, qui, se donnant pour un personnage important, exerçait la magie et provoquait l’étonnement du peuple de la Samarie.

magie. Une pratique occulte qui s’inspirait des coutumes des Mèdes et des Perses et qui mélangeait la science et la superstition; elle incluait l’astrologie, la divination et l’occultisme.

Moïse interdit formellement au peuple de copier ou imiter les pratiques des Cananéens polythéistes. Voici neuf de leurs pratiques abominables:

1° offrande de sacrifices humains par le feu (cf. #De 12:31);

2° recherche de la volonté divine par l’examen et l’interprétation de présages;

3° tentative de contrôler l’avenir grâce au pouvoir conféré par de mauvais esprits;

4° prédiction de l’avenir appuyée sur des signes;

5° provocation d’effets illusoires par des drogues ou autres;

6° ensorcellement d’autrui par des formules magiques;

7° communication prétendue avec les morts qui consistait en réalité dans une communication avec des démons;

8° relation intime avec le monde spirituel démoniaque;

9° consultation des morts.

C’était à cause de ces pratiques mauvaises que l’Éternel chassait les Cananéens du pays.

L`enchantements, le mot grec utilisé ici a donné le français « pharmacie ». Dans l’Antiquité, on se servait de drogues pour induire des états propices à des expériences mystiques au cours de séances de spiritisme, de sorcellerie, d’incantations et de contact avec les médiums (#Ap 21:8 ; #Ap 22:15).

 

10  Tous, depuis le plus petit jusqu’au plus grand, l’écoutaient attentivement, et disaient : Celui-ci est la puissance de Dieu, celle qui s’appelle la grande.

8:10-11

la puissance de Dieu …  la grande. Simon prétendait être uni à Dieu. Les Pères de l’Église voyaient en lui l’un des fondateurs du gnosticisme, un courant philosophique qui enseignait l’existence d’un ensemble d’émanations divines permettant de parvenir à Dieu et appelées « puissances ». Les gens croyaient que Simon se trouvait au sommet de l’échelle.

 

11  Ils l’écoutaient attentivement, parce qu’il les avait longtemps étonnés par ses actes de magie.

 

12  Mais, quand ils eurent cru à Philippe, qui leur annonçait la bonne nouvelle du royaume de Dieu et du nom de Jésus-Christ, hommes et femmes se firent baptiser.

13  Simon lui-même crut, et, après avoir été baptisé, il ne quittait plus Philippe, et il voyait avec étonnement les miracles et les grands prodiges qui s’opéraient.

Simon …  crut. Sa foi était motivée par des raisons purement égoïstes et ne fut jamais authentique. Cf. #Jn 2:23-24. Il la considérait comme un acte extérieur qui lui permettrait d’avoir part à la puissance qu’il croyait discerner chez Philippe. En suivant celui-ci, il pouvait de plus garder le contact avec l’auditoire qui l’appréciait auparavant.

 

14 ¶  Les apôtres, qui étaient à Jérusalem, ayant appris que la Samarie avait reçu la parole de Dieu, y envoyèrent Pierre et Jean.

15  Ceux-ci, arrivés chez les Samaritains, prièrent pour eux, afin qu’ils reçussent le Saint-Esprit.

16  Car il n’était encore descendu sur aucun d’eux ; ils avaient seulement été baptisés au nom du Seigneur Jésus.

il n’était encore …  aucun d’eux. Ce v. ne peut être invoqué pour soutenir l’idée que les chrétiens ne recevraient le Saint-Esprit qu’après le salut. Les débuts de l’Église correspondaient à une période de transition durant laquelle les apôtres devaient confirmer l’admission de tout nouveau groupe parmi les croyants. Étant donné l’animosité qui régnait entre les Juifs et les Samaritains, il était essentiel que ces derniers reçoivent l’Esprit en présence des chefs de l’Église de Jérusalem afin de préserver l’unité de l’Église. Le délai entre le moment de la réception du salut et celui où ils reçurent le Saint-Esprit démontrait aussi que les Samaritains avaient besoin de se placer sous l’autorité des apôtres. Le même genre d’événement eut lieu lorsque les non-Juifs se joignirent à l’Église (#Ac 10:44-46 ; cf. #Ac 15:6-12 ; #Ac 19:6).

