JOUR 77 DE 130 : NOUVEAU TESTAMENT

28/10/2018 00:38

JOUR 77 DE 130 : NOUVEAU TESTAMENT

 

2 CORINTHIENS 4 ET 5

 

2 CORINTHIENS 4 * 1 à 18

 

1 ¶  C’est pourquoi, ayant ce ministère, selon la miséricorde qui nous a été faite, nous ne perdons pas courage.

ce ministère. L’Évangile de la nouvelle alliance de Jésus-Christ.

nous ne perdons pas courage. Cette expression traduit un mot grec qui signifie « céder à la lâcheté ou la mollesse ». La réaction de Paul face aux attaques qu’il devait subir continuellement était tout autre: le ministère de la nouvelle alliance était trop noble pour que l’apôtre se permette de faire preuve de négligence ou de couardise (cf. #Ga 6:9 ; #Ep 3:13). Appelé par Dieu à proclamer l’Évangile, il ne pouvait renoncer à son appel; au contraire, il mettait pleinement sa confiance en Dieu pour le fortifier (cf. #Ac 20: 24 ; #1Co 9:16-17 ; #Col 1:23, #Col 1:25).

 

2  Nous rejetons les choses honteuses qui se font en secret, nous n’avons point une conduite astucieuse, et nous n’altérons point la parole de Dieu. Mais, en publiant la vérité, nous nous recommandons à toute conscience d’homme devant Dieu.

Nous rejetons les choses honteuses qui se font en secret. « Rejeter » signifie ici « se détourner de » ou « se repentir ». Les actions visées ici sont des immoralités secrètes, l’hypocrisie et tous les péchés cachés. Au moment du salut, chaque chrétien se repent et se détourne de tels péchés pour consacrer sa vie à la poursuite de choses saintes. Ce passage semble constituer la réponse de Paul à une accusation calomnieuse directe selon laquelle il aurait été un hypocrite, dont le masque de piété ne faisait que dissimuler une vie pleine de corruption et d’actions honteuses.

altérons. Le verbe grec était employé, dans des sources non bibliques, pour parler de pratiques commerciales malhonnêtes, en particulier le fait de frelater le vin en y ajoutant de l’eau. Les faux docteurs accusaient Paul de tromperie (« conduite astucieuse ») en disant qu’il avait tordu et perverti l’enseignement de Jésus et l’A.T.

 

3  Si notre Évangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent ;

Si notre Évangile est encore voilé …  pour ceux qui périssent. Les faux docteurs accusaient Paul d’apporter un enseignement désuet. Il démontre que la difficulté à accepter son message ne dépendait pas de son contenu ni de la valeur de la personne qui le prêchait, mais des dispositions de ceux qui l’entendaient. C’est la raison pour laquelle les personnes allant à la perdition ne pouvaient le recevoir (cf. #1Co 2:14). Le prédicateur ne peut persuader les gens de croire, Dieu seul peut agir en eux.

 

4  pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’intelligence, afin qu’ils ne vissent pas briller la splendeur de l’Évangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu.

le dieu de ce siècle. Satan (cf. #Mt 4:8 ; #Jn 12:31 ; #Jn 14: 30 ; #Jn 16: 11 ; #Ep 2:2 ; #2Ti 2:26 ; #1Jn 5:19).

ce siècle. C’est-à-dire l’état d’esprit de la majorité des gens, qui se reflète dans leurs idéaux, leurs objectifs, leurs espérances et leurs opinions. Le terme englobe les philosophies du monde, l’éducation et le commerce.

a aveuglé. Satan rend les hommes aveugles à la vérité de Dieu par le moyen du système qu’est le monde et qu’il a lui-même créé. Sans influence divine, les hommes livrés à eux-mêmes embrassent naturellement ce système, qui flatte les désirs corrompus des non-croyants et qui augmente l’obscurité morale qui règne dans leur cœur (cf. #Mt 13: 19). Satan est l’agent immédiat de cet aveuglement, mais Dieu en est la cause ultime (#Jn 12:40).

image de Dieu. Jésus-Christ est la représentation exacte de Dieu lui-même.

 

5  Nous ne nous prêchons pas nous-mêmes ; c’est Jésus-Christ le Seigneur que nous prêchons, et nous nous disons vos serviteurs à cause de Jésus.

Nous ne nous prêchons pas nous-mêmes. Les faux docteurs accusaient Paul de prêcher pour son propre compte, alors qu’en réalité c’étaient eux qui se rendaient coupables d’une conduite intéressée. Contrairement à eux, l’apôtre faisait toujours preuve d’humilité (#2Co 12:5, #2Co 12:9 ; cf. #1Co 2:3). Il ne se mettait jamais en avant, mais prêchait toujours la seigneurie de Jésus-Christ (#1Co 2:2).

