05 PARABOLE DU SEMEUR

02/09/2014 08:29

LA PARABOLE DU SEMEUR

 

BIBLE ANNOTÉE

La bonne terre n’est ici caractérisée que par les résultats, comme les autres espèces de terrain qui précèdent. D’après Luc, Jésus l’aurait interprétée par un cœur honnête et bon, qui retient la parole et la rend fructueuse. Matthieu indique les mêmes effets par ces trois degrés : entendre, comprendre, porter du fruit. Ce dernier résultat montre assez que comprendre n’est pas une action purement intellectuelle, mais que, puisqu’il y a du fruit dans la vie morale, la parole a dû pénétrer dans la conscience, où elle produit la repentance, et dans le cœur, où elle crée l’amour. C’est ce qui est finement indiqué dans le texte original par une particule que nos versions ordinaires, même celle de Lausanne, ne traduisent pas du tout, mais que Rilliet n’a pas négligée. Celui qui entend et comprend comme il faut porte du fruit par une conséquence toute naturelle, en porte certainement. Quant à l’abondance de ce fruit, elle est exprimée simplement par ces termes employés dans l’image (#Mt 13:8) et qui n’ont pas besoin d’explication : cent, soixante, trente. Et ainsi la fin de l’interprétation se confond, d’une manière gracieuse, avec la fin de la parabole même.

 

BRYAN

  Les paraboles de Jésus sont des illustrations de vérités spirituelles tirées de la vie courante de son époque. Cependant, la question posée par les disciples nous indique qu’elles n’étaient pas comprises par le plus grand nombre. Jésus lui-même reconnaissait ce fait, disant à ses disciples à la fin de son ministère : « Je vous ai dit ces choses en paraboles. L’heure vient où je ne vous parlerai plus en paraboles, mais où je vous parlerai ouvertement du Père » (#Jn 16:25). Pourquoi alors leur parler en paraboles ? 
 
   Trois raisons sont suggérées par le passage que nous étudions. 
 
 
1.    Pour faire connaître aux disciples les mystères du royaume des cieux. Malgré leur côté énigmatique, les paraboles sont un véritable trésor d’enseignements vifs et saisissants sur « beaucoup de choses » (#13:13). Elles sont comme des diamants, scintillant de lumières bibliques de quelque côté qu’on les regarde. Mais ces richesses-là sont réservées uniquement à ceux qui sont prêts à consacrer le temps nécessaire à les étudier et à les mettre en pratique. Ce qui au début était source de frustration devint certainement par la suite une grande bénédiction pour les disciples et pour tous ceux qui connaissent le Seigneur. Le terme « mystère » est utilisé dans tout le Nouveau Testament pour décrire un aspect des desseins éternels de Dieu que l’homme ne peut pas découvrir ou connaître par des moyens naturels, mais que Dieu a révélés à ceux qui sont éclairés par son Esprit. Pour le terme « royaume des cieux », voir les notes explicatives concernant #Matthieu 3:2 et celles qui suivent.
 
2.    Pour éveiller l’intérêt des personnes venues l’écouter seulement par curiosité. Jésus fut le plus grand des éducateurs, et ses paraboles restent l’exemple des meilleurs moyens d’enseigner. Ces illustrations simples et frappantes devaient travailler l’esprit de beaucoup, les amenant éventuellement à trouver en Jésus la réponse à leurs questions et à leur péché.
3.    Pour faire un tri. Parmi ceux qui venaient écouter Jésus, il y avait toujours des gens malintentionnés, cherchant dans ses discours de quoi l’accuser. Pour ces gens-là, et pour tous ceux qui refusaient la Parole de Dieu, Jésus parlait en paraboles pour voiler la vérité (#13:12-15). Il donnait alors un exemple du principe qu’il avait présenté auparavant à ses disciples :
 
« Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent » (#Matthieu 7:6).
 
