JOUR 76 DE 130 : NOUVEAU TESTAMENT

27/10/2018 00:31

JOUR 76 DE 130 : NOUVEAU TESTAMENT

 

2 CORINTHIENS 2 ET 3

 

2 CORINTHIENS 2 * 1 à 17

 

1 ¶  Je résolus donc en moi-même de ne pas retourner chez vous dans la tristesse.

retourner …  dans la tristesse. Après un premier affrontement douloureux avec les, Paul ne tenait pas à renouveler l’expérience.

 

2  Car si je vous attriste, qui peut me réjouir, sinon celui qui est attristé par moi ?

Attaché à l’intégrité de son ministère, Paul n’hésiterait pas à affronter les Corinthiens une nouvelle fois, même s’il était sensible à la souffrance et à la tristesse qu’ils éprouvaient à cause d’un incident précédent de même nature. « Celui qui est attristé » désigne une personne convaincue de ses péchés. Apparemment, lors de la dernière visite de Paul, un homme dans l’Église s’en était pris à l’apôtre en utilisant les arguments des faux docteurs contre lui. L’Église l’avait laissé faire, et ce manque de loyauté avait profondément blessé Paul. La seule chose qui pouvait le réjouir, et qu’il attendait, était la repentance de cet homme et de tous ceux qui l’avaient suivi.

 

3  J’ai écrit comme je l’ai fait pour ne pas éprouver, à mon arrivée, de la tristesse de la part de ceux qui devaient me donner de la joie, ayant en vous tous cette confiance que ma joie est la vôtre à tous.

J’ai écrit comme je l’ai fait. Paul entreprit d’écrire cette lettre dans le but d’amener des pécheurs à la repentance, afin que tous éprouvent la même joie lors de sa venue.

4  C’est dans une grande affliction, le cœur angoissé, et avec beaucoup de larmes, que je vous ai écrit, non pas afin que vous fussiez attristés, mais afin que vous connussiez l’amour extrême que j’ai pour vous.

Paul insiste encore sur les raisons qui l’avaient amené à leur adresser une précédente lettre d’un ton sévère ainsi que 1 Corinthiens: il était motivé par l’amour, sans intention de dureté.

 

5 ¶  Si quelqu’un a été une cause de tristesse, ce n’est pas moi qu’il a attristé, c’est vous tous, du moins en partie, pour ne rien exagérer.

Si quelqu’un a été une cause de tristesse. La construction grecque de cette proposition suggère que la condition est vraie: Paul reconnaît la réalité de l’offense et ses conséquences, non pour lui, mais pour toute l’assemblée. Il écarte l’idée d’une vengeance personnelle, avec la volonté d’alléger la charge qui pesait sur le coupable repentant. Ainsi, l’Église était libre de juger en toute objectivité, sans être influencée par les sentiments personnels de Paul.

2:5-11 Ce passage constitue l’un des textes les plus explicites de toute l’Écriture sur les raisons et les fondements divins pour accorder le pardon.

 

6  Il suffit pour cet homme du châtiment qui lui a été infligé par le plus grand nombre,

Il suffit. La procédure de discipline et de châtiment avait produit son effet, et il était maintenant temps de faire preuve de compassion, puisque le pécheur s’était repenti (cf. #Mt 18: 18, #Mt 18:23-35 ; #Ga 6:1-2 ; #Ep 4:32 ; #Col 3:13 ; #Hé 12:11).

châtiment …  infligé par le plus grand nombre. Cette phrase indique que l’Église de Corinthe avait appliqué la procédure disciplinaire biblique envers l’homme qui avait péché (cf. #Mt 18:15-20 ; #1Co 5:4-13 ; #2Th 3:6, #2Th 3:14). Le mot grec traduit par « châtiment », employé fréquemment dans les écrits séculiers mais uniquement ici dans le N.T., désignait une peine judiciaire légale et officielle ou une sanction commerciale contre un individu ou un groupe (une ville ou une nation).