 

6  Car Dieu, qui a dit : La lumière brillera du sein des ténèbres ! a fait briller la lumière dans nos cœurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Christ.

La lumière brillera du sein des ténèbres. Une allusion directe à Dieu en tant que créateur, qui par sa parole a amené la lumière à l’existence (#Ge 1:3).

faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu. Dieu, qui a créé la lumière physique dans l’univers, est seul capable de créer la lumière surnaturelle dans l’âme du croyant et de le faire passer du royaume des ténèbres à son royaume de lumière (#Col 1:13). La lumière est décrite comme la « connaissance de la gloire de Dieu », c’est-à-dire la connaissance de Christ en tant que Dieu incarné. Pour être sauvé, il faut comprendre que la gloire de Dieu resplendit en Jésus-Christ.

 

7  Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous.

vases de terre. Les pots en argile étaient des récipients bon marché, facilement cassables et remplaçables, mais indispensables pour de multiples usages domestiques. Ils remplissaient parfois la fonction de coffre-fort où l’on conservait des objets de valeur tels que l’argent, des bijoux ou des documents importants, mais le plus souvent ils servaient de poubelle et de contenant pour les déjections. C’est cet emploi courant que Paul avait à l’esprit, conformément à l’opinion qu’il avait de lui-même. Il se considérait en effet comme un homme ordinaire, sans valeur particulière en lui-même, donc facilement remplaçable et destiné à des tâches humbles (cf. #1Co 1:20-29 ; #2Ti 2:20-21).

cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous. Dieu utilise dans son œuvre des êtres fragiles par nature, qui ne peuvent se prétendre indispensables. Il peut ainsi démontrer que le salut résulte uniquement de la puissance divine et ne doit rien à une quelconque force venant de ses messagers (cf. « qui est suffisant » 2:16). L’immense puissance de Dieu transcende le vase d’argile et triomphe de sa fragilité. Loin d’être néfaste à son œuvre, la faiblesse du messager est au contraire une condition de sa réussite (cf. #2Co 12:9-10).

 

8 ¶  Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l’extrémité ; dans la détresse, mais non dans le désespoir ;

4:8-9 Ces quatre paires de termes opposés montrent que la faiblesse de Paul ne le handicapait en rien, mais qu’elle constituait, au contraire, sa force (cf. #2Co 6:4-10 ; #2Co 12:7-10).

 

9  persécutés, mais non abandonnés ; abattus, mais non perdus ;

10  portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps.

portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus. Les souffrances continuelles éprouvées par Paul étaient le résultat d’attaques contre Jésus, et non contre l’apôtre lui-même ou d’autres croyants. Ceux qui haïssaient Jésus reportaient leur vengeance sur ceux qui le représentaient (cf. #Jn 15:18-21 ; #Ga 6:17 ; #Col 1:24).

afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps. La faiblesse de Paul mettait en avant la personne de Christ (cf. #Ga 2:20). Selon les faux apôtres, sa souffrance était la preuve que Dieu n’était pas avec lui et qu’il était un imposteur. Paul affirma au contraire qu’elle était la marque de sa loyauté envers Christ et la source de sa puissance (#2Co 12:9-10).

 

11  Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle.

livrés à la mort. Cette expression était utilisée pour parler d’un prisonnier remis entre les mains du bourreau, comme Christ avait été livré à ceux qui le crucifièrent (#Mt 27:2). Ici, elle renvoie au risque permanent de mort physique que devaient affronter ceux qui représentaient Christ.

notre chair mortelle. C’est-à-dire le corps physique, un autre terme pour décrire l’humanité de Paul (cf. v. #2Co 4:10 ; #2Co 5:4).

 

12  Ainsi la mort agit en nous, et la vie agit en vous.

Chaque jour, Paul devait faire face à un danger de mort. Il était cependant prêt à payer ce prix, si sa prédication pouvait amener des hommes au salut (cf. #Ph 2:17 ; #Col 1:24 ; #2Ti 2:10).

 

13  Et, comme nous avons le même esprit de foi qui est exprimé dans cette parole de l’Écriture : J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé ! nous aussi nous croyons, et c’est pour cela que nous parlons,

Paul demeura fidèle à ses convictions, quoi qu’il lui en coûte; il n’était pas un pragmatiste prêt à corrompre son message selon la convenance de ses auditeurs. Il était convaincu que la puissance de Dieu pouvait agir à travers sa prédication.

esprit de foi. Il s’agit ici d’une attitude de foi, et non du Saint-Esprit. À l’instar du psalmiste (voir ci-après), Paul était convaincu de la force intrinsèque de son message.