 
   Nous constatons par ces versets sévères que la Parole de Dieu, donnée pour éclairer, devient un jugement pour ceux qui ont endurci leurs oreilles, et dont le cœur est devenu insensible. Celui qui a, ayant reçu ce que Dieu donne, recevra encore abondamment. Celui qui pense avoir tout dans la vie, mais qui n’a pas l’essentiel perdra tout. Le témoin du message de Dieu est « une bonne odeur de Christ, parmi ceux qui sont sauvés et parmi ceux qui périssent : aux uns, une odeur de mort, donnant la mort ; aux autres une odeur de vie, donnant la vie » (#2Co 2:15, 16). 
 
NOTES EXPLICATIVES : 
 
 
      #11 : Les mystères du royaume des cieux.
 
  Les six paraboles qui suivent ces versets d’explications sont toutes introduites par une expression du style : « Le royaume des cieux est semblable à… » (#24, 31, 33, 44, 45, 47). D’ailleurs, plusieurs autres paraboles commencent de la même manière (#20:1, 22:2, 25:1). Par ces paraboles, Jésus révèle alors des principes qui concernent le royaume qu’il établira sur la terre, « mystères » encore inconnus. Dans #Matthieu 13$, l’accent est mis sur la composition du royaume, vue par les hommes (les trois premières) et par Dieu (les trois dernières). La période considérée est celle que nous vivons actuellement, durant laquelle Dieu est en train de choisir du milieu des nations un peuple qui porte son nom (#Ac 15:14), les citoyens de son royaume. Ce royaume est présent maintenant (#13:41) attesté seulement par la présence de ses sujets, et ce dans le même sens que la présence du Roi signifiait la présence de son royaume dans #Matthieu 12:28. Sa description du royaume est différente de celle que nous trouvons dans l’Ancien Testament, où le péché est jugé immédiatement et radicalement (#Esa 11:4, Za 14:16-19), et où le Messie règne d’une manière glorieuse sur Israël (#Esa 2:2-4, Jér 23:5-8). Jésus ne met pas en doute la venue de ce royaume-là, car autrement les disciples ne l’auraient pas attendu après sa résurrection (#Ac 1:6). Il ajoute simplement des précisions à leur conception du royaume, indiquant qu’il y aurait une phase de préparation, et de sélection avant son établissement final à son retour. Cette période est marquée par la formation de son Église, mentionnée pour la première fois dans #Matthieu 16$. 
 
BURNIER
 
(#Mt 13:18-23) ; (#Mr 4:14-20) ; (#Lu 8:11-15) Notre Seigneur a lui-même expliqué à ses disciples la similitude du semeur : en voici le sens. La Parole de Dieu, comparée à de la semence qu’on jette dans la terre, n’est pas reçue par tous de la même façon. Il en est qui, semblables aux pharisiens, écoutent la Parole, mais n’en gardent rien dans le cœur, parce que Satan, le père de l’incrédulité, de l’orgueil et des mauvaises mœurs, l’en arrache à mesure : grains de blé qui tombent sur un chemin ! D’autres écoutent volontiers la Parole ; il semble qu’elle ait pénétré dans leur âme, car pendant un certain temps on les voit marcher avec les disciples. Mais, viennent les épreuves de la foi, viennent les persécutions prédites aux fidèles, et tout séchera, comme sèchent, par un soleil brûlant, des épis qui n’ont pas de racines un peu profondes. Ici, les racines qui manquent, à savoir la repentance sincère et une foi véritable. — Une troisième espèce de gens ne recueillent aucun fruit des prédications de la Parole, parce que leur âme est absorbée par les soucis de la vie, ou par les biens et les plaisirs du siècle : la Parole est étouffée, comme des épis de blé au milieu des orties et des ronces, formant la haie d’un champ. Tel, par exemple, le jeune homme riche. — Enfin, notre Seigneur parle de personnes dont le cœur honnête et bon retient la Parole et porte des fruits avec patience et persévérance. Par ces cœurs honnêtes et bons, on ne saurait entendre que des cœurs semblables à celui des disciples, c’est-à-dire des cœurs rendus honnêtes et bons par la grâce puissante du Seigneur, tout comme c’est par la culture qu’une terre devient propre à produire d’abondantes récoltes. 
 