 

17  Alors Pierre et Jean leur imposèrent les mains, et ils reçurent le Saint-Esprit.

leur imposèrent les mains. Un signe de confirmation et de solidarité apostolique.

reçurent le Saint-Esprit. Il est probable que, pour attester de la réalité de cet événement, les nouveaux croyants purent parler en langues, comme le firent auparavant ceux de la Pentecôte et, plus tard, les non-Juifs (#Ac 10:46) et les disciples de Jean (#Ac 19:6). Au fur et à mesure que les Samaritains, les non-Juifs et les croyants de l’ancienne alliance s’ajoutaient à l’Église, l’unité de celle-ci devenait une évidence. Une nation (Israël) ne pouvait plus à elle seule demeurer le témoin de Dieu. Ce rôle était désormais confié à l’Église, composée de Juifs, de non-Juifs, de Samaritains métissés et de saints de l’A.T., qui devinrent tous les croyants du N.T. (#Ac 19:1-7). Afin de démontrer cette unité, il était primordial que l’inclusion de chaque nouveau groupe s’accompagne d’une certaine réplique de ce qui s’était produit à la Pentecôte avec les croyants juifs, notamment de la présence des apôtres et d’une indication manifeste, par le moyen du parler en langues, de la venue de l’Esprit (#Ac 2:5-12).

 

18  Lorsque Simon vit que le Saint-Esprit était donné par l’imposition des mains des apôtres, il leur offrit de l’argent,

19  en disant : Accordez-moi aussi ce pouvoir, afin que celui à qui j’imposerai les mains reçoive le Saint-Esprit.

20  Mais Pierre lui dit : Que ton argent périsse avec toi, puisque tu as cru que le don de Dieu s’acquérait à prix d’argent !

21  Il n’y a pour toi ni part ni lot dans cette affaire, car ton cœur n’est pas droit devant Dieu.

22  Repens-toi donc de ta méchanceté, et prie le Seigneur pour que la pensée de ton cœur te soit pardonnée, s’il est possible ;

8:22-24 Il fut certainement saisi de crainte, mais il refusa cependant de se repentir et de chercher le pardon, son seul souci étant d’échapper aux conséquences de son péché.

 

23  car je vois que tu es dans un fiel amer et dans les liens de l’iniquité.

 

24  Simon répondit : Priez vous-mêmes le Seigneur pour moi, afin qu’il ne m’arrive rien de ce que vous avez dit.

25  Après avoir rendu témoignage à la parole du Seigneur, et après l’avoir prêchée, Pierre et Jean retournèrent à Jérusalem, en annonçant la bonne nouvelle dans plusieurs villages des Samaritains.

26 ¶  Un ange du Seigneur, s’adressant à Philippe, lui dit : Lève-toi, et va du côté du midi, sur le chemin qui descend de Jérusalem à Gaza, celui qui est désert.

Gaza. L’une des cinq villes principales des Philistins. Elle fut détruite au Ier siècle av. J.-C., et une nouvelle ville fut construite à proximité de la côte.

 

27  Il se leva, et partit. Et voici, un Ethiopien, un eunuque, ministre de Candace, reine d’Éthiopie, et surintendant de tous ses trésors, venu à Jérusalem pour adorer,

eunuque. Ce mot pouvait désigner un homme émasculé ou, plus généralement, un membre du gouvernement. Il était probablement l’un et l’autre, puisque Luc le qualifie doublement d’eunuque et de surintendant, fonction équivalente à celle de ministre des finances. En tant qu’eunuque d’un point de vue physique, il était interdit d’accès au temple (#De 23:1) et ne pouvait devenir un prosélyte à part entière du judaïsme.