J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé! Citation du #Ps 116:10 d’après la LXX (la traduction grecque de l’A.T.). Environné de soucis, le psalmiste s’adressa à Dieu avec confiance et lui demanda de le secourir. Il pouvait le faire en toute assurance, car il croyait que Dieu répondrait à ses prières.

 

14  sachant que celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera aussi avec Jésus, et nous fera paraître avec vous en sa présence.

15  Car tout cela arrive à cause de vous, afin que la grâce en se multipliant, fasse abonder, à la gloire de Dieu, les actions de grâces d’un plus grand nombre.

à la gloire de Dieu. C’est le but suprême de tous les actes du croyant.

 

16  C’est pourquoi nous ne perdons pas courage. Et lors même que notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour.

nous ne perdons pas courage. Cette expression traduit un mot grec qui signifie « céder à la lâcheté ou la mollesse ». La réaction de Paul face aux attaques qu’il devait subir continuellement était tout autre: le ministère de la nouvelle alliance était trop noble pour que l’apôtre se permette de faire preuve de négligence ou de couardise (cf. #Ga 6:9 ; #Ep 3:13). Appelé par Dieu à proclamer l’Évangile, il ne pouvait renoncer à son appel; au contraire, il mettait pleinement sa confiance en Dieu pour le fortifier (cf. #Ac 20: 24 ; #1Co 9:16-17 ; #Col 1:23, #Col 1:25).

notre homme extérieur se détruit. Le corps physique est soumis à une destruction progressive jusqu’à la mort. À première vue, Paul décrit le processus normal du vieillissement; il insiste cependant sur le fait que son mode de vie accélérait cette dégradation naturelle. Sans être encore un vieillard, il usait ses forces dans le ministère: à son mode de vie intense et à ses efforts sans ménagement s’ajoutaient les nombreux coups et attaques qu’il devait subir de la part de ses ennemis (cf. #2Co 6:4-10 ; #2Co 11:23-27).

homme intérieur. L’âme de chaque croyant, c’est-à-dire l’homme nouveau, l’élément éternel dans le croyant (cf. #Ep 4:24 ; #Col 3:10).

se renouvelle. La croissance du croyant est un processus continu. Le corps physique se décompose, mais l’être intérieur du croyant continue de croître et de gagner en maturité pour ressembler de plus en plus à Christ (cf. #Ep 3:16-20).

 

17  Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, (4-18) un poids éternel de gloire,

nos légères afflictions du moment. Le mot grec traduit par « afflictions » signifie « pressions intenses », tandis que l’adjectif « légères » a le sens d’« insignifiantes ». D’un point de vue humain, le témoignage personnel de Paul s’apparente à une longue liste de souffrances et de persécutions qu’il endura tout au long de sa vie (#2Co 11:23-33). Un tel fardeau pourrait sembler insupportable, pourtant Paul le considérait comme une bagatelle passagère.

poids éternel de gloire. Le mot grec désigne littéralement une masse pesante. Pour Paul, la gloire à venir aux côtés du Seigneur était plus que suffisante pour compenser toute souffrance qu’il pourrait connaître dans ce monde (cf. #Ro 8:17-18 ; #1Pi 1:6-7). Il avait compris que la gloire éternelle était à la mesure de la souffrance vécue (cf. #1Pi 4:13).

 

18  parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles ; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles.

choses visibles …  invisibles. L’endurance dépend en grande partie de la capacité de plonger les regards au-delà du monde physique dans le monde spirituel, au-delà du présent jusque dans l’avenir, et au-delà du visible jusque dans l’invisible. Les croyants doivent dépasser ce qui est temporaire et ce qui périt (c’est-à-dire les choses de ce monde).

les invisibles sont éternelles. Le désir de connaître Dieu, Christ et le Saint-Esprit et de sauver des âmes doit brûler dans le cœur des croyants.