Sur quoi, je dois à mes lecteurs quelques observations essentielles. D’abord, si notre Seigneur fait quatre classes des auditeurs de la Parole, cela ne signifie pas que toute assemblée, réunie pour écouter l’Évangile soit invariablement composée de ces quatre classes de personnes, ni que le même individu ne puisse appartenir alternativement aux trois premières, selon les circonstances. Les auditeurs les plus sérieux, les chrétiens les plus fidèles, sont quelquefois semblables au chemin, ou à la terre légère, ou à celle que recouvrent les épines, tout comme le cœur le plus endurci peut se voir amolli et fécondé par cette même parole de la grâce de Dieu qu’il repoussa trop longtemps. Il n’en est pas moins vrai qu’à un moment donné, il n’est personne qui n’écoute de l’une ou de l’autre de ces quatre manières, et que des quatre une seule conduit au salut. C’est pourquoi le Seigneur termine la parabole en s’écriant comme dans une autre occasion : « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende ! » (#Mt 11:15) Car, dans une foule d’auditeurs, il en est toujours un grand nombre qui sont là comme s’ils n’avaient point d’oreilles. Leur esprit est occupé ailleurs, et il est tout simple que la Parole ne puisse point les sauver, puisqu’au fond ils ne l’écoutent pas. 
 

CHEMIN DE VIE

 

Je continue plus loin avec l’explication de Jésus : 
 
 
— Vous donc, écoutez ce que signifie la parabole du semeur : Quand quelqu’un entend le message qui concerne le royaume et ne le comprend pas, le diable vient arracher ce qui a été semé dans son cœur. Tel est celui qui a reçu la semence au bord du chemin. Puis il y a celui qui reçoit la semence sur le sol rocailleux : quand il entend la Parole, il l’accepte aussitôt avec joie. Mais il ne la laisse pas prendre racine en lui, car il est inconstant. Que surviennent des difficultés ou la persécution à cause de la Parole, le voilà qui abandonne tout. Un autre encore a reçu la semence parmi les ronces. C’est celui qui écoute la Parole, mais en qui elle ne porte pas de fruit parce qu’elle est étouffée par les soucis de ce monde et par l’attrait trompeur des richesses. Un autre enfin a reçu la semence sur la bonne terre. C’est celui qui écoute la Parole et la comprend. Alors il porte du fruit : chez l’un, un grain en rapporte cent, chez un autre soixante, chez un autre trente (#Matthieu 13:18-23). 
 
 
   La semence est la parole de Dieu et des prophètes, et celle du Christ et des apôtres, tous ceux qui répandent la bonne nouvelle du royaume. Le champ est le monde et le semeur est Jésus lui-même. Tout enseignement est comme une semence qui, plantée dans un cœur, a le pouvoir de prendre racine et de produire du fruit. Mais elle ne se développera que dans une terre préparée, prête à la recevoir. La première partie de cette bonne parole de Jésus atteint quelqu’un qui est en périphérie. Ce sont ceux qui sont de culture chrétienne, mais pour qui le Christ est un accessoire dont l’enseignement éthique est intéressant, mais sans plus. 
 
   À titre personnel, ils ne s’intéressent ni à Jésus ni aux Écritures. Ils ne savent pas qu’Il est beaucoup plus qu’un simple personnage historique, un être unique et divin, incomparable en sa personne et par l’œuvre rédemptrice qu’il a accomplie. Ces chrétiens de nom se rencontrent dans tous les pays dits catholiques ou protestants, mais leur cœur est aussi dur qu’un chemin battu. Les oiseaux représentent Satan qui s’empresse d’éliminer toute possibilité de se poser les questions essentielles de la vie : D’où je viens, qu’est-ce que je fais ici et qu’y a-t-il après cette vie ? Le diable est à l’origine de tout ce qui nous distrait et nous amuse. Il ne veut pas que je réfléchisse, mais désire au contraire que je m’occupe l’esprit de futilité, de n’importe quoi, afin de ne surtout pas penser à l’éternité et à ma vie absurde et inconséquente ici-bas. 
 