 

7  en sorte que vous devez bien plutôt lui pardonner et le consoler, de peur qu’il ne soit accablé par une tristesse excessive.

pardonner. Il était temps d’accorder le pardon à cet homme pour qu’il retrouve sa joie (cf. #Ps 51:14, #Ps 51:16 ; #Esa 42:2-3). Paul savait que personne dans l’Église ne devait  ni ne doit - mettre de limites à la grâce de Dieu, à sa compassion et à son pardon offerts aux pécheurs qui se repentent. De telles restrictions humaines priveraient l’Église de la joie de l’unité (cf. #Mt 18:34-35 ; #Mr 11:25-26).

 

8  Je vous exhorte donc à faire acte de charité envers lui ;

9  car je vous ai écrit aussi dans le but de connaître, en vous mettant à l’épreuve, si vous êtes obéissants en toutes choses.

10  Or, à qui vous pardonnez, je pardonne aussi ; et ce que j’ai pardonné, si j’ai pardonné quelque chose, c’est à cause de vous, en présence de Christ,

en présence de Christ. Paul se souvenait constamment que toute sa vie se passait sous le regard de Dieu, qui connaissait toutes ses pensées, ses paroles et ses actes (cf. v. #2Co 2:17 ; #2Co 4:2 ; #2Ti 4:1).

 

11  afin de ne pas laisser à Satan l’avantage sur nous, car nous n’ignorons pas ses desseins.

desseins. Le diable désire introduire le péché et l’animosité dans l’Église afin de mieux détruire son unité. Il ne néglige aucune approche pour parvenir à ses fins: il se sert du légalisme comme du libéralisme, de l’intolérance comme de la permissivité (cf. #2Co 11:13-14 ; #Ep 4:14 ; #Ep 6:11-12 ; #1Pi 5:8). Un mot de sens proche (ruses) est employé en #Ep 6:11 pour désigner les mêmes agissements. Le terme utilisé ici, placé dans le contexte d’expressions comme « laisser l’avantage » et « n’ignorons pas », suggère fortement que Satan s’attaque à l’esprit du croyant; toutefois, celui-ci est protégé par Dieu par le moyen de l’Écriture, qui met au jour les ruses de Satan et lui oppose la vérité.

 

12 ¶  Au reste, lorsque je fus arrivé à Troas pour l’Évangile de Christ, quoique le Seigneur m’y eût ouvert une porte,

lorsque je fus arrivé à Troas. Troas était une ville portuaire située au nord d’Éphèse dans une province occidentale de l’Asie Mineure, la Mysie (cf. #Ac 16:7-8). Sans doute, les émeutes d’Éphèse poussèrent Paul à partir pour Troas. Cependant, la raison principale de ce voyage était le désir de rencontrer Tite à son retour de Corinthe. Tite avait remis aux Corinthiens une « lettre sévère » (v. #2Co 2:4) de la part de l’apôtre et pouvait maintenant lui rapporter quelle était leur réaction.

ouvert une porte. Dieu avait offert à Paul une rare possibilité d’annoncer l’Évangile. Il est fort probable que cet événement ait abouti à la création de l’Église de Troas (cf. #Ac 20:5-12). Le succès de sa prédication donnait à Paul l’assurance que cet épisode avait été dirigé par Dieu (cf. #1Co 16:8-9).

je n’eus point de repos d’esprit. Préoccupé par les désordres au sein de l’Église de Corinthe, Paul ne parvenait pas à goûter le repos. Il désirait savoir comment les Corinthiens avaient réagi face à ces problèmes et comment ils avaient accueilli ses instructions. Son inquiétude était si vive (cf. #2Co 7:5-6) qu’elle l’épuisait et l’empêchait de s’investir pleinement dans son ministère.

Tite. Croyant d’origine païenne, il s’était converti grâce à la prédication de Paul et était devenu l’un de ses plus proches collaborateurs.