2 CORINTHIENS 5 * 1 à 21


1 ¶  Nous savons, en effet, que, si cette tente où nous habitons sur la terre est détruite, nous avons dans le ciel un édifice qui est l’ouvrage de Dieu, une demeure éternelle qui n’a pas été faite de main d’homme.

tente où nous habitons sur la terre. Métaphore qui désigne le corps physique (cf. #2P 1:13-14). L’image venait tout naturellement à l’esprit, à cette époque où de nombreux nomades vivaient sous des tentes. Paul l’employa d’autant plus facilement qu’il fabriquait lui-même des tentes (#Ac 18: 3) et en connaissait bien les caractéristiques. De plus, le tabernacle juif avait symbolisé la présence de Dieu parmi son peuple après que celui-ci avait fui l’Égypte pour fonder une nation. Pour l’apôtre, l’existence terrestre d’un homme était comparable à une tente, en ce qu’elle était fragile, vulnérable et humble (cf. #1Pi 2:11).

un édifice …  ouvrage de Dieu. Cette autre métaphore s’applique au corps ressuscité et glorifié des croyants (cf. #1Co 15:35-50). Le mot « édifice » contient l’idée de solidité, de sécurité, de certitude et de permanence, par opposition à la fragilité, au caractère temporaire et à l’insécurité d’une tente. Tout comme les Israélites remplacèrent le tabernacle par le temple, les croyants doivent aspirer à la transformation de leur corps terrestre en un corps glorifié.

une demeure éternelle. C’est-à-dire un corps céleste et éternel. Paul soupirait après un nouveau corps qui serait l’expression parfaite de sa nouvelle nature.

qui n’a pas été faite de main d’homme. Un corps glorifié n’appartient pas, par définition, à la création actuelle;  cf. #Jn 2:19 ; #Col 2:11).

 

2  Aussi nous gémissons dans cette tente, désirant revêtir notre domicile céleste,

gémissons-nous. Paul aspirait ardemment à être délivré de son corps terrestre et de son lot inévitable de péchés, de frustrations et de faiblesses.

revêtir notre domicile céleste. C’est-à-dire les perfections de l’immortalité.

 

3  si du moins nous sommes trouvés vêtus et non pas nus.

non pas nus. Paul précise ici que l’objet de l’espérance du croyant, en ce qui concerne la vie à venir, n’est pas une existence purement spirituelle dépourvue de corps, mais la vie dans un corps réel, ressuscité et éternel. Contrairement aux païens  qui considéraient la matière comme mauvaise et opposée à l’esprit, qui seul était bon - Paul savait que la mort, dans la conception biblique, ne signifie pas la dissolution de l’esprit dans un infini spirituel nébuleux. Au contraire, elle permet aux chrétiens de recevoir un corps glorifié, spirituel, immortel, parfait, d’une nature différente mais non moins réelle, semblable à celui de Jésus ressuscité;  cf. #1Jn 3:2).

 

4  Car tandis que nous sommes dans cette tente, nous gémissons, accablés, parce que nous voulons, non pas nous dépouiller, mais nous revêtir, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie.

dépouiller …  revêtir. Paul reprend la même pensée: il lui tarde de recevoir son corps glorifié (cf. #Ph 1:21-23).

mortel …  englouti par la vie. Paul désirait recevoir tout ce que Dieu avait prévu pour lui dans la vie éternelle, moment où tout ce qui est humain et terrestre prendra fin.

 

5  Et celui qui nous a formés pour cela, c’est Dieu, qui nous a donné les arrhes de l’Esprit.

pour cela. C’est-à-dire dans ce but. Paul insiste sur le fait que l’existence céleste du croyant se réalisera en conformité avec le plan souverain de Dieu;  cf. #Jn 6:37-40, #Jn 6:44).

Dieu …  a donné les arrhes de l’Esprit. Les arrhes, une garantie de paiement. L’Esprit est un acompte sur la vie éternelle des croyants.  cf. #Ph 1:6.

 

6  Nous sommes donc toujours pleins de confiance, et nous savons qu’en demeurant dans ce corps nous demeurons loin du Seigneur-

en demeurant dans ce corps …  loin du Seigneur. Tant qu’il vit sur la terre, le croyant ne peut connaître la plénitude de la présence de Dieu. Il n’est pas pour autant privé de tout contact avec Dieu, puisqu’il a le privilège de la prière, de la présence du Saint-Esprit en lui et de la communion de la Parole de Dieu. Paul exprimait simplement la nostalgie qu’il avait de sa patrie céleste, un désir intense de demeurer auprès de son Seigneur (cf. #Ps 73:25 ; #1Th 4:17 ; #Ap 21: 3, #Ap 21: 23 ; #Ap 22: 3).

 

7  car nous marchons par la foi et non par la vue,

Le chrétien peut espérer en un ciel qu’il n’a pas vu de ses yeux grâce à une vie de certitude fondée sur la foi en l’enseignement de l’Écriture ;  (cf. #Jn 20: 29).