   Le deuxième groupe est représenté par les endroits rocailleux. Ce sont des gens superficiels et sans consistance. Ils trouvent que le Christ est un personnage merveilleux digne d’un grand intérêt, ressentent vivement l’amour de Dieu en eux-mêmes et ont même la larme facile. Mais ils sont tout aussi émus par un morceau de musique ou l’histoire tragique d’une personnalité mondaine. Ils sont gouvernés par les désirs et les émotions du moment. Certes, ils trouvent le sauveur merveilleux, mais ce sont des girouettes, car leur enthousiasme est de courte durée. Dès que survient l’occasion de prendre partie pour Jésus et de mettre en pratique ses paroles, ils disparaissent des rangs des croyants. 
 
   Le groupe suivant est comparé à des épines. Ce sont ceux dont la vie est encombrée de mille et une choses qui prennent toute la place dans leur cœur. Qu’ils soient riches ou pauvres, ils sont préoccupés par l’argent, par ce qu’ils ont ou n’ont pas. Les préoccupations de la vie, même celles qui sont légitimes, les absorbent complètement. Telles des épines, les soucis éclipsent puis étranglent les vraies questions que tout être humain devrait se poser et la Parole de Dieu ne trouve pas de place dans leur cœur. Ces trois types de terrains que Jésus décrit représentent des gens qui se disent chrétiens, mais qui en réalité ne le sont pas. 
 
   Finalement, une partie de la semence tombe dans de la bonne terre, prend racine et porte beaucoup de fruits. Ce sont ceux qui entendent la Bonne Nouvelle, la comprennent et l’acceptent après en avoir mesuré les implications. Elle fait alors une différence notable dans leurs vies. Après cette première parabole, Jésus ajouta : Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! Nous avons tous des oreilles, mais le Seigneur sous-entend que pour certains d’entre nous elles sont bouchées lorsqu’il s’agit de comprendre les enseignements ayant une portée spirituelle. 
 
HENRY CCF
 
La parabole du semeur (#1-23). La parabole de l’ivraie (#24-30 ; 36-43). Les paraboles du grain de sénevé et du levain (#31-35). Les paraboles du trésor caché, de la perle de grand prix, du filet jeté dans la mer, et du maître de maison (#44-52). Jésus est de nouveau rejeté à Nazareth (#53-58). 
 
#1-23 Jésus monta dans une barque afin d’être moins pressé par la foule, et pour être mieux entendu de tous. En cela, Il nous enseigne que lorsque nous L’adorons, en quelque lieu que ce soit, nous ne devons pas rechercher les places qui nous permettent d’être bien en vue, mais de faire au mieux avec les commodités que Dieu nous offre, dans Sa Providence. 
 
Christ a enseigné la foule par le biais des paraboles. De cette façon, le côté spirituel fut rendu plus clair et accessible, à ceux qui étaient disposés à recevoir Son enseignement, alors que ce dernier restait plus difficile et obscur, pour ceux qui étaient obstinément hostiles à Ses paroles. 
 
La parabole du semeur est simple et évidente : la graine semée est la Parole de Dieu ; le semeur est notre Seigneur Jésus-Christ, ou Ses serviteurs (disciples). Prêcher la Parole à une multitude, c’est « semer » : nous ne savons pas comment cette semence germera. Certaines variétés de terrains, bien que nous y prenions beaucoup de peine, n’apporteront pas le fruit à sa maturité, alors qu’un bon sol produira avec abondance. 
 
Il en est de même avec le cœur des hommes, dont les caractères différents sont imagés dans ce texte, sous la forme de quatre terrains spécifiques : 
 
1) Les auditeurs négligents et insouciants sont une proie facile pour Satan ; il est le « grand assassin » des âmes, ne cherchant qu’à détruire l’effet des sermons prêchés ; il est certain de nous dérober la Parole semée, si nous ne prenons pas soin de la garder en notre cœur. 
 