 

13  (2-12) je n’eus point de repos d’esprit, parce que je ne trouvai pas Tite, mon frère ; (2-13) c’est pourquoi, ayant pris congé d’eux, je partis pour la Macédoine.

pris congé. Le cœur et l’esprit de Paul étaient tellement troublés, et son désir de retrouver Tite si pressant, que l’apôtre tourna le dos à la porte ouverte que représentait Troas.

la Macédoine. Une province donnant sur la côte nord-ouest de la mer Égée, au nord de l’Achaïe. Paul comptait y rejoindre Tite, qui devait traverser cette région en revenant de Corinthe.

 

14  Grâces soient rendues à Dieu, qui nous fait toujours triompher en Christ, et qui répand par nous en tout lieu l’odeur de sa connaissance !

Grâces soient rendues à Dieu. Interrompant brusquement son récit  il le reprendra en #2Co 7:5 - Paul s’élève au-dessus et au-delà de ses problèmes personnels pour rendre grâces à Dieu. Il laisse de côté les difficultés du ministère et porte son attention sur les privilèges de sa position en Christ. Cette nouvelle perspective lui permet de retrouver sa joie.

qui nous fait toujours triompher en Christ. Paul s’inspire de l’imagerie d’une cérémonie officielle romaine appelée « le triomphe », durant laquelle on honorait un général victorieux par une parade festive dans les rues de Rome. Il se montre reconnaissant d’avoir été conduit par un Dieu souverain en tout temps (cf. #1Ti 1:17), mais aussi de pouvoir bénéficier de la victoire promise en Jésus-Christ (cf. #Mt 16: 18 ; #Ro 8:37 ; #Ap 6:2).

répand …  l’odeur de sa connaissance. Paul était aussi reconnaissant pour le privilège de pouvoir être utilisé par Christ (cf. #Ro 10:14-15) partout où il allait. Cette image trouve son origine dans le parfum intense qui emplissait la ville lors de la parade du triomphe, et qui combinait les senteurs pénétrantes et suaves de l’encens avec les effluves des fleurs broyées sous les sabots des chevaux. Par analogie, chaque croyant subit une transformation et est appelé par le Seigneur à répandre l’influence de l’Évangile dans le monde entier.

 

15  Nous sommes, en effet, pour Dieu la bonne odeur de Christ, parmi ceux qui sont sauvés et parmi ceux qui périssent:

pour Dieu le parfum de Christ. Paul remerciait aussi Dieu pour le privilège de pouvoir lui être agréable. Poursuivant son analogie, il dépeint Dieu comme l’empereur à la fin de la cérémonie, lorsqu’il est tout imprégné de parfums qui embaument l’air et qu’il prend plaisir à contempler les victoires qu’ils symbolisent. Dieu est dans la joie chaque fois que l’un de ses serviteurs est trouvé fidèle et permet à l’Évangile d’exercer son influence autour de lui (cf. #2Co 5:9 ; #Mt 25:21).

 

16  aux uns, une odeur de mort, donnant la mort ; aux autres, une odeur de vie, donnant la vie. Et qui est suffisant pour ces choses ? — 

une odeur de mort …  vie. Paul utilise des hyperboles typiques de l’hébreu pour souligner le double effet de la prédication de l’Évangile: son message apporte à certains la vie éternelle et les conduit à la glorification, tandis que, pour d’autres, il constitue une pierre d’achoppement et un rocher de scandale qui aboutit à la mort (cf. #1Pi 2:6-8).

suffisant pour ces choses. Personne, par ses propres forces, n’est en mesure de servir Dieu de la manière et avec la puissance décrites par Paul (cf. #2Co 3:5 ; #1Co 15: 10 ; #Ga 2:20 ; #Ep 1:19 ; #Ep 3:20 ; #Ph 2:13 ; #Col 1:29).