 

8  nous sommes pleins de confiance, et nous aimons mieux quitter ce corps et demeurer auprès du Seigneur.

quitter ce corps …  auprès du Seigneur. Le ciel est préférable à la terre, c’est pourquoi Paul souhaitait y résider, dans la présence de Dieu. Ce sentiment exprime le même désir que celui du v. 6, selon une perspective inverse.

 

9  C’est pour cela aussi que nous nous efforçons de lui être agréables, soit que nous demeurions dans ce corps, soit que nous le quittions.

nous nous efforçons. Paul révèle ici ses ambitions dans la vie. Ses efforts n’avaient cependant rien en commun avec la sorte d’ambition qui n’est qu’un désir égoïste, né de l’orgueil. Le verbe grec pour « s’efforcer » combine les notions d’amour et d’honneur. Paul démontre qu’il est noble et juste pour un croyant de s’efforcer d’atteindre l’excellence et d’accomplir des objectifs spirituels. Cette attitude est honorable aux yeux de Dieu (cf. #Ro 15: 20 ; #1Ti 3:1).

lui être agréables. L’apôtre définit ainsi le but suprême de sa vie (cf. #1Co 4:1-5), qui devrait être aussi celui de tous les croyants (cf. #Ro 12:2 ; #Ep 5:10 ; #Col 1:9 ; #1Th 4:1). Les mêmes termes grecs sont employés en #Tit 2:9 pour décrire les esclaves désireux de plaire à leurs maîtres.

soit que nous demeurions …  soit que nous le quittions. L’ambition de Paul n’était pas influencée par la nature de son corps: ici-bas ou au ciel, il n’avait d’autre préoccupation que de vivre pour le Seigneur;  cf. #1Co 9:27).

 

10  Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant dans son corps.

Lorsque le chrétien prend conscience qu’il est responsable devant Dieu et qu’il devra lui rendre des comptes, cette pensée devient sa motivation profonde. Dès lors, tous ses actes tendent vers un même objectif ultime: plaire au Seigneur.

le tribunal de Christ. Cette expression est une métaphore qui représente le lieu où le Seigneur siégera lorsqu’il jugera les vies des croyants, avant de leur accorder des récompenses éternelles. Elle est la traduction du mot grec bêma, qui désignait l’estrade sur laquelle les athlètes victorieux se tenaient pour recevoir leur couronne (par exemple; durant les jeux isthmiques). Ce mot est aussi employé dans le N.T. pour parler du lieu où s’effectuaient les jugements publics, comme celui de Jésus devant Pilate (#Mt 27:19 ; #Jn 19: 13). Cependant, ce passage fait clairement allusion à la récompense des athlètes. Comme la ville de Corinthe possédait une estrade à double fonction  à la fois lieu de la remise des prix et du tribunal (#Ac 18:12-16) - les Corinthiens saisissaient sans peine l’analogie.

le bien ou le mal. Les termes grecs ne renvoient pas aux notions morales de bien et de mal. La question du péché et de ses conséquences a été définitivement réglée par la mort du Sauveur. Paul fait seulement contraster les activités qui revêtent de la valeur au regard de l’éternité et celles qui n’en ont pas. Il ne dit pas que les croyants ne devraient aucunement jouir de certains bienfaits terrestres sains, mais que Dieu doit être glorifié dans toutes leurs activités et que la majeure partie de leur énergie et de leur temps devrait être consacrée à ce qui a une portée éternelle.

qu’il aura fait …  dans son corps. Ce passage parle des actes accomplis durant le ministère terrestre du croyant. Toutefois, les péchés ne sont pas pris en compte ici, puisque leur jugement a déjà eu lieu à la croix (#Ep 1:7). Il s’agit uniquement des activités en relation avec la récompense éternelle et l’approbation de la part de Dieu. Les occupations des chrétiens pendant qu’ils sont dans leur corps temporel auront un impact sur leur vie à venir;  cf. #Ro 12:1-2 ; #Ap 22: 12).

