Tabernacle. Tente.

06/11/2014 09:31
Tabernacle. Tente. 
1 COUDÉE = ENVIRON 45 CENTIMÈTRES.
 
1. Temple portatif provisoire, où le Seigneur rencontrait son peuple (#Ex 33:7-10). Voir Tente d’assignation.
2. Sanctuaire mobile dont Dieu ordonna la construction à Moïse, sur le Sinaï, et qui accompagna les Israélites jusqu’en Terre Promise.
 
 
      L’importance du tabernacle est marquée par le nombre de chapitres de l’Exode qui lui sont consacrés : #Ex 25:1-31:2; 35:1-40:2, soit 13 chapitres, 1/3 du livre. 
 
      Son but était de permettre à l’Éternel d’habiter au milieu de son peuple (#Ex 25:8) et de procurer aux hommes pécheurs un moyen de communion constante avec le Dieu saint (#Ex 25:22; 29:42-46). Quelle différence en effet, d’une part entre la descente du Seigneur entouré du feu dévorant et des menaces du Sinaï (#Ex 19:10-22) et d’autre part son habitation permanente au milieu du camp (#Ex 40:34-38) ! Un tel changement n’était devenu possible que par le tabernacle. 
 
      L’image et l’ombre du sanctuaire céleste étaient reproduites dans le tabernacle. Moïse le construisit d’après le modèle communiqué par Dieu sur la montagne (#Ex 25:9,40; 26:30; 27:8). L’exécution en fut conforme à tout ce que le Seigneur avait ordonné (ceci est affirmé 18 fois ; cf. #Ex 39:32,42-43, etc.). Rien ne fut laissé à la fantaisie humaine, c’est-à-dire que chaque détail avait son importance et son sens spirituel. L’épître aux Hébreux confirme que le sanctuaire fait de main d’homme l’a été « en imitation du véritable », établi par le Seigneur dans le ciel (#Hé 8:2,4-5; 9:11,23-24). Le rituel, le culte, les sacrifices, le sacerdoce d’Aaron sont des types et des prophéties de la personne, du sacrifice et du sacerdoce de Christ, notre souverain sacrificateur. Par définition, ces types et ces ordonnances n’étaient que temporaires : vêtements, ustensiles, divisions du sanctuaire, voile, sacrifices, ablutions, etc., tout cela a fait place au culte rendu en esprit et en vérité, la venue du Christ ayant tout accompli (#Hé 8:5; 9:1-10 ; #Jn 4:23-24). Vouloir transporter de telles choses dans le culte chrétien, comme le font l’Église Romaine et ses imitateurs, c’est confondre les alliances et retourner à l’Ancien Testament. 
      Les matériaux du tabernacle furent ceux que le peuple trouvait à proximité. Le Sinaï fournissait le bois d’acacia ; les troupeaux procuraient poil et cuir ; le dauphin (voir ce mot) de la mer Rouge donnait sa peau. Les Israélites avaient emporté d’Égypte suffisamment d’or, d’argent, d’airain, d’étoffes et de fin lin (#Ex 12:35). Ils firent de tout cela d’abondantes offrandes volontaires (#Ex 25:1-8; 35:5,21,22,26,29), à tel point qu’on dut les empêcher d’en apporter davantage (#Ex 36:5-6). On a estimé la valeur de tous ces matériaux à environ 5 millions $  or. Dieu suscita des ouvriers qualifiés et des artistes qu’il remplit de son Esprit pour exécuter la tâche (#Ex 35:30-35). On a parfois cherché à interpréter symboliquement les couleurs et les matériaux choisis. Selon #Hé 10:20, le voile représentait la chair de Christ déchirée à la croix pour nous donner accès au lieu très saint. Dans ce voile, le bleu pouvait être la couleur céleste, la pourpre la couleur royale, le cramoisi celle du sang, le fin lin, l’image de la sainteté (#Ex 26:31 ; #Ap 19:8). Tout le sanctuaire reposait sur des bases d’argent, provenant du rachat de chaque Israélite (#Ex 26:19; 30:12-15) ; ceci devait être un rappel constant du prix payé pour la rédemption du peuple (#Ex 30:16 ; #1P 1:18-19 ; #1Co 6:19-20). L’arche, le type le plus complet de Christ, était de bois d’acacia recouvert d’or. On a voulu voir dans ce bois une image de l’humanité de Jésus (une faible plante sortant d’une terre desséchée, #Esa 53:2), tandis que l’or inaltérable et précieux serait un symbole de sa divinité. 
 