2) Les hypocrites, telle une terre rocailleuse, affichent souvent un début de véritable conversion. Beaucoup sont heureux d’entendre une bonne prédication, mais n’en tirent aucun réel profit. On leur parle de salut par la Grâce, des privilèges des croyants, et du bonheur céleste ; cela ne produit aucun changement dans leur cœur, aucune conviction durable de leur dépravation spirituelle, nul besoin d’un Sauveur, ou de l’excellence de la sainteté : ils professent rapidement une certaine assurance, dénuée de réel fondement. Quand une lourde épreuve les atteint, ou qu’une tentation les assaille, ils abandonnent leur profession de foi initiale, et retournent vers le « chemin large et facile ». 
 
3) Les attirances du monde sont, avec justesse, comparées à des épines : elles sont entrées ici-bas avec le péché, et sont un fruit de la malédiction ; ces épines sont bien à leur place pour colmater la brèche d’un mur, mais un homme doit être bien protégé pour s’y attaquer. Elles sont enchevêtrées les unes aux autres, elles griffent, et provoquent des démangeaisons : il est bon qu’elles soient brûlées, #Hé 6:8. Les attraits du monde sont nuisibles, ils nous empêchent de tirer profit de la Parole de Dieu. Les pièges des richesses ne sont que source d’ennuis : si nous plaçons notre confiance en elles, la « bonne semence » spirituelle acquise sera alors étouffée. 
 
4) Ce qui caractérise la bonne terre, c’est sa fertilité. C’est en cela que les véritables chrétiens se distinguent des hypocrites. Christ ne dit pas que ce bon sol ne contient aucune pierre, et qu’il n’y pousse aucune épine, mais rien ne peut nuire à sa fertilité. 
 
Tous les « sols » ne sont pas identiques : nous devons désirer le plus fertile, dans le but de produire le plus de fruit. La faculté auditive ne peut pas être mieux employée que dans l’écoute de la Parole de Dieu ! Regardons à nous-mêmes afin de savoir quelle sorte « d’auditeurs » nous sommes ! 
 
 
JOHNSON PNTF
 
Ecoutez ce que signifie la parabole du semeur. Dans le but de comprendre la parabole nous devons écouter l’explication donnée aux versets 18-23. Christ est le grand Semeur, et tous ceux qu’il envoie pour prêcher sont des semeurs qui lui appartiennent. La semence est Sa Parole, l’Évangile du Royaume. Le sol est le cœur humain. Quatre sortes de cœurs humains sont décrits : 
 
(1) Le bord du chemin : l’auditeur léger, indifférent sur qui la Parole ne produit aucune impression. 
 
(2) Le terrain pierreux : le cœur qui exprime un sentiment éphémère à l’appel de l’évangile ; mais en qui n’est pas faite une impression permanente. 
 
(3) Le sol épineux : celui qui vient à la Parole, mais qui est si rempli de l’attirance du monde que celui-ci le domine et le garde sous sa maîtrise. C’est l’auditeur servant le monde. 
 
(4) La bonne terre : le cœur bon et honnête ; le cœur qui reçoit et retient la vérité. Dans un tel cœur la semence va grandir, et une nouvelle vie va se manifester. Trois choses, alors, sont nécessaires : 
 
(1) Un Semeur. 
 
(2) Une bonne Semence, la pure parole de Dieu. 
 
(3) Un cœur bon et honnête. Un homme malhonnête ne peut être converti jusqu’à ce qu’il rejette sa malhonnêteté. Pour celui qui conteste, qui supplie trompeusement, la Parole de Dieu ne sera pas profitable. 
 
MACDONALD DISCIPLE
 
La bonne terre représente le véritable croyant. C’est celui qui entend la Parole et la comprend, ce qu’il démontre en faisant ce qu’il a entendu. Bien que de tels croyants ne produisent pas tous la même quantité de fruit, ce fruit témoigne néanmoins qu’ils ont tous reçu la vie divine. Ici, le fruit désigne probablement le caractère chrétien plus que des âmes gagnées à Christ. Quand le N.T. utilise le mot fruit, il le rapporte généralement au fruit de l’Esprit (#Ga 5.22, 23). 
 