 

11  Connaissant donc la crainte du Seigneur, nous cherchons à convaincre les hommes ; Dieu nous connaît, et j’espère que dans vos consciences vous nous connaissez aussi.

la crainte du Seigneur. Paul n’avait pas littéralement peur, mais il éprouvait envers Dieu un sentiment d’adoration respectueuse. Cette déférence profonde était ce qui le motivait à vivre de manière à honorer son Seigneur et à chercher à obtenir la plus grande récompense, à la gloire du Seigneur (cf. #2Co 7:1 ; #Pr 9:10 ; #Ac 9:31).

nous cherchons à convaincre les hommes. Le mot grec traduit par « convaincre » signifie « rechercher la faveur de quelqu’un », « s’efforcer de se présenter à ses yeux d’une certaine manière » (cf. #Ga 1:10). Il peut renvoyer à la prédication de l’Évangile (#Ac 18: 4 ; #Ac 28:23). Cependant, dans ce passage, la persuasion n’avait pas pour objet le salut, mais l’intégrité personnelle de Paul. La récompense éternelle des Corinthiens serait affectée s’ils abandonnaient les enseignements de Paul, inspirés par Dieu, et se tournaient vers les faux docteurs.

nous connaît. La véritable condition spirituelle de Paul, caractérisée par la sincérité et l’intégrité, était manifeste devant Dieu;  cf. #Ac 23: 1 ; #Ac 24: 16), c’est pourquoi l’apôtre souhaitait que les Corinthiens croient la vérité à son sujet.

 

12 ¶  Nous ne nous recommandons pas de nouveau nous-mêmes auprès de vous ; mais nous vous donnons occasion de vous glorifier à notre sujet, afin que vous puissiez répondre à ceux qui tirent gloire de ce qui est dans les apparences et non dans le cœur.

tirent gloire …  dans les apparences. Les personnes sans intégrité, comme les adversaires de Paul à Corinthe, ne peuvent s’enorgueillir que des apparences. Dans ce terme est comprise toute fausse doctrine accompagnée d’actes ostentatoires et hypocrites (cf. #Mt 5:20 ; #Mt 6:1 ; #Mr 7:6-7).

 

13  En effet, si je suis hors de sens, c’est pour Dieu ; si je suis de bon sens, c’est pour vous.

hors de sens. Paul ne parle pas ici d’un désordre mental, mais de son dévouement inébranlable à la vérité. Il répond ainsi à ceux de ses adversaires qui le qualifiaient de fanatique insensé (cf. #Jn 8:48 ; #Ac 26:22-24).

 

de bon sens. Littéralement « modéré, sérieux, maître de soi ». Ces termes s’appliquaient parfaitement à la conduite de Paul lorsqu’il défendit son intégrité personnelle devant les Corinthiens et leur communiqua la vérité.

 

14  Car l’amour de Christ nous presse, parce que nous estimons que, si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts ;

l’amour de Christ. L’amour de Christ pour Paul et pour tous les croyants, manifesté dans sa mort substitutive à la croix (cf. #Ro 5:6-8). Il servait à Paul de modèle et de motivation suprême dans son service pour Christ (cf. #Ga 2:20 ; #Ep 3:14-21).

presse. C’est-à-dire pousse à l’action. Paul souligne la force de son désir d’offrir sa vie au Seigneur.

un seul est mort pour tous. Cette expression énonce le principe de la mort substitutive de Christ. La préposition « pour » indique qu’il est mort « au nom de », ou « à la place de » (cf. #Esa 53:4-12 ; #Ga 3:13 ; #Hé 9:11-14). Cette vérité constitue le cœur de la doctrine du salut. La colère de Dieu à l’égard du péché requiert la mort. Jésus-Christ a pris cette colère sur lui et est mort à la place du pécheur. Il a ainsi détourné la colère divine des pécheurs et satisfait aux exigences de la justice divine en tant que sacrifice parfait;  cf. #Ep 5:2 ; #1Th 5:10 ; #Tit 2:14 ; #1Pi 2:24).

tous donc sont morts. Tous ceux qui sont morts en Christ bénéficient de sa mort en sacrifice. Par cette courte expression, Paul définit l’étendue de la rédemption et les limites de son application. Elle complète le sens de l’expression précédente, car elle dit en substance: « Christ est mort pour tous ceux qui sont morts en lui » ou: « Un est mort pour tous, tous sont donc morts » ;  cf. #Jn 10:11-16 ; #Ac 20: 28). Paul débordait de reconnaissance pour Christ qui l’aimait et qui l’avait inclus, par sa grâce, dans « tous » ceux qui sont morts en lui.

 

15  et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux.

En défendant son intégrité devant les Corinthiens, Paul désirait que ses lecteurs sachent que sa vieille vie centrée sur lui-même avait pris fin et que son désir suprême était désormais de vivre une vie sainte et juste. Pour tous les croyants authentiques, la mort en Christ ne représente pas uniquement une mort au péché, mais aussi une résurrection à une vie nouvelle de justice;  cf. #Ga 2:19-20 ; #Col 3:3).