Candace. Il est fort probable que ce terme ne soit pas un nom de personne mais un titre ou une fonction officielle (comme Pharaon ou César) accordé à la reine mère dans cette contrée.

Éthiopie. À cette époque-là, l’Éthiopie était un grand royaume, situé au sud de l’Égypte.

 

28  s’en retournait, assis sur son char, et lisait le prophète Esaïe.

lisait le prophète Esaïe. Il savait qu’il était important de chercher Dieu dans l’Écriture (#Lu 24:25-27 ; #Jn 5:39, #Jn 5:46 ; #Ro 10:12-15).

 

29  L’Esprit dit à Philippe : Avance, et approche-toi de ce char.

30  Philippe accourut, et entendit l’Ethiopien qui lisait le prophète Esaïe. Il lui dit : Comprends-tu ce que tu lis ?

31  Il répondit : Comment le pourrais-je, si quelqu’un ne me guide ? Et il invita Philippe à monter et à s’asseoir avec lui.

32  Le passage de l’Écriture qu’il lisait était celui-ci : Il a été mené comme une brebis à la boucherie ; Et, comme un agneau muet devant celui qui le tond, Il n’a point ouvert la bouche.

8:32-33

Le passage …  qu’il lisait. C’était #Esa 53:7-8.

 

33  Dans son humiliation, son jugement a été levé. Et sa postérité, qui la dépeindra ? Car sa vie a été retranchée de la terre.

34  L’eunuque dit à Philippe: Je te prie, de qui le prophète parle-t-il ainsi ? Est-ce de lui-même, ou de quelque autre ?

de qui le prophète parle-t-il ainsi? Son interrogation était tout à fait compréhensible. Les experts religieux juifs étaient eux-mêmes divisés sur le sens de ce passage. Certains croyaient que l’agneau sacrifié représentait Israël, d’autres pensaient qu’Esaïe parlait de lui-même, d’autres encore voyaient dans les paroles du prophète une allusion au Messie.

 

35  Alors Philippe, ouvrant la bouche et commençant par ce passage, lui annonça la bonne nouvelle de Jésus.

36  Comme ils continuaient leur chemin, ils rencontrèrent de l’eau. Et l’eunuque dit : Voici de l’eau ; qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé ?

 

37  Philippe dit : Si tu crois de tout ton cœur, cela est possible. L’eunuque répondit : Je crois que Jésus-Christ est le Fils de Dieu.

Ce verset ne se trouve pas dans les manuscrits les plus anciens, jugés les plus fiables.

 

38  Il fit arrêter le char ; Philippe et l’eunuque descendirent tous deux dans l’eau, et Philippe baptisa l’eunuque.

39  Quand ils furent sortis de l’eau, l’Esprit du Seigneur enleva Philippe, et l’eunuque ne le vit plus. Tandis que, joyeux, il poursuivait sa route,

enleva Philippe. Elie (#1R 18:12 ; #2R 2:16) et Ézéchiel (#Ez 3:12, #Ez 3:14 ; #Ez 8:3) furent, eux aussi, enlevés de manière miraculeuse. C’était une confirmation puissante, pour toute la caravane, que Philippe était un représentant de Dieu.

 

40  Philippe se trouva dans Azot, d’où il alla jusqu’à Césarée, en évangélisant toutes les villes par lesquelles il passait.

Azot. Le nom que portait au Ier siècle l’ancienne ville philistine d’Asdod, située au nord de Gaza.

Césarée. Probablement la ville où Philippe et sa famille habitaient (#Ac 21:9 ; Cf. #Ac 8:40). Une ville importante de la Méditerranée, située à près de 50 km au nord de Joppé. C’était la capitale de la province romaine de Judée, ainsi que la demeure du procurateur romain et le quartier général d’une garnison romaine importante.