 

17  Car nous ne falsifions point la parole de Dieu, comme font plusieurs ; mais c’est avec sincérité, mais c’est de la part de Dieu, que nous parlons en Christ devant Dieu.

falsifions. D’un verbe grec qui signifie « corrompre ». Ce terme s’appliquait à des commerçants sans scrupule ou des escrocs qui, par leur ruse, réussissaient à faire passer une contrefaçon de qualité médiocre pour le produit original. Au sein de l’Église, les faux docteurs mettaient à leur service une habile rhétorique afin d’offrir un message dénaturé qui associait le paganisme à la tradition juive. C’étaient des hommes malhonnêtes qui recherchaient le gain personnel et le prestige aux dépens de la vérité de l’Évangile et de l’intérêt éternel de leur prochain.

plusieurs. Ou « la majorité ». Le terme désigne tout particulièrement les faux docteurs de Corinthe ainsi que les nombreux autres enseignants et philosophes de l’époque qui réglaient leur conduite sur la sagesse humaine (cf. #1Co 1:19-20).

devant Dieu. Paul se souvenait constamment que toute sa vie se passait sous le regard de Dieu, qui connaissait toutes ses pensées, ses paroles et ses actes (cf. v. #2Co 2:17 ; #2Co 4:2 ; #2Ti 4:1).



2 CORINTHIENS 3 * 1 à 18


1 ¶  Commençons-nous de nouveau à nous recommander nous-mêmes ? Ou avons-nous besoin, comme quelques-uns, de lettres de recommandation auprès de vous, ou de votre part ?

Paul ne souhaitait pas fournir aux faux docteurs un prétexte qui leur permettrait de l’accuser d’orgueil, c’est pourquoi il commença sa défense par deux questions plutôt que par des déclarations explicites.

Commençons-nous de nouveau à nous recommander nous-mêmes? Le mot grec pour « recommander » signifie « présenter ». Paul demande aux Corinthiens s’il est vraiment nécessaire qu’il se présente et qu’il fasse ses preuves devant eux, comme s’ils ne l’avaient jamais rencontré. La formulation grecque de la question appelle une réponse négative.

lettres de recommandation. Les faux docteurs avaient accusé Paul de ne pas posséder les documents adéquats qui permettraient de prouver la légitimité de son ministère. Dans l’Église primitive, de telles lettres furent souvent employées pour confirmer l’identité d’un frère et le présenter à une assemblée qui ne le connaissait pas (cf. #1Co 16: 3, #1Co 16:10-11). Les faux docteurs s’étaient sans aucun doute munis de telles lettres, soit fabriquées par eux-mêmes (cf. #Ac 15: 1, #Ac 15: 5), soit obtenues au moyen de subterfuges auprès de membres éminents de l’Église de Jérusalem. Paul voulait souligner qu’il n’avait nullement besoin d’un témoignage de seconde main, puisque les Corinthiens avaient pu se rendre compte par eux-mêmes de sa sincérité, de la droiture de son caractère, ainsi que de la vérité de son message qui les avait régénérés.

3:1-6 Les faux docteurs de Corinthe mettaient continuellement en doute la compétence de Paul en tant que ministre de l’Évangile. Ces versets constituent sa défense.

 

2  C’est vous qui êtes notre lettre, écrite dans nos cœurs, connue et lue de tous les hommes.

3  Vous êtes manifestement une lettre de Christ, écrite, par notre ministère, non avec de l’encre, mais avec l’Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs.

lettre de Christ. Contrairement à Paul, qui pouvait invoquer les vies transformées comme preuve de l’action de Christ, les faux docteurs ne pouvaient pas se prévaloir d’une lettre de recommandation signée par Christ.