 

16 ¶  Ainsi, dès maintenant, nous ne connaissons personne selon la chair ; et si nous avons connu Christ selon la chair, maintenant nous ne le connaissons plus de cette manière.

Depuis sa conversion, Paul s’est attaché avant tout à répondre aux besoins spirituels des gens (cf. #Ac 17: 16 ; #Ro 1:13-16 ; #Ro 9:1-3 ; #Ro 10:1).

selon la chair. Paul ne jugeait plus les gens selon les normes humaines extérieures appliquées dans le monde (cf. #2Co 10:3).

nous ne le connaissons plus de cette manière. En tant que chrétien, Paul ne considérait plus Jésus-Christ simplement à la lumière de son propre entendement humain et faillible (cf. #Ac 9:1-6 ; #Ac 26:9-23).

 

17  Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.

en Christ. Ces deux mots à eux seuls expriment d’une manière profonde ce que signifie la rédemption du croyant. D’une richesse insondable, elle comprend les éléments suivants:

1° la sécurité du croyant en Christ, qui a porté dans son corps le jugement de Dieu contre le péché;

2° l’acceptation divine assurée au croyant en celui en qui Dieu a mis toute son affection;

3° l’assurance de l’avenir du croyant en celui qui est la résurrection à une vie éternelle et le seul garant de l’héritage du croyant au ciel;

4° la participation du croyant à la nature divine de Christ, la Parole éternelle (cf. #2P 1:4).

nouvelle création. Un être créé à un niveau d’excellence qualitativement différent. Ce terme renvoie à la régénération, ou nouvelle naissance (cf. #Jn 3:3 ; #Ep 2:1-6 ; #Tit 3:5 ; #1Pi 1:23 ; #1Jn 2:29 ; #1Jn 3:9 ; #1Jn 5:4). Il comprend le pardon des péchés du croyant, que Christ a payés par sa mort expiatoire (cf. #Ga 6:15 ; #Ep 4:24).

Les choses anciennes sont passées. Tout ce qui appartient à l’ancienne vie  le système de valeurs, les priorités, les croyances, les passions et les projets - disparaît chez une personne régénérée. Le mal et le péché sont toujours présents, mais le croyant les considère selon une perspective nouvelle et ils n’ont plus de pouvoir sur lui.

toutes choses …  nouvelles. La formulation grecque implique que cette nouveauté de vie est un état permanent. La nouvelle approche spirituelle à travers laquelle le croyant perçoit toutes choses est une réalité constante pour lui. Il vit maintenant pour l’éternité et non pour les choses temporelles. Jacques identifie cette transformation à la foi qui produit les œuvres

18  Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation.

tout cela vient de Dieu. Tout ce qui concerne la conversion et la vie transformée  la vie nouvelle en Christ - est l’œuvre d’un Dieu souverain. Les pécheurs ne peuvent pas décider par eux-mêmes d’avoir part à ces nouvelles réalités;  cf. #1Co 8:6 ; #1Co 11:12 ; #Ep 2:1).

le ministère de la réconciliation. Ce passage souligne la volonté de Dieu de réconcilier les hommes pécheurs avec lui (cf. #Ro 5:10 ; #Ep 4:17-24). Dieu appelle les croyants à proclamer l’Évangile de la réconciliation aux autres (cf. #1Co 1:17). Le mot grec pour « ministère » renvoie au service, tel que celui effectué aux tables. Dieu désire littéralement que les chrétiens acceptent le privilège de servir les non-croyants en proclamant sa volonté de réconciliation.

 

19  Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation.

Dieu était en Christ. Dieu a souverainement décidé d’employer son Fils, le seul sacrifice acceptable et parfait, comme moyen d’effectuer la réconciliation entre lui et les pécheurs;  cf. #Jn 14: 6 ; #Ac 4:12 ; #1Ti 2:5-6).

réconciliant le monde. Dieu prend l’initiative de changer la condition du pécheur: il s’approche de celui qui est éloigné, lui pardonne et l’accueille dans une relation juste avec lui-même. Cet enseignement constitue l’essence de l’Évangile. Le mot « monde » ne devrait pas être interprété ici dans un sens universaliste qui supposerait que tous les humains seront sauvés, ou sont potentiellement réconciliés. Il renvoie plutôt à l’humanité (cf. #Tit 2:11 ; #Tit 3:4) en tant que catégorie particulière des êtres à qui Dieu offre la réconciliation, et il englobe ainsi des personnes de tout groupe ethnique, sans distinction. La valeur de la mort de Christ est infinie, et le pardon qu’elle offre n’a pas de limites. Cependant, la rédemption a été effectivement réalisée pour ceux qui croient (cf. #Jn 10:11, #Jn 10:15 ; #Jn 17: 9 ; #Ac 13: 48 ; #Ac 20: 28 ; #Ro 8:32-33 ; #Ep 5:25). Le reste de l’humanité paiera personnellement le prix pour son péché dans l’enfer éternel.

