Syrie

20/11/2014 08:35
Syrie, hébreu ’aram, grec Suria. Contrée d’Asie. Ses limites ont varié suivant les époques. Au temps de l’Ancien Testament la Syrie comprenait la plupart des régions appelées dans l’antiquité Canaan et Aram. Le nom de Syrie figure parfois comme synonyme de l’ancien mot Aram, ce qui est inexact, car Syrie a pris un sens plus large. Abréviation du mot Assyrie, le terme Syrie devint courant après les conquêtes d’Alexandre le Grand. Hérodote confond l’Assyrie avec la Syrie, tandis que pour les Hébreux cette dernière semblait commencer à la limite nord de la Palestine et atteindre au nord les contreforts du Taurus, à l’ouest la Méditerranée, et à l’est probablement le Habur. On distinguait : 
 
1. La Syrie de Damas (#2S 8:5-6) ;
2. La Syrie de Tsoba ;
3. Celle de Beth-Rehob (#2S 10:6,8).
4. L’Aram-Naharaïm, ou « Mésopotamie » (#Ge 24:10).
 
 
      Il est question des Syriens d’au-delà de l’Euphrate (#2S 10:16-19). Les auteurs grecs employaient le terme de Syrie d’une façon encore plus extensible que les Hébreux le terme d’Aram. Les Septante et le Nouveau Testament distinguent la Syrie de la Phénicie d’une part, et de la Samarie, la Judée, l’Idumée d’autre part. Dans le sens restreint, que nous employons ici, le territoire de la Syrie mesurait environ 500 km du nord au sud et variait de 80 à 240 km de large. 
 
      Le pays est en général montagneux. À l’ouest, 2 chaînes de montagnes proches l’une de l’autre, courent parallèlement à la côte depuis la région de Tyr jusqu’à Antioche. Ce sont le Liban et l’Anti-Liban, que rejoint près d’Antioche la chaîne de l’Amanus, descendue du Taurus. Avec la région de Damas, la partie la plus fertile de la Syrie est la vallée longue de 360 km située entre le Liban et l’Anti-Liban, la Cœlésyrie (ou Syrie creuse). La partie montagneuse du nord est aussi assez productive, mais le sol de plaines autour d’Alep est pauvre. À l’est, le désert de Syrie forme un plateau difficile à traverser, qui n’a jamais été exploré à fond. Son oasis la plus remarquable est Palmyre. Les cours d’eau principaux sont l’Oronte, le Litany, le Barada qui coule à Damas, le Koweik à Alep, et le Sajur, tributaire de l’Euphrate. 
     Histoire. Les premiers occupants du pays semblent avoir été d’origine chamite (#Ge 10:6,15-18) ; étant encore en grande partie nomades, ils furent rejoints par des Sémites venant du sud-est. À cette époque-là, la seule ville vraiment connue semble avoir été Damas ; on relève ensuite le nom d’Hamath (#No 13:21; 34:8). Pendant de longs siècles, la Syrie demeura divisée en une série de petits royaumes. Les documents égyptien montrent qu’ensuite la Syrie, comme la Palestine, tomba sous la dépendance des puissantes XVIIIe et XIXe dynastie qui assurèrent à l’Égypte la suprématie en Orient du XVe au XIIIe siècle avant Jésus-Christ. Lors du développement de la puissance hittite, l’Égypte se vit contrainte de se retirer au sud de la frontière syrienne (cf. les Lettres de Tell el-Amarna et les monuments hittites de Boghaz-koï). 
 
      Israël entra pour la première fois en conflit avec les Syriens (sous ce nom-là) au temps de David, qui vainquit Hadadézer, roi de Tsoba, les Syriens de Damas (#2S 8:3-13), ceux de Beth-Rehob (#2S 10:6), ainsi que ceux venus d’au-delà de l’Euphrate (#2S 10:16-19). Salomon maintint cette domination d’Israël jusqu’à l’Euphrate (#1R 5:1 ; cf. #Ge 15:18), à l’exception de Damas érigée en état indépendant par Rezôn (#1R 11:23-25). Après la séparation d’Israël et de Juda, les rois de Syrie établis à Damas (Ben-Hadad, Hazaël, Ben-Hadad II, Retsîn), firent fréquemment la guerre aux souverains du royaume du nord (Ahab, Yoram, Jéhu, Yohaz, Joas, Jéroboam II). À l’époque d’Ahaz, roi de Juda, le roi de Syrie Retsîn lui arracha Élath et attaqua Jérusalem avec Péqah, roi d’Israël. Ahaz appela à son secours Tiglath-Piléser, roi d’Assyrie ; celui-ci monta contre Damas, la prit, tua Retsîn, et emmena les habitants en captivité (#2R 16:5-9). 
 
      La Syrie fut dès lors annexée à l’empire assyrien ; elle passa ensuite entre les mains des Babyloniens, puis des Perses. En 333 avant Jésus-Christ elle se soumit sans coup férir à Alexandre. À la mort de ce dernier, la Syrie se trouva pour la première fois placée à la tête d’un grand royaume. Parmi les généraux d’Alexandre qui se partagèrent l’empire en 321, Séleucus Nicator avait reçu la Mésopotamie et la Syrie. Sur le plan commercial et militaire, la Syrie constituait la province la plus importante du nouvel État, dont la capitale était Babylone. Il devint bientôt évident que l’Asie occidentale devait avoir son propre gouvernement, plus conforme à la mentalité hellénique que ne l’était le système politique des Orientaux. Vers 300 avant Jésus-Christ, Séleucus Nicator 1er bâtit Antioche, dont il fit sa capitale (cf. #/APCJ 1Ma 3:37). Son règne fut brillant ; mais après lui les adversaires du royaume des Séleucides empiétèrent peu à peu sur son territoire. À la fin du IIe siècle avant Jésus-Christ il ne possédait plus que la Syrie. La conquête romaine, en 64 avant Jésus-Christ, transforma cet État en province de Syrie, qu’administra un gouverneur romain résidant à Antioche. Le nom de Syrie ne s’appliquait alors qu’à cette province, qui englobait la région située à l’ouest de l’Euphrate, des montagnes du Taurus aux confins de l’Égypte. Dès l’époque d’Auguste, la Syrie fut gouvernée par un légat que nommait l’empereur. En 70 après Jésus-Christ, les Romains séparèrent la Syrie de la Judée, qui devint province distincte, administrée par un légat impérial. 
      Peu avant, en 47 après Jésus-Christ, l’Évangile commença à pénétrer en Syrie, d’abord par le moyen de ceux qu’avait dispersés la persécution survenue à l’occasion d’Étienne #Ac 11:19-24 puis par les efforts de l’apôtre Paul #Ga 1:21 Antioche, la capitale, devint assez tôt le siège d’un évêque, qui fut ensuite reconnu comme l’un des patriarches de l’Église d’Orient. Très tôt, les évangiles et la Bible furent traduits eu langue syriaque, qui est l’araméen des chrétiens. Voir Aram ; Versions de la Bible (version syriaques). 
 
Copyright Editions Emmaüs 

 

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