Quel était le sens de cette parabole pour les foules ? Elle mettait de toute évidence les auditeurs en garde contre le danger d’une écoute non suivie d’obéissance. Elle désirait encourager les individus à accueillir la Parole avec sincérité, et à manifester la réalité de leur obéissance en portant du fruit pour Dieu. En ce qui concerne les disciples, cette parabole les préparait, eux et tous les futurs disciples de Jésus, à ne pas se décourager trop vite devant le peu de véritables vies transformées que produirait la prédication de l’Evangile. Elle ôte aux sujets loyaux du Seigneur toute illusion quant à la conversion massive des populations à la suite des progrès de l’Evangile dans le monde. Ce récit avertit aussi les disciples sur les trois adversaires de l’Evangile : 1°) le diable (les oiseaux — le malin) ; 2°) la chair (le soleil brûlant — la tribulation et la persécution) ; et 3°) le monde (les épines — les soucis du siècle et la séduction des richesses). 
 
Les disciples découvrent enfin avec étonnement le rendement exceptionnel obtenu par cette forme de don de soi dans la vie des autres. Des grains qui en produisent respectivement 30, 60 et 100 ont des rendements de 3 000 %, 6 000 % et 10 000 % ! En fait, il n’existe aucun moyen d’évaluer les conséquences lointaines d’une seule conversion. Un obscur moniteur d’école du dimanche amena Dwight Moody au Seigneur ; Moody lui-même en attira beaucoup d’autres, qui à leur tour en gagnèrent d’autres. Le moniteur fut le premier maillon d’une chaîne sans fin. 
 
PLAIRE AU SEIGNEUR
 
La bonne terre 
 
      « Celui qui a été semé sur la bonne terre, c’est celui qui entend et comprend la Parole, qui aussi porte du fruit et produit l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente. » #Mt 13:23 
 
   Les trois premiers exemples développés par le Seigneur dans la parabole du semeur nous parlent de personnes qui, ayant entendu l’Évangile, ne portent pas de fruit. C’est évident : pour porter du fruit, il faut que la semence tombe dans une bonne terre. 
 
   Mais qu’est-ce qu’une bonne terre, pouvons-nous nous demander ? Jésus ne nous prévient-il pas que nul homme n’est bon (#Mr 10:18) ? Dans l’Évangile selon Luc, il est pourtant question de retenir la Parole « dans un cœur honnête et bon ». Comprenons qu’il ne s’agit pas de la capacité que l’homme aurait de porter du fruit par lui-même, mais de la disposition à écouter ce que Dieu dit à chaque homme. Il peut écouter d’une manière honnête, c’est-à-dire avec un vrai désir d’être instruit, et bonne, c’est-à-dire sans hostilité de principe par rapport à Dieu. 
 
   Dieu parle à tout homme, au moins par le moyen de la création, et se révèle à tous ceux qui le recherchent, ne serait-ce qu’en tâtonnant. Il doit parfois « forcer la voix » pour se faire entendre, permettre des épreuves, des échecs, pour obliger quelqu’un à l’écouter. Quelle merveille quand nous découvrons comment il a disposé les circonstances pour montrer à une personne son état de pécheur et le salut par la foi en Jésus Christ ! 
 
   Pour un croyant, sa disposition à écouter la Parole détermine le nombre de fruits qu’il porte pour la gloire de Dieu. Le fruit, c’est la manifestation de Christ dans le croyant. Le nombre que j’en produis ne dépend pas de mon intelligence ou de mon ancienneté dans la vie chrétienne, mais de la manière dont j’écoute la voix de Dieu me parler, à moi personnellement, et de la manière dont j’obéis à ce qu’il me dit. 
 
  Bien souvent, il faut que Dieu élève la voix et nous fasse passer par l’épreuve pour que nous comprenions ce qu’il veut nous dire. Humilions-nous alors de n’avoir pas entendu plus tôt les instructions de Dieu et comprenons que son but, c’est que nous portions plus de fruit, que Christ soit véritablement vu en nous. 
 
 

 

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