      Le plan du sanctuaire est donné ci-après. Il trace de façon graphique 2 choses : 
 
a) le déroulement du ministère du sacrificateur, médiateur chargé d’établir le contact entre le peuple et Dieu ;
b) le chemin de l’homme pécheur qui, profitant de la voie ouverte par Christ le grand sacrificateur, s’avance jusque dans la présence même du Seigneur. Voici quelles sont ces étapes :
 
 
1. Le parvis. Dieu s’entoure d’une barrière de fin lin immaculé, haute de 2,5 m ; sa sainteté tient à distance les pécheurs. La clôture est portée par des colonnes distantes de 5 coudées et la cour ainsi formée a 100 coudées de long sur 50 de large (#Ex 27:9-18).
2. La porte, seul moyen d’accès, est un rideau à la fois facile à soulever et suffisant pour marquer une nette séparation entre le dedans et le dehors (#Ex 27:16). Il porte les 4 couleurs symboliques qui se retrouveront jusque dans le voile (#Ex 26:31). Jésus dit : « Je suis la porte …  Si quelqu’un y monte (dans la bergerie) par ailleurs, il est un voleur et un brigand » (#Jn 10:9,10; 14:6).
3. L’autel des holocaustes. Dès son entrée, le pécheur se trouve en face de l’autel, où il égorge et offre sa victime ; le sang répandu fait l’expiation de ses fautes, car « sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon » (#Ex 27:1-2 ; #Lé 4:4-12 ; #Hé 9:22). Toutefois, le sang d’un animal n’ôte pas réellement le péché : il sert de type et de prophétie au seul sacrifice efficace, celui du Fils de Dieu (#Hé 10:1-4,11-14). Voir Autel.
4. La cuve d’airain, entre l’autel des holocaustes et la tente, sert à l’indispensable purification des sacrificateurs appelés au service du sanctuaire (#Ex 30:17-21). Dans la Nouvelle Alliance, le croyant, sauvé par le sacrifice de la croix, entre aussitôt dans le sacerdoce royal auquel appartiennent tous les membres de l’Église (#1P 2:5,9 ; #Ap 1:5-6). Pour servir Dieu désormais, il a besoin d’être purifié chaque jour, s’il veut être en communion avec lui (cf. #Jn 13:5,8,10) ; c’est la sanctification sans laquelle personne ne verra le Seigneur (#Hé 12:14). La cuve avait été faite avec les miroirs des femmes (#Ex 38:8), fait qu’on a parfois rapproché de #Ja 1:23-25 et #Jn 17:17. Voir Cuve.
5. La tente (#Ex 26:1-30) mesurait 30 coudées de long sur 10 de large. L’entrée était à l’est ; les 2 côtés étaient faits chacun de 20 planches verticales, de 10 coudées de haut ; le fond comprenait 8 planches. Chaque planche, recouverte d’or, mesurait 1 1/2 coudée de large. Chaque paroi était assemblée grâce à 5 barres transversales, tenues par des anneaux d’or ; celle du milieu seule allait d’une extrémité à l’autre. Au bas de chaque planche, 2 tenons s’emboîtaient dans un socle d’argent. Le côté oriental tout entier servait d’entrée. Les 3 parois et les 5 colonnes de l’entrée (#Ex 26:37) soutenaient les 4 couvertures du tabernacle :
 