écrite …  non avec de l’encre. La lettre de Paul n’avait pas le caractère passager d’un document humain dont l’écriture peut s’estomper. Sa lettre était vivante.

l’Esprit du Dieu vivant. Cette lettre était écrite par la puissance divine et surnaturelle de Christ, à travers l’œuvre de transformation opérée par le Saint-Esprit (cf. #1Co 2:4-5 ; #1Th 1:5).

tables de pierre. Comme les dix commandements.

tables de chair …  les cœurs. Dieu écrit sa loi non plus sur de la pierre, mais dans le cœur de ceux dont il a transformé la vie (cf. #Jér 31:33 ; #Jér 32:38-39 ; #Ez 11:19 ; #Ez 36:26-27). Les faux docteurs exigeaient une obéissance extérieure à la loi de Moïse en tant que fondement du salut, mais les vies transformées des Corinthiens constituaient la preuve que le salut est une œuvre intérieure, opérée par Dieu dans les cœurs.

 

4  Cette assurance-là, nous l’avons par Christ auprès de Dieu.

Cette assurance-là. Le mot grec pour « assurance » dérive d’un verbe qui signifie « gagner quelqu’un à une cause, persuader ». Paul était persuadé qu’il devait poursuivre son ministère, et cette certitude le rendait capable de persévérer en vue d’atteindre son but ultime (cf. #Ac 4:13, #Ac 4:29).

 

5  Ce n’est pas à dire que nous soyons par nous-mêmes capables de concevoir quelque chose comme venant de nous-mêmes. Notre capacité, au contraire, vient de Dieu.

capables. Ou « suffisants ».

concevoir quelque chose. Le verbe grec pour « concevoir » peut aussi signifier « considérer » ou « raisonner ». Paul n’avait aucune considération pour ses facultés humaines de penser, de juger ou d’évaluer la vérité. S’il comptait uniquement sur ses capacités personnelles, il ne serait d’aucune utilité. Il dépendait entièrement de la révélation divine et de la puissance du Saint-Esprit.

Notre capacité …  vient de Dieu. Paul avait pleinement conscience du fait établi que seul Dieu peut rendre une personne apte à l’œuvre de l’Évangile;  cf. #2Co 9:8, #2Co 9:10 ; #2Th 2:13).

 

6 ¶  Il nous a aussi rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’esprit ; car la lettre tue, mais l’esprit vivifie.

nouvelle alliance. L’alliance qui accorde le pardon des péchés par la mort de Christ.

la lettre. C’est-à-dire une conformité superficielle à la loi, qui cependant ne satisfait pas à l’exigence fondamentale d’une sainteté absolue et d’un amour parfait envers Dieu et le prochain (#Mt 22:34-40). De plus, une telle attitude déforme l’intention véritable de la loi, qui était d’amener les hommes à se reconnaître pécheurs (cf. #Ro 2:27-29).

l’Esprit. Le Saint-Esprit.

la lettre tue, mais l’Esprit vivifie. La lettre tue de deux manières différentes:

1° elle produit la mort sous l’apparence de la vie (avant sa conversion, Paul pensait être sauvé par son obéissance à la loi, mais tout ce que celle-ci put produire fut de tuer sa paix, sa joie et son espérance);

2° elle a pour conséquence la mort spirituelle (l’incapacité de Paul de respecter réellement la loi le condamnait à une mort éternelle; cf. #Ro 5:12 ; #Ga 3:10).

Seul Jésus-Christ, par l’action du Saint-Esprit, peut octroyer la vie éternelle à celui qui croit.

 

7  Or, si le ministère de la mort, gravé avec des lettres sur des pierres, a été glorieux, au point que les fils d’Israël ne pouvaient fixer les regards sur le visage de Moïse, à cause de la gloire de son visage, bien que cette gloire fût passagère,

le ministère de la mort. La loi tue (v. #2Co 3:6) dans le sens où elle apporte la connaissance du péché. Elle exerce un ministère de mort parce que personne ne peut par lui-même satisfaire à ses exigences et qu’ainsi tous sont condamnés (cf. #Ga 3:22 ).