ACTES 9 * 1 à 43

 

1 ¶  Cependant Saul, respirant encore la menace et le meurtre contre les disciples du Seigneur, se rendit chez le souverain sacrificateur,

Saul L’apôtre Paul s’appelait à l’origine Saul, du nom de Saül, le premier roi d’Israël. Juif, il avait étudié à Jérusalem auprès de Gamaliel (#Ac 22: ) avant de devenir pharisien (#Ac 23: 6). Il était aussi citoyen romain, un droit qu’il avait hérité de son père (#Ac 22: 28). Les vv. #Ac 9:1-19 relatent les circonstances extérieures de sa conversion (voir aussi #Ac 22:1-22 ; #Ac 26:9-20). #Ph 3:1-14 décrit les étapes de sa conversion intérieure et spirituelle.

la menace et le meurtre. Voir #1Ti 1:12-13 ; #1Co 15: 9.

 

2  et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s’il trouvait des partisans de la nouvelle doctrine, hommes ou femmes, il les amenât liés à Jérusalem.

Damas. Une ville ancienne, capitale de la Syrie, située à près de 100 km de la Méditerranée et à environ 250 km au nord-est de Jérusalem. Elle devait compter une part importante de population d’origine juive, y compris des croyants hellénistes qui avait fui Jérusalem afin d’éviter la persécution (#Ac 8:2).

partisans de la nouvelle doctrine. Littéralement « étant de la voie », terme que Jésus employa en parlant de lui-même (#Jn 14: 6) et qui désigne la foi chrétienne à plusieurs reprises dans les Actes (#Ac 19: 9, #Ac 19: 23 ; #Ac 22: 4 ; #Ac 24: 14, #Ac 24: 22). Cette expression est tout à fait appropriée, puisque la foi chrétienne est le chemin qui mène à Dieu (#Ac 18: 26), la route qui conduit dans le lieu saint (#Hé 10:19-20) et le chemin de la vérité (#Jn 14: 6 ; #2P 2:2).

 

3  Comme il était en chemin, et qu’il approchait de Damas, tout à coup une lumière venant du ciel resplendit autour de lui.

une lumière venant du ciel. L’apparition de Jésus-Christ dans la gloire (cf. #Ac 22: 6 ; #Ac 26:13), visible uniquement aux yeux de Saul (#Ac 26:9).

9:3-6 C’est la première des six visions de Paul décrites dans les Actes (cf. #Ac 16:9-10 ; #Ac 18:9-10 ; #Ac 22: 17-18#Ac 23: 11 ; #Ac 27:23-24).

 

4  Il tomba par terre, et il entendit une voix qui lui disait : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ?

pourquoi me persécutes-tu? Christ et ses disciples sont inséparablement liés. La persécution dont Saul se faisait l’auteur représentait ainsi une attaque directe contre la personne de Christ. Cf. #Mt 18:5-6.

 

5  Il répondit : Qui es-tu, Seigneur ? Et le Seigneur dit : Je suis Jésus que tu persécutes. Il te serait dur de regimber contre les aiguillons.

aiguillons. Des bâtons utilisés pour faire avancer le bétail (#Ac 26:14).

 

6  Tremblant et saisi d’effroi, il dit : Seigneur, que veux-tu que je fasse ? Et le Seigneur lui dit : Lève-toi, entre dans la ville, et on te dira ce que tu dois faire.

7  Les hommes qui l’accompagnaient demeurèrent stupéfaits ; ils entendaient bien la voix, mais ils ne voyaient personne.

8  Saul se releva de terre, et, quoique ses yeux fussent ouverts, il ne voyait rien ; on le prit par la main, et on le conduisit à Damas.

9  Il resta trois jours sans voir, et il ne mangea ni ne but.

10 ¶  Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananias. Le Seigneur lui dit dans une vision : Ananias ! Il répondit : Me voici, Seigneur !

Ananias. L’un des chefs de l’Église de Damas et, par conséquent, l’une des cibles de Saul (cf. #Ac 22: 12).