 
1. La plus belle, aux 4 couleurs symboliques et brodée de chérubins, était à l’intérieur. Elle tenait lieu de plafond et recouvrait aussi les parois intérieures du tabernacle. Cette tenture se composait de 10 pièces, mesurant chacune 28 coudées sur 4. Les pièces étaient cousues 5 par 5, puis soigneusement assemblées. De ces 2 assemblages, l’un constituait le plafond et 3 côtés du lieu très saint, tandis que l’autre formait le plafond et 2 côtés du lieu saint (#Ex 26:1-6).
2. Une 2e couverture, en poil de chèvre, recouvrait la première ; elle se composait de 11 pièces ayant chacune 30 coudées sur 4, donc 2 coudées de plus que la première couverture intérieure (#Ex 26:13). Cette 2e tenture se composait d’une partie de 5 bandes, recouvrant le dessus et 3 côtés du lieu très saint, et d’une partie de 6 bandes pour le dessus et les côtés du lieu saint. Cette partie plus grande avait une coudée supplémentaire, pendant au-dessus de l’entrée du tabernacle (#Ex 26:7-13).
3. Ensuite venait une couverture en peaux de béliers teintes en rouge ; et enfin :
4. Une tenture de peaux de dauphins (tahash) protégeait les 3 autres couvertures (#Ex 26:14).
Le tabernacle était divisé en 2 parties : du côté oriental, le lieu saint formait un rectangle de 20 coudées de long, 10 de large et 10 de haut (cf. #Ex 26:16,18; 22-24 ; Antiquités 3.6.4). Les sacrificateurs y avaient accès chaque jour (#Hé 9:6). Le lieu très saint, au-delà du voile, était un cube de 10 coudées de côté. Seul le souverain sacrificateur y pénétrait une fois l’an (#Ex 26:7).
Il est aisé de comparer ce sanctuaire à la maison spirituelle dont nous faisons partie : fondés sur Christ, le Rédempteur, les croyants sont les pierres vivantes qui s’élèvent pour former l’habitation de Dieu en Esprit. Tout l’édifice est coordonné et solidement assemblé par le Seigneur lui-même. C’est dans ce temple saint qu’il est glorifié (#Ep 2:20-22; 3:20-21 ; #1P 2:4-5).
6. Le rideau, à l’entrée du lieu saint, était fait du même tissu que la porte et le voile (#Ex 26:36-37). En fait, Christ n’est pas seulement la porte, mais le chemin tout entier qui mène à Dieu. Il nous ouvre l’accès à toute nouvelle bénédiction ; nous avons une libre entrée dans le sanctuaire, par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous (#Jn 14:6 ; #Hé 10:19-20).
7. La table des pains de proposition, d’acacia recouvert d’or, était placée au côté nord ; 12 pains de fleur de farine (1 pour chaque tribu) y étaient continuellement exposés. Renouvelés chaque sabbat, ils étaient mangés par les sacrificateurs (#Ex 25:23-30; 26:35 ; #Lé 24:5-9). Christ, le pain vivant descendu du ciel, devient la nourriture de nos âmes et leur communique la vie éternelle (#Jn 6:51).
8. Le chandelier d’or, au côté sud, portait 7 lampes où l’huile pure brûlait continuellement ; elles fournissaient le seul éclairage du sanctuaire (#Ex 25:31-40; 26:35; 27:20-21 ; #Lé 24:1-4). Christ est la lumière du monde (#Jn 8:12). La plénitude de ses perfections illumine l’Église et conduit ses pas. Quant au sanctuaire céleste « la gloire de Dieu l’éclaire et l’Agneau est son flambeau » (#Ap 21:22-23).
9. L’autel des parfums, en face du voile servait à brûler matin et soir du parfum sacré devant l’Éternel (#Ex 30:1-8,34-38). Le symbole de la fumée d’encens montant vers le ciel est appliqué par Jean à la prière d’adoration et d’intercession (#Ap 5:8; 8:3-4 ; cf. #Ps 141:2). Christ est ainsi figuré dans son ministère d’intercession perpétuelle et toute puissante, d’une agréable odeur à l’Éternel (#Ro 8:34 ; #Hé 7:25 ; cf. #2Co 2:15). Sur ses traces, le croyant lavé de ses péchés offre à Dieu ses prières et sa louange dans le sanctuaire. Voir Autel.
10. Le voile, toujours du même tissu à 4 couleurs, supporté par 4 colonnes, séparait le lieu saint du lieu très saint (#Ex 26:31-33) ; à la différence du rideau, il était brodé de chérubins, symbole de la présence inaccessible de l’Éternel. « Le Saint-Esprit montrait par là que le chemin du lieu très saint n’était pas encore ouvert » (#Hé 9:8). Lorsque Christ expira sur la croix, le voile du Temple se déchira du haut en bas (#Mt 27:51) ; c’était l’image de la chair déchirée de Jésus, au travers de laquelle nous avons désormais une libre entrée dans le lieu très saint, dans la présence immédiate de Dieu (#Hé 10:20).
11. L’arche était le principal objet du tabernacle (voir Arche, 3), et le type le plus complet du salut. Placée seule dans le lieu très saint (avec peut-être un encensoir d’or, cf. #Hé 9:4, DARBY), elle était un coffre de bois d’acacia recouvert d’or, mesurant 2 1/2 coudées de long, 1 1/2 de large, 1 1/2 de haut (#Ex 25:10-15). Elle contenait premièrement les 2 tables de la Loi (#Ex 25:16 ; #Hé 9:4), qui condamnaient à mort tout pécheur sans exception et l’excluaient de la présence de Dieu. Le couvercle de l’arche, d’or pur, s’appelait propitiatoire ; le souverain sacrificateur y déposait une fois l’an le sang expiatoire, offert pour tous les péchés du peuple (#Ex 25:17 ; #Lé 16:14-15). Il le plaçait ainsi au-dessus de la loi, comme pour dire à l’Éternel : « Seigneur, ta loi sainte est accomplie ; une victime est morte à la place des pécheurs. Pardonne maintenant à cause de ce sang répandu ! » Sur l’arche, aux 2 extrémités du propitiatoire, se trouvaient 2 chérubins d’or. Au lieu de transpercer le pécheur assez hardi pour s’aventurer devant Dieu (cf. #Ge 3:24), ils étaient désarmés, la face tournée vers le propitiatoire (#Ex 25:18-20). Quant au Seigneur lui-même, il avait déclaré expressément au représentant de son peuple : « C’est là que je me rencontrerai avec toi » (#Ex 25:22). En effet, le seul lieu de rencontre entre Dieu et le pécheur, c’est la croix où le sang de Christ expie nos péchés, en subissant à notre place toute la rigueur de la loi. Qui n’a pas saisi cette grande vérité, n’a rien compris au culte de l’Ancienne Alliance, ni au salut de la Nouvelle.
L’arche contenait encore un vase de manne et la verge d’Aaron qui avait fleuri (#Hé 9:4 ; #Ex 16:33 ; #No 17:3), autres types de Christ, le pain de vie (#Jn 6:32-33,51), et le Vivant, « déclaré Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les morts » (#Ro 1:4).
Pour le sacerdoce et les sacrifices en rapport avec le tabernacle, voir Sacrificateur, Souverain Sacrificateur, Sacrifice.
12. La nuée. Dès que le tabernacle eut été dressé, le 1er jour de la 2e année après l’Exode, il fut couvert par la nuée et rempli de la gloire de l’Éternel (#Ex 40:17,34-35). C’était la Shekina, la présence du Seigneur établie au milieu de son peuple ; voir Théophanie. Durant le séjour au désert, la nuée reposa continuellement sur le tabernacle, ayant la nuit l’apparence d’un feu. Elle se levait pour guider le peuple dans ses marches, et s’arrêtait lorsqu’il devait camper à nouveau (#No 9:15-17).
 