a été glorieux. Lorsque Dieu a donné la loi à Moïse, sa gloire est apparue sur la montagne (#Ex 19:10-25 ; #Ex 20:18-26). Paul ne déprécie nullement la loi; il reconnaît qu’elle était glorieuse parce qu’elle reflétait la nature de Dieu, sa volonté et son caractère.

ne pouvaient fixer les regards sur le visage de Moïse. À cause de l’intensité de la gloire de Dieu, qui se reflétait sur le visage de Moïse et dont l’éclat était semblable à celui du soleil.

la gloire de son visage. Pour se révéler aux hommes, Dieu a réduit ses attributs à la lumière visible, comme il l’a fait lorsqu’il s’est manifesté à Moïse (#Ex 34:29), dont le visage reflétait en retour la gloire de Dieu aux yeux du peuple (cf. la transfiguration de Jésus en #Mt 17:1-8 ; #2P 1:16-18 ; son retour en #Mt 24:29-30 ; #Mt 25:31).

3:7-18 Un vrai serviteur de Dieu prêche la nouvelle alliance, c’est pourquoi Paul met en exergue la gloire de la nouvelle alliance dans ces versets.

 

8  combien le ministère de l’esprit ne sera-t-il pas plus glorieux !

3:8-9

combien le ministère de l’Esprit …  plus glorieux! Le « ministère de l’Esprit » est ici un synonyme de la nouvelle. Paul démontre que, si une telle gloire accompagna la promulgation de la loi sous un ministère porteur de mort, le ministère de l’Esprit dans la nouvelle alliance sera bien plus glorieux, lui qui apporte la justice. La loi annonçait la nouvelle alliance, qui lui est supérieure, et cette supériorité concerne aussi sa gloire.

 

9  Si le ministère de la condamnation a été glorieux, le ministère de la justice est de beaucoup supérieur en gloire.

ministère de la condamnation. Le ministère de la mort.

ministère de la justice. C’est-à-dire la nouvelle alliance. L’accent est mis ici sur la justice qu’elle procure (cf. #Ro 3:21-22 ; #Ph 3:9).

 

10  Et, sous ce rapport, ce qui a été glorieux ne l’a point été, à cause de cette gloire qui lui est supérieure.

11  En effet, si ce qui était passager a été glorieux, ce qui est permanent est bien plus glorieux.

passager. La loi possédait une gloire temporaire (cf. v. #2Co 3:7). Elle n’était pas l’ultime ressource offerte aux pécheurs pour les sauver de leur état désespéré.

ce qui est permanent. La nouvelle alliance est permanente, car elle représente l’accomplissement du plan divin de salut. Sa gloire est éternelle.

 

12 ¶  Ayant donc cette espérance, nous usons d’une grande liberté,

cette espérance. C’est-à-dire la conviction que toutes les promesses de la nouvelle alliance s’accompliront. Ceux qui croient à l’Évangile espèrent le pardon total et complet de leurs péchés (cf. #Ro 8:24-25 ; #Ga 5:5 ; #Ep 1:18 ; #1Pi 1:3, #1Pi 1:13, #1Pi 1:21).

liberté. Le grec parle littéralement de « hardiesse ». Cette assurance permit à Paul de prêcher la nouvelle alliance sans crainte, ni hésitation ni timidité.

 

13  et nous ne faisons pas comme Moïse, qui mettait un voile sur son visage, pour que les fils d’Israël ne fixassent pas les regards sur la fin de ce qui était passager.

Moïse, qui mettait un voile sur son visage. Ce geste traduisait une réalité intérieure: Moïse ne pouvait posséder la même confiance ni la même assurance que Paul, parce que l’ancienne alliance était voilée. Elle était une ombre des choses. Elle était constituée de types, d’images, de symboles et de mystères. Moïse communiqua la gloire de l’ancienne alliance avec une certaine obscurité (cf. #1Pi 1:10-11).