imputant. Ce verbe peut aussi être traduit par « comptant ». C’est ici le cœur de la doctrine de la justification, par laquelle Dieu déclare que le pécheur repenti est juste à ses yeux: au moment même où une personne place toute sa foi en Christ et en sa mort sacrificielle, ses péchés sont couverts par la justice de Christ et ne sont plus pris en compte;  cf. #Ps 32:2 ; #Ro 4:8).

la parole de la réconciliation. Dans ce passage, Paul présente une autre dimension du message de l’Évangile. Le mot grec pour « parole » (cf. #Ac 13: 26) souligne l’authenticité et la véracité d’un message, par opposition à une proclamation mensongère ou d’origine douteuse. Dans un monde rempli d’affirmations fausses, les croyants disposent des certitudes qu’apporte le message véridique et fiable de l’Évangile.

 

20  Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous ; nous vous en supplions au nom de Christ : Soyez réconciliés avec Dieu !

ambassadeurs. Ce mot s’apparente à un terme grec plus courant, souvent traduit par « ancien » et employé pour parler d’un homme expérimenté d’un certain âge, qui servait en tant que représentant du roi dans les pays étrangers. C’est ainsi que Paul définit son rôle, qui est aussi celui de tous les croyants: être un messager qui, avec le message de l’Évangile, représente le roi du ciel, et qui plaide auprès de tous les peuples de la terre afin qu’ils soient réconciliés avec Dieu, leur vrai roi (cf. #Ro 10:13-18).

comme si Dieu exhortait. Dieu parle (littéralement « supplie » ou « appelle ») par l’intermédiaire des croyants qui présentent le message de l’Évangile, et il presse à travers eux les pécheurs non croyants de s’approcher dans une attitude de foi et d’accepter l’Évangile, par la repentance vis-à-vis de leurs péchés et par la foi en Jésus-Christ (cf. #Ac 16: 31 ; #Ja 4:8).

 

21  Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.

Paul résume dans cette phrase l’enseignement qui constitue le cœur de l’Évangile. Il présente la solution au mystère et au paradoxe des vv. 18-20 et explique comment les pécheurs peuvent se réconcilier avec Dieu par Jésus-Christ. Ces 15 mots grecs constituent l’énoncé le plus clair des doctrines de l’imputation et de la substitution, exprimé en un seul verset.

Celui qui n’a point connu le péché. C’est-à-dire Jésus-Christ, le Fils saint et pur de Dieu;  cf. #Lu 23: 4, #Lu 23: 14, #Lu 23: 22, #Lu 23: 47 ; #Jn 8:46 ; #Hé 4:15 ; #Hé 7:26 ; #1Pi 1:19 ; #1Pi 2:22-24 ; #1Pi 3:18 ; #Ap 5:2-10).

péché pour nous. Dieu le Père a considéré le Christ sans péché comme s’il était pécheur, selon le principe de l’imputation, et il a accepté que sa mort fasse office de châtiment pour les péchés de ceux qui croient en lui (cf. #Esa 53:4-6 ; #Ga 3:10-13 ; #1Pi 2:24). Christ n’est pas devenu pécheur sur la croix (contrairement à ce que certains ont suggéré), il est toujours resté parfaitement saint; il a seulement été traité comme s’il était coupable de tous les péchés commis par tous les croyants, alors qu’il n’en avait commis aucun. La colère de Dieu s’est déversée sur lui et, en retour, les exigences de justice de la loi de Dieu ont été satisfaites pour ceux en faveur desquels il est mort.

justice de Dieu. Une autre allusion à la justification et à l’imputation. La justice qui est imputée au croyant n’est autre que celle de Jésus-Christ, le fils de Dieu. De même que Christ n’a jamais péché, mais qu’il a été traité comme un pécheur, de même les croyants, bien que n’étant pas encore justes (jusqu’à la glorification), sont considérés comme tels. Il a porté leurs péchés afin qu’ils puissent porter sa justice. Dieu l’a considéré comme coupable des péchés des croyants, et il considère les croyants comme s’ils avaient accompli uniquement les œuvres de justice du Fils de Dieu sans péché.

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APOCALYPSE OR REVELATION 1: 1 à 20

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