     Les Lévites démontaient ou érigeaient le tabernacle, les diverses tâches étant réparties entre les Qéhatites (#No 4:4-20) les Guerchonites (#No 4:24-28), et les Mérarites (#No 4:31-33). Lors de la conquête de Canaan, l’arche resta au camp de Guilgal. Plus tard, Josué dressa le tabernacle à Silo, où il resta pendant la période des Juges (#Jos 18:1 ; #1S 1:3,7). On adjoignit peu à peu des chambres pour les sacrificateurs et pour l’entrepôt des dons (#1S 3:3 ; cf. le campement des Lévites, #No 3:23,29,35). Diverses expressions désignaient le tabernacle : tente d’assignation (ou de réunion, #Ex 40:34-35) ; tabernacle du témoignage (#No 1:50) ; sanctuaire (#Ex 25:8; 38:27) ; tente (#2S 7:6) ; demeure de l’Éternel (#Jos 22:19,29) ; maison de l’Éternel (#Jug 19:18 ; #1S 1:24; 3:15) ; temple de l’Éternel (#1S 1:9; 3:3). La gloire disparut du tabernacle quand les Philistins le prirent (#Ps 78:60). Sous Saül, la tente était à Nob (#1S 21:2, cf. #Mr 2:26). Pendant la plus grande partie du règne de David et sous Salomon, jusqu’à la construction du Temple, le tabernacle fut sur le haut lieu de Gabaon (#1Ch 16:39; 21:29). Salomon transporta ensuite la tente dans le Temple (#1R 8:4 ; #2Ch 5:5), construit d’après le même modèle, mais de dimensions doubles. 
 
 
 
Copyright Editions Emmaüs 

 

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