 

14  Mais ils sont devenus durs d’entendement. Car jusqu’à ce jour le même voile demeure quand, ils font la lecture de l’Ancien Testament, et il ne se lève pas, parce que c’est en Christ qu’il disparaît.

c’est en Christ qu’il disparaît. En dehors de Christ, l’A.T. demeure incompréhensible, mais lorsqu’une personne s’approche de Christ, le voile est levé et sa perception spirituelle n’est plus gênée (#Esa 25:6-8). Le voile enlevé, les croyants sont capables de voir la gloire de Dieu révélée en Christ (#Jn 1:14). Ils comprennent que la loi ne fut jamais donnée pour les sauver, mais pour les conduire à celui qui peut leur donner le salut.

3:14-15

le même voile demeure …  un voile est jeté sur leur cœur. Le « voile » représente ici l’incrédulité. Les Israélites ne comprirent pas la gloire de l’ancienne alliance à cause de leur manque de foi. La signification de l’ancienne alliance resta obscure pour eux (cf. #Hé 3:8, #Hé 3:15 ; #Hé 4:7). Paul établit ici un parallèle entre l’Israël du temps de Moïse et ceux de ses propres contemporains qui s’appuyaient sur l’ancienne alliance pour leur salut: ni les uns ni les autres ne la comprenaient. Le voile de l’ignorance obscurcit la signification de l’ancienne alliance pour les cœurs endurcis (cf. #Jn 5:38).

 

15  Jusqu’à ce jour, quand on lit Moïse, un voile est jeté sur leurs cœurs ;

16  mais lorsque les cœurs se convertissent au Seigneur, le voile est ôté.

17  Or, le Seigneur c’est l’Esprit ; et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté.

le Seigneur, c’est l’Esprit. L’Éternel de l’A.T. et le Seigneur qui sauve sous la nouvelle alliance par l’action du Saint-Esprit sont identiques. Le même Dieu est le ministre de l’ancienne aussi bien que de la nouvelle alliance.

là est la liberté. C’est-à-dire la liberté à l’égard du péché et des vains efforts de respecter les exigences de la loi pour parvenir au salut (cf. #Jn 8:32-36 ; #Ro 3:19-20). Le croyant n’est plus sous le joug de la condamnation par la loi ni de la domination de Satan.

 

18  Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit.

Nous tous. Non seulement Moïse et les prophètes, les apôtres et les prédicateurs, mais tous les croyants.

le visage découvert. Les croyants de la nouvelle alliance peuvent contempler Christ et sa gloire, telle qu’elle est révélée dans l’Écriture, sans que plus rien n’obscurcisse leur vision.

reflète. Ce verbe peut aussi être rendu par « contemple comme dans un miroir ». Paul met ici l’accent moins sur les capacités réfléchissantes d’un miroir que sur le regard intime qu’il autorise. On peut approcher un miroir de son visage, si près que rien ne gêne le regard. Du temps de Paul, les miroirs étaient faits de métaux polis et n’offraient qu’un reflet imparfait. Ainsi, bien qu’ils jouissent d’une vision de Dieu sans obstacle et caractérisée par l’intimité, les croyants ne bénéficient pas encore d’une représentation totalement parfaite de la gloire de Dieu, comme ce sera le cas un jour (cf. #1Co 13: 12).

en la même image. Tandis qu’ils contemplent la gloire de Dieu, les chrétiens sont continuellement transformés à l’image de Christ (cf. #Ro 8:29 ; #Ph 3:12-14 ; #1Jn 3:2). Ressembler à leur Seigneur est leur but ultime, et lorsqu’ils portent leur attention sur lui, l’Esprit les transforme davantage à son image.

de gloire en gloire. C’est-à-dire d’un niveau de gloire à un autre, d’une manifestation de Christ dans leur vie à une autre. Ce v. décrit une sanctification progressive: plus les croyants croissent dans leur connaissance de Christ, plus il se révèle dans leur vie (cf. #Ph 3:12-14).

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