 

11  Et le Seigneur lui dit : Lève-toi, va dans la rue qu’on appelle la droite, et cherche, dans la maison de Judas, un nommé Saul de Tarse. (9-12) Car il prie,

rue qu’on appelle la droite. Cette rue, qui parcourt Damas d’est en ouest, existe toujours sous le nom de Darb el-Mustaqim.

Tarse. La ville natale de Paul. C’était une ville importante de la province romaine de Cilicie, située sur les rives du fleuve Cydnus, à proximité de la frontière avec l’Asie Mineure et la Syrie. Elle était un centre marchand et un pôle du savoir à cette époque. Les quais du Cydnus abondaient en échoppes, tandis que son université comptait, avec celles d’Athènes et d’Alexandrie, parmi les meilleures du monde romain.

 

12  et il a vu en vision un homme du nom d’Ananias, qui entrait, et qui lui imposait les mains, afin qu’il recouvrât la vue.

13  (9-12) Ananias répondit : (9-13) Seigneur, j’ai appris de plusieurs personnes tous les maux que cet homme a faits à tes saints dans Jérusalem ;

14  et il a ici des pouvoirs, de la part des principaux sacrificateurs, pour lier tous ceux qui invoquent ton nom.

15  Mais le Seigneur lui dit : Va, car cet homme est un instrument que j’ai choisi, pour porter mon nom devant les nations, devant les rois, et devant les fils d’Israël ;

un instrument que j’ai choisi. Le ministère de Paul est dans le prolongement parfait de son salut: Dieu l’a choisi pour qu’il apporte sa grâce à tous les hommes (#Ga 1:1 ; cf. #1Ti 2:7 ; #2Ti 1:11). Paul emploie le même terme à quatre reprises (#Ro 9:21, #Ro 9:23 ; #2Co 4:7 ; #2Ti 2:21).

devant les nations, devant les rois, et devant les fils d’Israël. Paul commença son ministère en prêchant aux Juifs (#Ac 13: 14 ; #Ac 14: 1 ; #Ac 17: 1, #Ac 17: 10 ; #Ac 18: 4 ; #Ac 19: 8), mais son appel principal concernait les non-Juifs (#Ro 11:13 ; #Ro 15: 16). L’appel de Dieu incluait aussi le témoignage devant des rois tels qu’Agrippa (#Ac 25:23-26:32) et, probablement aussi, l’empereur (cf. #Ac 25:10-12 ; #2Ti 4:16-17).

 

16  et je lui montrerai tout ce qu’il doit souffrir pour mon nom.

17  Ananias sortit ; et, lorsqu’il fut arrivé dans la maison, il imposa les mains à Saul, en disant: Saul, mon frère, le Seigneur Jésus, qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais, m’a envoyé pour que tu recouvres la vue et que tu sois rempli du Saint-Esprit.

imposa les mains. La même expression décrit le geste de Jésus lorsqu’il effectuait des guérisons (#Mr 6:5 ; #Lu 4:40 ; #Lu 13: 13 ; cf. #Ac 28:8). Elle était aussi employée dans le sens de « mettre la main sur quelqu’un » pour l’arrêter (#Ac 5:18 ; #Mr 14: 46). Dans l’A.T., ceux qui offraient des sacrifices posaient leurs mains sur l’animal sacrifié en signe d’identification avec lui (#Lé 8:14, #Lé 8:18, #Lé 8:22 ; #Hé 6:2). Dans un sens symbolique, la personne qui accomplissait cet acte confirmait la validité d’un ministère, lui donnait son soutien et s’identifiait avec celui qui l’exerçait. Voir #1Ti 4:14 ; #1Ti 5:22 ; #2Ti 1:6 ; cf. #No 27:23.

rempli du Saint-Esprit. L’Esprit avait déjà agi dans la vie de Paul, car il l’avait convaincu de péché (#Jn 16: 9) et de la seigneurie de Christ (#1Co 12:3), il l’avait transformé (#Tit 3:5) et il demeurait en lui de manière permanente (#1Co 12:13). Paul fut rempli de l’Esprit et reçut la puissance nécessaire pour le service (cf. #Ac 2:4, #Ac 2:14 ; #Ac 4:8, #Ac 4:31 ; #Ac 6:5, #Ac 6:8. Saul reçut l’Esprit même en l’absence d’un apôtre parce qu’il était juif (l’intégration des Juifs à l’Église avait déjà eu lieu à la Pentecôte) et aussi parce qu’il était apôtre lui-même. Christ l’avait personnellement choisi et l’avait mis à part pour le service (#Ro 1:1).

 

18  Au même instant, il tomba de ses yeux comme des écailles, et il recouvra la vue. Il se leva, et fut baptisé ;

19  et, après qu’il eut pris de la nourriture, les forces lui revinrent. Saul resta quelques jours avec les disciples qui étaient à Damas.

20  Et aussitôt il prêcha dans les synagogues que Jésus est le Fils de Dieu.

Jésus est le Fils de Dieu. Le message de Paul portait sur la divinité de Jésus-Christ.

 

21  Tous ceux qui l’entendaient étaient dans l’étonnement, et disaient : N’est-ce pas celui qui persécutait à Jérusalem ceux qui invoquent ce nom, et n’est-il pas venu ici pour les emmener liés devant les principaux sacrificateurs ?

22  Cependant Saul se fortifiait de plus en plus, et il confondait les Juifs qui habitaient Damas, démontrant que Jésus est le Christ.

23 ¶  Au bout d’un certain temps, les Juifs se concertèrent pour le tuer,

Au bout d’un certain temps. Une période de 3 ans, durant laquelle il exerça son ministère dans l’Arabie nabatéenne, une région qui s’étendait du sud de Damas jusqu’à la péninsule du Sinaï

 

24  et leur complot parvint à la connaissance de Saul. On gardait les portes jour et nuit, afin de lui ôter la vie.

portes. Elles offraient la seule possibilité d’évasion, à cause de la muraille qui entourait la ville.

 

25  Mais, pendant une nuit, les disciples le prirent, et le descendirent par la muraille, dans une corbeille.

dans une corbeille. Dans un grand panier qui servait à transporter du foin, de la paille ou des balles de laine.

 

26  Lorsqu’il se rendit à Jérusalem, Saul tâcha de se joindre à eux ; mais tous le craignaient, ne croyant pas qu’il fût un disciple.

27  Alors Barnabas, l’ayant pris avec lui, le conduisit vers les apôtres, et leur raconta comment sur le chemin Saul avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé, et comment à Damas il avait prêché franchement au nom de Jésus.

Barnabas. Luc présente Barnabas comme un modèle parmi ceux qui donnèrent de leurs biens. Originaire de l’île de Chypre, Barnabas était un membre de la tribu des Lévites (la tribu des sacrificateurs). Il allait devenir l’associé de Paul et un personnage marquant dans la suite du livre (cf. #Ac 9:26-27 ; #Ac 11:22-24, #Ac 11:30 ; #Ac 13:1-15:2).

 

28  Il allait et venait avec eux dans Jérusalem,

 

29  (9-28) et s’exprimait en toute assurance au nom du Seigneur. (9-29) Il parlait aussi et disputait avec les Hellénistes ; mais ceux-ci cherchaient à lui ôter la vie.

Hellénistes. Le groupe même avec lequel Étienne avait débattu Les « Hellénistes » étaient les Juifs issus de la diaspora, les « Hébreux », la population juive originaire d’Israël. L’intégration par les Hellénistes de certains éléments de la culture grecque les rendait suspects aux yeux des Juifs nés en Israël.

 

30  Les frères, l’ayant su, l’emmenèrent à Césarée, et le firent partir pour Tarse.

Césarée. Cf. #Ac 8:40. Une ville importante de la Méditerranée, située à près de 50 km au nord de Joppé. C’était la capitale de la province romaine de Judée, ainsi que la demeure du procurateur romain et le quartier général d’une garnison romaine importante.

le firent partir pour Tarse. Paul disparut de la scène publique pendant plusieurs années, mais il est possible qu’il ait fondé quelques Églises en Syrie et en Cilicie (#Ac 15: 23 ; #Ga 1:21).

 

31  L’Église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie, s’édifiant et marchant dans la crainte du Seigneur, et elle s’accroissait par l’assistance du Saint-Esprit.

L’Église était en paix …  s’édifiant. La conversion de Paul et les changements politiques contribuèrent à cette paix. Un procurateur romain plus sévère et l’expansion de l’autorité d’Hérode Agrippa limitèrent les persécutions.

 

32 ¶  Comme Pierre visitait tous les saints, il descendit aussi vers ceux qui demeuraient à Lydde.

Lydde. Appelée Lod dans l’A.T., la ville était une plaque tournante située à une quinzaine de km au sud-est de Joppé, à la croisée des routes qui menaient de l’Égypte à la Syrie et de Joppé à Jérusalem.

 

33  Il y trouva un homme nommé Énée, couché sur un lit depuis huit ans, et paralytique.

Énée. La désignation générale « un homme » permet de penser qu’il s’agissait d’un non-croyant (cf. v. #Ac 9:36). Les connaissances médicales limitées de l’époque rendaient son infirmité incurable.

 

34  Pierre lui dit : Énée, Jésus-Christ te guérit ; lève-toi, et arrange ton lit. Et aussitôt il se leva.

35  Tous les habitants de Lydde et du Saron le virent, et ils se convertirent au Seigneur.

Saron. La plaine qui entourait Lydde et Joppé et qui s’étendait au nord jusqu’à Césarée.

 

36 ¶  Il y avait à Joppé, parmi les disciples, une femme nommée Tabitha, ce qui signifie Dorcas : elle faisait beaucoup de bonnes œuvres et d’aumônes.

Joppé. Une ville côtière appelée aujourd’hui Jaffa et située au sud-est de Tel-Aviv.

Tabitha. Mieux connue sous son nom grec « Dorcas ». Les deux noms signifient « gazelle ».

 

37  Elle tomba malade en ce temps-là, et mourut. Après l’avoir lavée, on la déposa dans une chambre haute.

chambre haute. Une pièce semblable à celle de la chambre à l’étage en #Ac 1:13 ; #Ac 2:1. D’habitude, les corps étaient ensevelis rapidement, mais les croyants de Joppé avaient d’autres projets.

 

38  Comme Lydde est près de Joppé, les disciples, ayant appris que Pierre s’y trouvait, envoyèrent deux hommes vers lui, pour le prier de venir chez eux sans tarder.

près de Joppé. A une quinzaine de km en direction du sud-est.

39  Pierre se leva, et partit avec ces hommes. Lorsqu’il fut arrivé, on le conduisit dans la chambre haute. Toutes les veuves l’entourèrent en pleurant, et lui montrèrent les tuniques et les vêtements que faisait Dorcas pendant qu’elle était avec elles.

tuniques …  vêtements. Des sous-vêtements ajustés et de longues robes portées par-dessus.

 

40  Pierre fit sortir tout le monde, se mit à genoux, et pria ; puis, se tournant vers le corps, il dit : Tabitha, lève-toi ! Elle ouvrit les yeux, et ayant vu Pierre, elle s’assit.

 

41  Il lui donna la main, et la fit lever. Il appela ensuite les saints et les veuves, et la leur présenta vivante.

42  Cela fut connu de tout Joppé, et beaucoup crurent au Seigneur.

43  Pierre demeura quelque temps à Joppé, chez un corroyeur nommé Simon.

 

corroyeur nommé Simon. Cf. #Ac 10:5-6. Pierre brisa une barrière culturelle en logeant chez un tanneur. Ce métier était méprisé dans la société juive à cause du contact du tanneur avec les peaux d’animaux morts. La synagogue locale évitait probablement toute relation avec Simon.

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APOCALYPSE OR REVELATION 1: 1 à 20

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